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TELEPHONE PORTABLE

Publié le par Domi

Les ados accros au portable jusqu'en salle de classe ....



Le téléphone fait partie intégrante de la vie de nos ados qui sont une trés grande majorité, aujourd'hui à en posseder; une enquête révèle une dérive des comportements de certains ...

A la question : " que font les ados avec leur téléphone portable ?" L'unaf (Union nationale des associations familiales) et Action innocence ont demandé à l'institut de sondages TNS Sofres  de réaliser la première étude dédiée aux 12-17 ans sur le mobile qui a été rendue au mois d'octobre 2009.

Le partable désormais fait partie de l'équipement de base d'un ados. En effet, 73% des 12-17 ans possèdent un portable, en sachant que la proportion de jeunes équipés est plus grande chez 77% des filles et 70 % pour les garçons. Cette proportion varie en fonction de l'âge, plus on "vieillit", plus on est équipé. Nous avons 49% des 12-13 ans qui possèdent un mobile, contre 76% des 14-15 ans et 95% des 16-17ans.

C'est les parents qui paient dans 90% des cas le forfait qui, pour 59% des ados, contient l'option SMS illimités. Très utile quant sait que 71% des ados envoient des messages tous les jours et aussi quand on sait que l'un des nouveaux jeux des ados est de s'envoyer des SMS tard dans la nuit, c'est à celui qui aura veillé le plus longtemps, parfois jusqu'à 5 heures du matin pour en envoyer. Ce qui explique pourquoi bien que 96% des ados sachent qu'il est déconseillé de dormir avec son portable allumé sous l'oreiller, plus de 31% le font ...

Publié dans ARTICLES DIVERS

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LA TEUGGHIA

Publié le par ENCYCLOPEDIE DES FEES




La Teugghia est sans doute la plus connue des fées déchues. Il faut pourtant savoir que seuls les dieux et la reine des fées ont le droit de déchoir une fée afin de la bannir de la cour noble. Pour être déchue, il faut que cette fée ait commis de bien triste vilénie comme un crime, ou qu'elle se soit adonnée à quelques sorcelleries ou bien encore qu'elle ait par amour révélé de grands secrets à l'homme,mettant ainsi en péril l'existence même des fées. Il faut cependant bien comprendre les lois du royaume de féerie. Ce qui peut nous sembler anodin,à nous simple mortel, peut se révéler fatal chez les fées. Si couper une haie nous parait naturel, pour les fées il s'agit d'un assassinat. Bien sûr si certaines créatures fantastiques n'ont pas mérité telle punition, comme la petite sirène, la plupart du temps les fées déchues ont mérité leur sort. Rien n'arrive jamais par hasard dans l'autre monde.

On reconnait la Teugghia à son aspect physique. Son visage et son corps sont partagés en deux. Le côté droit est jeune, avenant tandis que le gauche est décrépit, repoussant. Il en va de même pour sa tenue, scindée en deux. Un coté en haillon, l'autre portant de beaux apparats. Seul son esprit malfaisant est d'un seul tenant. Aigrie et rongée par le vice, la Teugghia est assoiffée de vengeance.

Les fées déchues sont des créatures à la fois repoussées par les siens et chassées par l'homme.


La plus célèbre teugghia nous vient de la vallée d'Aoste. Embusquée au fond de sa caverne, elle est destinée au mal. Elle vit entourée d'orchons. Les orchons, tout comme elle, sont malfaisants, ce sont des enfants velus et méchants. Bien que lubrique, la teugghia ignore la provenance de ces orchons qu'elle chérit par-dessus tout.


La Teugghia d'Aoste fut vaincue grâce au stratagème d'une vielle femme. Elle suggéra de donner aux orchons, qui mendiaient, du pain au fenouil. Comme chacun sait, le fenouil est une plante consacrée qui s'avère fatale aux êtres malfaisants. Empoisonnés par le fenouil, les orchons meurent. Restée seule, la teugghia s'en alla pleurer vers les autres Teugghia de la montagne et elles partirent toutes du jour au lendemain...



Source : La grande encyclopédie des fées

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LE SENS DE LA VIE

Publié le par Angelus SILESIUS




La rose est sans pourquoi
Fleurit parce qu’elle fleurit
N’a souci d’elle-même
Ne désire être vue


Angelus Silesius

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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L'AIGLE AU PLUMAGE D'OR

Publié le par Douglas HYDE



"Il y a longtemps de cela, il y avait un vieux roi qui demeurait en Irlande. Il avait trois fils qui étaient nés en même temps; il avait une grande estime pour eux, mais il ne savait lequel d’entre eux hériterait du royaume, puisqu’ils étaient nés au même moment et qu’il avait la même estime pour eux trois. Il y avait un pommier dans le jardin du roi, et chaque année le pommier avait quarante pommes, mais, avant qu’elles fussent à moitié mûres, on les volait ; un jour, une fois, le roi envoya chercher ses trois fils et leur dit : - On me vole mes belles pommes chaque année, quoique j’ai des hommes de garde nuit et jour sous l’arbre, des le moment ou les fleurs sont tombées; maintenant, si vous montez la garde, celui qui attrapera le voleur aura mon royaume après moi. Voici les noms des trois fils : Aodh, Art et Niall. Aodh parla le premier et dit: - Je monterai la garde cette nuit, il n’est pas probable que le voleur vienne pendant le jour. - Je monterai la garde la nuit de demain, dit Art. - Et moi, la troisième nuit, dit Niall. Cette nuit-là, un peu avant le crépuscule, Aodh alla prendre la garde dans le jardin, et il emporta avec lui une arme, du vin et de quoi manger; vers l’heure de minuit, le sommeil le prit et il dut se frotter les yeux fortement pour les tenir ouverts ; un grand bruit retentit dans le ciel au-dessus de sa tête, comme si des milliers d’oiseaux le traversaient; une grande crainte s’empara de lui, et quand il regarda en haut, il vit un grand oiseau: ses yeux étaient aussi grands que la lune et aussi brillants que le soleil ; il s’abattit sur les pommes et il prit toutes les pommes qui étaient sur ce côté de l’arbre ; Aodh tira sur lui, mais n’en fit pas tomber une plume. Au matin, le roi sortit et demanda à Aodh s’il avait attrapé le voleur. - Je ne l’ai pas attrapé, mais je l’ai vu, et j’ai tiré sur lui, dit Aodh. - Tu n’auras pas mon royaume, dit le roi. Le lendemain, quand la nuit fut bien sombre, Art prit ses armes, du vin et de quoi manger et sortit dans le jardin pour mon­ter la garde pendant la nuit ; il s’assit au pied de l’arbre et se mit à réfléchir; vers l’heure de minuit, il entendit du bruit dans l’air comme si des milliers d’oiseaux voltigeaient au-dessus de sa tête; quand il regarda en haut, il vit le grand oiseau qui avait des yeux aussi grands que la lune et aussi brillants que le soleil; il s’abattit sur le pommier et il prit une partie des pommes ; Art tira sur lui, mais n’en fit pas tomber une plume. Au matin, avant le soleil, de bonne heure, le roi vint a lui et lui demanda s’il avait attrapé le voleur. - Je ne t’ai pas attrapé, dit-il, mais je crois que je l’ai blessé. - Tu n’auras pas mon royaume, dit le roi. La troisième nuit, Niall vint garder tes pommes ; vers l’heure de minuit, il entendit le bruit du grand oiseau qui venait; ses yeux étaient aussi grands que la lune et aussi brillants que le soleil; quand il se fut abattu sur les pommes, Niall tira sur lui et il est certain qu’il le blessa, car il en tomba une nuée de plumes jusqu’au pied de 1’arbre ; quand il regarda les plumes a la lumière du jour, il trouva qu’elles étaient en or jaune, et elles étaient belles a regarder. Au matin, avant le soleil, de bonne heure, le roi vint et demanda s’il avait attrapé le voleur. - Je ne l’ai pas attrapé, dit Niall, mais j’ai tiré sur lui, j’en ai fait tomber beaucoup de plumes que voilà sous l’arbre et je suis sûr qu’il n’a pas emporté une seule pomme avec lui. Le roi regarda les plumes d’or ; il réfléchit quelque temps en lui-même, puis il dit : - Il faudra que je me procure un oiseau au plumage d’or, ou bien je ne serai pas longtemps en vie, et celui qui me le procurera aura mon royaume et mes richesses terrestres après moi. Ce jour-là, le roi envoya chercher un sage conseiller qu’il avait à son service, il lui montra les plumes d’or et lui demanda sur quelle espèce d’oiseau poussaient ces plumes-là; le conseiller regarda les plumes et dit: - Ces plumes-ci poussent sur un oiseau merveilleux dont on ne peut trouver le pareil sur terre; il a deux pierres précieuses à la place des yeux et elles ont plus de valeur que ton royaume, et les plumes d’or poussent sur lui tous les mois de l’année. - Et ou peut-on trouver cet oiseau, ou en quel endroit demeure-t-il ? dit le roi. - Il demeure sur le flanc d’une grande montagne qui est en Espagne, il y possède un beau château, et cet oiseau est la femme la plus belle du monde: il est femme le jour et aigle au plumage d’or la nuit. - Je ne peux rester longtemps en vie, dit le roi, si je ne me le procure pas, et celui qui me l’apportera aura mon royaume et toutes mes richesses terrestres. Les trois fils étaient là à l’écouter et ils dirent qu’ils perdraient la vie ou qu’ils attraperaient l’aigle au plumage d’or. Au matin, le lendemain, le roi donna une bourse d’or et un bon cheval a chaque fils et ils partirent à la recherche de l’aigle au plumage d’or; quand ils furent arrivés à un carrefour, Niall dit: - Séparons-nous ici, et celui qui reviendra le premier sain et sauf tracera une croix sur cette grande pierre qui est sur un côté du chemin. Ils dirent qu’ils feraient ainsi; les frères se séparèrent ensuite et chacun d’eux suivit sa route. Maintenant, nous allons suivre les frères dans l’ordre ou ils étaient allés garder les pommes; c’était Aodh qui était allé les garder la première nuit. Il alla devant lui très bien le premier jour, et quand l’obscurité vint, il descendit dans une petite maison sur le bord d’un bois; quand il eut dit bonjour à l’intérieur, la vieille femme qui était dans la maison lui fit bon accueil et lui dit qu’il allait avoir à man­ger, à boire, et de l’argent sans donner ni or ni argent ; il la remercia et lui dit qu’il avait force or et argent pour payer son voyage. - Je le sais, dit la vieille, mais je n’ai jamais accepté d’être payée pour l’hospitalité que je donne la nuit, et je ne l’accepterai pas tant que je serai en vie, mais laisse-moi trois crins de la queue de ton cheval avant de partir au matin. - En vérité, je les laisserai, et cent crins si tu les veux. Au bout de quelque temps, il y eut à manger, à boire et du vin sur la table devant le fils du roi il mangea et but son content. La vieille rangea la table contre le mur de la maison. Puis elle porta de l’avoine au cheval ; elle s’assit dans le coin et se mit à causer avec le fils du roi. - Est-ce qu’on peut te demander jusqu’ou tu veux aller? dit­ elle. - Oui, dit celui-ci, je suis en train d’aller en Espagne à la recherche d’un certain oiseau pour mon père, qui ne restera pas en vie s’il ne l’a pas, et s’il m’arrive de me le procurer, le royaume de mon père et toutes ses richesses terrestres seront a moi. - Quelle sorte d’oiseau est-ce, ou quel en est le nom? dit la vieille. - C’est l’aigle au plumage d’or que je suis en train de chercher, dit le fils du roi. - En vérité, le même coquin m’a grandement trahie, dit la vieille. Il est venu la nuit et m’a enlevé mon fils unique, et je ne puis l’avoir de nouveau qu’en prenant trois crins de la queue du cheval de tous ceux qui me demandent l’hospitalité pour la nuit, de manière à ce que j’aie autant de crins qu’il y a de plumes d’or sur la tête de l’aigle, et je ne puis pas du tout arracher plus de trois crins a un cheval. Il est possible que tu ne saches pas que cet oiseau est femme le jour et aigle la nuit; Il est ensorcelé et voici le conseil que je te donne, c’est de ne pas en approcher. - J’ai dit, avant de quitter la maison, que je perdrais la vie où que je l’attraperais, et je ne puis pas m’en retourner, dit le fils du roi. - Qu’il soit fait comme tu veux, dit-elle, mais viens maintenant que je te montre ton lit. Le fils du roi entra dans la chambre et elle l’y laissa. Au matin, de bonne heure, Aodh se leva, mangea et but son content, tira trois crins de la queue du cheval, les tendit à la vieille et partit monte sur son cheval. La seconde nuit, il descendit dans une autre petite maison qui ressemblait a la maison ou il était la nuit d’avant ; quand il eut dit bonjour à l’intérieur, une vieille lui fit bon accueil et lui dit qu’il aurait à manger, à boire et un lit sans donner ni or ni argent ; il la remercia et dit qu’il avait force or et argent pour payer son voyage. - Je le sais, dit la vieille, mais je n’ai jamais accepté d’être payée pour l’hospitalité que je donne la nuit, et je ne l’accepterai pas tant que je serai en vie, mais laisse-moi trois crins de la queue de ton cheval avant de partir au matin. - En vérité, je te laisserai même cent crins, dit Aodh. Au bout d’un moment il y eut à manger, à boire et du vin, sur une table, devant le fils du roi; il mangea et but son content, la vieille rangea la table contre le mur de la maison, elle porta de l’avoine au cheval, s’assit dans le coin, et elle se mit à causer avec le fils du roi. Elle lui demanda ce qu’il allait chercher ou jusqu’ou il allait et elle lui dit exactement comme avait dit l’autre vieille et que l’aigle au plumage d’or était venu, et qu’il lui avait volé son fils unique, et que quand il partirait le lendemain il fallait qu’il lui donnât trois crins de la queue de son cheval. La troisième nuit, il descendit dans la maison d’une autre vieille et il lui arriva la même chose qui lui était arrivé les deux nuits précédentes; il lui fallut donner trois crins à la vieille, et, pour abréger l’histoire, il dut laisser trois crins chaque jour, en sorte que la queue de son cheval fut aussi nue que le creux de sa main; et les taons en faisaient matière à plaisanterie, car il n’avait plus de crins à sa queue pour les chasser et les gens l’appelèrent Ruball Lom (queue nue). Quand il fut arrivé au rivage de la mer, il descendit dans une maison qui était là, mais il vint des pirates dans la nuit, pendant qu’il dormait ; ils le lièrent et l’emportèrent à bord de leur navire; ils ne le délièrent que quand ils furent en pleine mer; alors ils le firent travailler dur, mais un jour, une fois, les pirates combattirent avec un autre navire et malheureusement Aodh fut frappé d’une batte et trouva la mort. Maintenant, nous n’avons pas grand-chose à raconter au sujet de Art, sinon qu’il descendit dans les mêmes maisons et qu’il lui arriva les mêmes choses qui étaient arrivées à Aodh, et il ne fut qu’un jour après son frère à descendre dans les mêmes maisons jusqu’à ce qu’il arrive au rivage de la mer; il descendit chez un capitaine de navire et le paya pour le transporter en Espagne. Au matin, de bonne heure, il se rendit à bord du navire, ils déployèrent les voiles et ils partirent pour l’Espagne, mais, le troisième jour, il s’éleva une grande tempête, le navire alla au fond de la mer et ils se noyèrent tous. Nous suivrons maintenant Niall. Quand il se fut séparé de ses frères, il n’alla pas loin sans rencontrer une vieille femme toute flétrie par l’âge. - Dieu te bénisse, dit-elle. - Et toi aussi, dit-il. - As-tu le temps de recevoir un conseil ? dit-elle. - Oui certes, dit-il, et je t’en serai reconnaissant. - S’il en est ainsi, dit-elle, ne te sépare pas d’un crin de la queue de ton cheval, jusqu’à ce que tu reviennes d’Espagne. Si tu t’en sépares, tu es perdu et tu n’attraperas pas l’aigle au plumage d’or. - Merci de ton conseil, dit-il, voici une pièce d’or pour toi. - Tu as un coeur généreux, dit la vieille femme, et si tu suis mon conseil, cela te réussira. Tu sais que l’aigle au plumage d’or est une femme ensorcelée: quand tu arriveras au château ou il demeure, tire de ta poche cette petite boite de poudre que je te donne maintenant, et jette-la sur lui ; garde la boite ouverte, il se fera aussi petit qu’un roitelet et il sautera dans la boite, ferme-la sur lui et reviens me trouver, mais si tu te sépares d’un crin de la queue de ton cheval, tu es perdu. II n’arriva rien de mal à Niall jusqu’à ce qu’il vint au château de l’aigle au plumage d’or, en Espagne. Pendant trois jours, il ne put entrer parce que la porte était fermée, mais le soir du troisième jour, l’oiseau sortit dans son carrosse d’or et, quand il traversa, Niall s’approcha de lui et jeta la poudre sur lui: quand la poudre l’eut touché, il se fit aussi petit qu’un roitelet et il sauta dans la boite; Niall sauta sur son cheval, mais le cocher le saisit par la queue et il ne put partir ; il entendit une voix qui lui disait a l’oreille: - Etreinte dure, fardeau léger et à cheval dans l’air! - Etreinte dure, fardeau léger et à cheval dans l’air, dit Niall. Et ces mots n’étaient pas plus tôt sortis de sa bouche que le cheval s’éleva dans l’air et se dirigea vers l’Irlande, allant aussi vite que le vent de mars, avec le cocher cramponné à la queue et qui criait aussi haut qu’il pouvait. Le cheval ne fut pas long à arriver sain et sauf à terre à l’endroit ou Niall et la vieille femme s’étaient rencontrés : elle était là devant lui, et elle dit: - Bienvenue à toi qui reviens d’Espagne, je vois que tu as un serviteur avec toi, fil du roi. - Oui, merci, dit-il, et j’ai l’aigle au plumage d’or soigneusement enfermé dans la petite boite. - Montre-le-moi, dit la vieille femme, il y a longtemps que je ne l’ai vu. Niall ouvrit la boite, mais au lieu d’un petit oiseau, il en sauta la femme la plus belle qu’i1 eut jamais vu. - Oh! toi, ma fille chérie! dit la vieille femme; il y a longtemps que tu m’as quittée ; je ne t’aurais jamais vue sans ce fils de roi et je te donne à lui s’il le désire. - En vérité, je la préfère au royaume et aux biens terrestres de mon père, mais je voudrais la montrer à mon père sous la forme d’aigle au plumage d’or, de crainte qu’il ne doute que ce soit elle qui est là. - Qu’il en soit ainsi, dit la vieille femme, mais à partir de cette nuit, elle est désensorcelée. - J’ai un mot à dire, dit la jeune femme, qu’allez-vous faire de mon cocher? - Ce que tu voudras, dirent-ils. - Renvoie-le à mon château, dit-elle, tu en as le pouvoir, ma mère. La vieille femme tira une vessie, la tendit au cocher et lui dit de la gonfler, de la saisir fortement et qu’elle le porterait au château; il le fit, et quand il fut parti, la vieille femme dit au fils du roi: - Emmène ta femme chez toi; tout ce que j’avais à faire est accompli, voici le moment pour moi d’aller me reposer; adieu a vous ! Et elle partit hors de leur vue. Le roi était à se promener devant son château, lorsqu’il vit venir Niall et sa femme; il courut à lui, lui mit les deux mains autour du cou et l’embrassa ; il ne pouvait parler, tant il était content, et il se mit à verser une pluie de larmes : - Neuf cent mille bienvenues à toi, fils de mon cœur ; quelle est celle qui est avec toi? - C’est ma femme, l’aigle au plumage d’or, dit celui-ci. Le sage conseiller était présent et il dit: - C’est elle en vérité, et elle est fille de roi! Cette nuit-là, le roi la vit sous la forme d’un aigle au plumage d’or et il en eut tant de joie qu’il tomba à la renverse, mort de l’accès de rire qui l’avait pris. Niall et l’aigle au plumage d’or eurent alors le royaume et les biens terrestres de leur père".


Texte de Douglas Hyde puis traduit du Gaelique en Français par Georges Dottin

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HARMONIE

Publié le par Thomas MANN





Ce que nous appelons bonheur consiste dans l'harmonie et la sérénité, dans la conscience d'un but, dans une orientation positive, convaincue et décidée de l'esprit, bref dans la paix de l'âme.

Thomas MANN

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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ENTRAVE

Publié le par Wolfgang Von Goethe




On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin.

Johann Wolfgang Von Goethe 

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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LA FEE MELUSINE

Publié le par Dominique CURCIO

 


Si l'on en croit la légende, la fée Mélusine apporte la gloire, la puissance et la fortune à ceux qui lui font confiance. Telle fut l'aventure d'un jeune seigneur nommé Raymondin, qui chevauchait dans la forêt. Il errait ainsi, sans fortune, sans famille, sans fief et fort triste, car il avait tué par accident le compte de Poitou au cours d'une partie de chasse, et craignait vengeance ou châtiment.


Au hasard de sa course, Raymondin rencontre près d'une fontaine une jeune femme d'une étrange beauté. Elle s'appelle Mélusine, Raymondin en tombe immédiatement amoureux et lui propose de l'épouser. Elle accepte, à une condition : une fois par semaine il la laisserait seule dans sa chambre sans chercher à la voir. Mélusine conseille à Raymondin de dire la vérité sur la partie de chasse, à la cour du nouveau comte de Poitou.

Raymondin écoute le conseil, et bien lui en prend. Le comte accepte l'explication et propose à Raymondin une terre à l'occasion de son mariage. Mélusine lui donne alors un second conseil : demander autant de terre qu'une peau de cerf peut en contenir. Une fois la promesse faite, Mélusine découpe la peau d'un cerf en fines courroies et entoure un territoire. C'est le fief de Lusignan.


Mélusine est une impératrice jamais en défaut. Le jour du mariage, Mélusine s'occupe de tout : en une nuit, elle construit la chapelle pour la cérémonie du mariage et des tentes pour les invités, qui sont subjugués. Après les fêtes somptueuses, les deux nouveaux époux s'installent dans une demeure que Mélusine fait surgir, par enchantement, une forteresse juchée sur la colline de Lusignan.

Une nouvelle vie commence. Mélusine est avant tout une femme. C'est une mère de famille irréprochable qui donne dix enfants à Raymond. Tous deviennent de beaux chevaliers bien qu'ils soient frappés, chacun, d'une étrange malformation (une grande dent, un seul oeil, une oreille plus longue que l'autre)


La fortune sourit aux Lusignan.  Elle construit des églises, des châteaux, des couvents qui deviennent vite opulents. Elle apporte la prospérité dans le pays. Les Lusignan accèdent au statut de grands seigneurs respectés. Les bonnes récoltes se succèdent sur leurs terres et les richesses affluent dans les coffres.  C'est une parfaite maîtresse de maison.


Tout est donc pour le mieux, mais une telle félicité ne saurait durer : un jour, un seigneur malveillant fait germer la jalousie dans le coeur de Raymond, il lui suggère que Mélusine a un amant qu'elle reçoit tous les samedis, lorsqu'elle s'isole dans sa chambre pour se baigner. Un samedi, Raymon prendre son épée et perce un trou dans la porte de la chambre de sa femme : il aperçoit que son corps se termine par une queue de serpent. Découverte, Mélusine s'enfuit par la fenêtre en poussant un cri terrible. Elle revient tourner autour de la forteresse de Lusignan à la mort de chacun de ses descendants. Telle est l'origine mythique de cette famille féodale, enracinée dans l'ouest de la France, et qui entra dans l'histoire, à l'époque des croisades.

 

 

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A QUELQU'UN, QUELQUE PART...

Publié le par PALOMA



Victoria Frances


J'ai regardé ton ciel,
Il ressemble tant au mien...
J'aimerais redessiner tes arcs-en-ciel
et rallumer tes étoiles.
Mais si tu choisis d'aller sur d'autres chemins,
dans tes pensées, ne lâche pas ma main.
Je la sentirai dans une douce et tendre étreinte.
Ne m'oublie pas, je serais là.
Et si ton silence devient trop pesant,
je me souviendrai de tes mots.
Et quand mon coeur te parlera,
j'espère que tu l'entendras,
parce que là, sous ma peau,
tu l'as touché...

Ta princesse...

Paloma
http://etoilesdemesnuits.over-blog.com


Publié dans POÉSIES DIVERS

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SALMINGONDIN LE PETIT GENIE

Publié le par Annie Bournat Magazine Toboggan




http://www.danielmaghen.com/fr/magnin-florence-lutin-lecteur_p9917.htm

I
l était une fois, un tout petit génie qui s'appelait Salmigondin. Il habitait dans un encrier qu'un marchand avait placé dans sa vitrine. Personne ne savait qu'il était là et il s'ennuyait.
Un jour, enfin, un médecin achète l'encrier.
Il le pose sur sa table et soulève le couvercle. Alors, le petit génie sort de sa cachette et dit :

- Je te salue mon maître. Fais un voeu et je l'exauscerai. Attention tu ne pourras plus rien me demander avant un an.

- Ah! Gémit le médecin. Je suis bien malheureux. Les gens de cette ville sont tous en bonne santé et je n'ai pas de client. Si seulement je pouvais avoir quelqu'un à soigner !

- Soit dit le Salmigondin.

Et aussitôt le médecin se tord de douleur en se tenant le ventre.

- Voilà, dit le petit génie. Tu es malade. Tu peux te soigner.

- Imbécile ! Hurle le médecin. Et de colère, il jette l'encrier par la fenêtre. Salmigondin a eu très peur. Heureusement, l'encrier est en crital garanti incassable.

Un avare passe par là : il ramasse l'encrier et l'emporte chez lui, tout heureux de cette trouvaille qui ne lui a rien coûté. Il soulève le couvercle et le petit génie apparaît :

- Fais un voeu, dit-il, et je l'exaucerai.

 L'avare n'hésite pas :

- Je veux que ma maison soit remplie d'or de la cave au grenier.

Aussitôt il pleut des pièces d'or dans toute la maison. L'avare étouffe sous leur poids. Il faut le transporter chez le médecin. Lorsqu'il revient chez lui, il cherche à se débarasser de Salmigondin qui a failli le faire mourir. Il ne veut pas jeter l'encrier, ce serait dommage. Aussi, il le donne à sa voisine en échange d'un sac de cerises.

La voisine qui est très coquette ouvre l'encrier.

- Bonjour, dit Salmigondin. Fais un voeu et je l'exaucerai.

- Je voudrais avoir le collier le plus beau et le plus cher du monde, répond-elle.

Aussitôt, un splendide collier d'or et de diamants orne son cou. Mais il est si lourd qu'elle tombe en avant et se casse le nez. Il faut la transporter chez le médecin. Quant elle revient, son nez est réparé, mais il est resté tordu. Furieuse, elle jette l'encrier dans le caniveau.

Une pauvre vieille traînant un lourd fagot passe par là. Elle ramasse l'encrier, l'essuie et soulève le couvercle avec précaution. Salmigondin apparaît :

- Salut, je suis un génie, dit-til. Tu peux faire un voeu, je l'exaucerai.

Mais la vieille dame est sourde. Elle n'a rien entendu.

"Qu'est-ce que c'est que ce drôle d'animal ? pense-t-elle tout haut. J'aurais préféré un âne pour porter mon fagot".

 

Aussitôt les oreilles de Salmigondin s'allongent et un joli petit âne roux sort  de l'encrier. Salmigondin est un peu vexé : lui, un génie, transformé en âne ! Il voudrait protester :

- Hi-han, dit-il.

C'est qu'il ne pouvait plus parler ! Mais à quoi bon parler puisque sa nouvelle maîtresse est sourde. La pauvre vieille ne comprend rien, mais elle est ravie de charger son bois sur l'ânon.

"Après tout, pense Salmigondin, les ânes sont peut-être plus utiles que des génies". 

Publié dans CONTES DIVERS

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S'EFFACER

Publié le par Charie CHAPLIN



Il faut savoir s'effacer avant que ne commencent à pâlir les plaisirs de la foire aux vanités.

Charlie Chaplin
Extrait de Ma vie

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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