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Articles avec #legendes du monde entier catégorie

2017-05-29T19:00:12+02:00

Le mythe du brahmane Sissa

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
Le mythe du brahmane Sissa

Le plus important peut être perdu si le plus faible n'est pas protégé, ô fils de Kunti
Raghunandana in Divyatattva

Europe Echecs n°583 12/2008

En 1719, Nicolas Fréret prononce un discours éloquent en présence du Roi de France, Louis XV, sur l'origine du jeu des échecs :

"Au commencement du V siècle de l'ère chrétienne, il y avait dans les Indes un prince très puissant, dont les états étaient situés vers l'embouchure du Gange. Il prenait le titre fastueux de Roi des Indes. Son père avait contraint un grand nombre de souverains de lui payer un tribut et de se soumettre à son empire. Le jeune monarque oublia bientôt que les rois doivent être les pères de leurs peuples, que l'amour des sujets pour leur roi est le seul appui solide du trône, que cet amour seul peut attacher véritablement les peuples au prince qui les gouverne, et dont ils font toute la force et toute la puissance, qu'un roi sans sujets ne porterait qu'un vain titre, et n'aurait aucun avantage réel sur les autres hommes. Les brahmanes et les rajas, c'est-à-dire les prêtres et les grands seigneurs, représentèrent toutes ces choses au Roi des Indes; mais enivré de l'idée de sa grandeur, qu'il croyait inébranlable, il méprisa leurs sages représentations. Les plaintes et les remontrances ayant continué, il s'en trouva blessé, et pour venger son autorité qu'il crut méprisée de ceux qui osaient désapprouver sa conduite, il les fit périr dans les tourments. Cet exemple effraya les autres. On garda le silence, et le prince abandonné à lui-même, et, ce qui était encore plus dangereux pour lui et plus terrible pour ses peuples, livré aux pernicieux conseils de ses flatteurs, se porta bientôt aux derniers excès. Les peuples accablés sous le poids d'une tyrannie insupportable, témoignèrent hautement combien leur était devenue odieuse une autorité qui n'était plus employée qu'à les rendre malheureux. Les princes tributaires, persuadés qu'en perdant l'amour de ses peuples, le Roi des Indes avait perdu tout ce qui faisait sa force, se préparaient à secouer le joug, et à porter la guerre dans ses états. C'est alors qu'un brahmane, nommé Sissa, fils de Daher, touché des malheurs de sa patrie, entreprit de faire ouvrir les yeux au prince sur les funestes effets que sa conduite allait produire. Mais instruit par l'exemple de ceux qui l'avaient précédé, il sentit que sa leçon ne deviendrait utile que quand le prince se la donnerait lui-même, et ne croirait point la recevoir d'un autre. Dans cette vue, il imagina le jeu d'échecs, où le Roi, quoique la plus importante de toutes les pièces, est impuissant pour attaquer et même pour se défendre contre ses ennemis, sans le secours de ses sujets et de ses soldats.

Le nouveau jeu devint bientôt célèbre. Le Roi des Indes en entendit parler, et voulut l'apprendre. Le brahmane Sissa fut choisi pour le lui enseigner et sous prétexte de lui en expliquer les règles, et de lui montrer avec quel art il fallait employer les autres pièces à la défense du Roi, il lui fit apercevoir et goûter des vérités importantes qu'il avait refusées d'entendre jusqu'alors. Le prince, né avec de l'esprit et des sentiments vertueux que les maximes des courtisans n'avaient pu étouffer, se fit l'application des leçons du brahmane, et comprenant que l'amour des peuples pour leur roi fait toute sa force, il changea de conduite, et par là prévint les malheurs qui le menaçaient. Le prince sensible et reconnaissant laissa au brahmane le choix de la récompense. Celui-ci demanda qu'on lui donnât le nombre de grains de blé que produirait le nombre de cases de l'échiquier : un seul pour la première, 2 pour la seconde, 4 pour la troisième, ainsi de suite en doublant toujours jusqu'à la soixante-quatrième. Le Roi, étonné de la médiocrité apparente de la demande, l'accorda sur le champ et sans examen. Mais quand ses trésoriers eurent calculé, ils trouvèrent que le Roi s'était engagé à une chose pour laquelle ni ses trésors, ni les greniers de ses vastes états n'y suffiraient. On évalua la somme de ces grains de blé à 3.145.740 villes, dont chacune contiendrait 1.024 greniers, dans chacun desquels il y aurait 174.762 mesures, et dans chaque mesure 32.768 grains. Alors le brahmane se servit de cette occasion pour lui faire sentir combien il importe aux rois de se tenir en garde contre ceux qui les entourent, et combien ils doivent craindre que l'on abuse de leurs meilleures intentions."

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2017-04-30T17:40:20+02:00

NUIT DE WALPURGIS OU NUIT DES SORCIERES

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
NUIT DE WALPURGIS OU NUIT DES SORCIERES

Observée principalement en Europe du Nord et en Scandinavie du 30 avril au 1er mai, lors du passage de l'hiver au printemps, la nuit de Walpurgis est une fête qui tire son origine de rites païens de fécondité et de la célébration de l'arrivée du printemps. Elle est appelée aussi « nuit des sorcières », par assimilation aux innombrables histoires colportées sur le sabbat des sorcières.

Après la christianisation des peuples nordiques, les célébrations païennes du printemps se mêlèrent à la légende de sainte Walburge (ou Valpurge, Vauburg, en allemand Walpurga), une religieuse anglaise du VIII ème siècle partie évangéliser la Germanie et devenue abbesse du monastère d'Heidenheim, en Franconie (Land de Bavière). Durant sa mission, elle aurait obtenu de nombreuses guérisons miraculeuses. Après sa mort, elle fut canonisée un 1er mai. Cette date coïncidant avec les vieilles fêtes païennes de printemps, sa commémoration aurait permis de reproduire ces rites à l'insu des autorités ecclésiales, selon un procédé syncrétiste classique.

En Suède, la fête s'accompagne traditionnellement de feux de joie et de chansons populaires en l'honneur de la nouvelle saison. Les Finlandais organisent un carnaval et partagent à cette occasion une boisson fermentée à base de miel, appelée sima. En Allemagne, les gens se déguisent également, se jouent des farces et organisent tapages et vacarmes afin d'effrayer le diable. Ils suspendent aussi souvent des rameaux bénis aux maisons et aux bâtiments de ferme pour éloigner les mauvais esprits. Ils laissent également des tartines de pain beurré recouvert de miel, appelées ankenschnitt, en offrande à de mystérieux chiens fantômes ou chiens-loups, gardiens et messagers des forces surnaturelles.

NUIT DE WALPURGIS OU NUIT DES SORCIERES

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2017-02-11T18:10:58+01:00

LE JARDIN DU CHOCOLAT

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
LE JARDIN DU CHOCOLAT
   

Mythe Maya

Pour les peuples mayas établis dès le premier millénaire avant notre ère au sud du Mexique  et sur  une bonne partie de l’Amérique centrale, le chocolat est lié à un mythe très ancien rapporté dans le livre du « Popol Vuh ». Ce texte, écrit au 17e siècle en langue maya par un érudit anonyme, rapporte l’étrange histoire de deux frères jumeaux, qui passent leur temps à jouer avec un merveilleux ballon en caoutchouc. Ils s’amusent si fort qu’ils dérangent leurs voisins, les dieux de la Mort, qui vivent sous leurs pieds, au Xibalba. Irrités et surtout jaloux,  ces derniers (des jumeaux, eux aussi) convoquent alors les lanceurs de balle dans leur royaume souterrain pour jouer avec eux. Ils trichent, gagnent et exécutent les malheureux perdants. La tête de Hun Hunahpu, l’un des vaincus,  est suspendue à un arbre mort, comme tout ce qui peuple le Xibalba. Mais l’arbre aussitôt se couvre de feuilles, de fleurs et de fruits : des calebasses selon la version écrite du Popol Vuh, des cabosses –les fruits du cacaoyer- d’après une scène peinte sur un antique vase maya de l’époque classique. Scandale au Royaume de la Mort ! Il est formellement interdit d’aller contempler ce symbole vivant de rébellion. Or, une jeune fille, nommée Xkik, « Celle  de la balle en caoutchouc », ne se tient plus de curiosité. Elle veut voir l’arbre prodigieux, goûter de ses fruits. Elle parvient près du cacaoyer, tend la main… La tête de Hun Hunahpu, dissimulée parmi les cabosses, crache alors dans sa paume ouverte et lui annonce : «  Te voici magiquement porteuse de deux jumeaux, mes fils. Tu vas devoir monter sur terre et tu donneras naissance à une grande lignée ». Ce qui arrive. Les jumeaux viennent au monde, l’un d’eux porte le nom de son père, Hunahpu. Ils jouent à leur tour au ballon et sont aussitôt invités à se mesurer aux dieux du monde souterrain. Ils perdent comme leur père, mais plutôt que d’attendre un destin fatal, ils se jettent dans un bûcher où ils trouvent la mort. Selon leurs instructions, leurs os, au préalable moulus comme une fine farine de maïs  ou de cacao, sont jetés à la rivière. Ils y renaissent sous la forme de deux poissons, transformés au bout de cinq jours en deux beaux adolescents, triomphant à jamais des dieux de la Mort.

Conformément à ce  mythe fondateur, le hiéroglyphe qui représente le cacao (kakaw) dans l’écriture maya représente un poisson, symbole de la résurrection des dieux de la terre.

Toujours en gage de renaissance, le  cacao accompagne rituellement  les défunts dans l’au-delà, depuis au moins six cent ans avant Jésus-Christ, comme l’atteste une « chocolatière » maya découverte à Colha au Belize (Hurst et al. 2002; Powis et al. 2002).

Présenté sous forme de boissons froides ou chaudes, de graines (fèves) ou de fruits, le cacao  est aussi présent dans la culture maya  pour fêter mariages et naissances.  Selon une tradition orale, neuf breuvages à base de cacao sont inventés par Xmucane, aïeule du monde, par ailleurs marieuse et sage-femme émérite. Parions que le premier fut composé pour célébrer la conception magique de Hunahpu et de son frère jumeau !

 

Légendes Aztèques

    

Les Aztèques, maîtres des hauts plateaux mexicains de 1300 jusqu’à la conquête espagnole (1521),  gardaient en mémoire le souvenir d’une cité merveilleuse, à jamais disparue. Celle-ci s’appelait Tula ou Tollan, le « lieu des roseaux.  Aucune autre ville au monde ne pouvait rivaliser avec le luxe, la beauté et la puissance de cette capitale antique. Les maisons y étaient faites de jade, de turquoise, d’or et d’argent. Elles étaient ornées de plumes chatoyantes et de coquillages corail aussi beaux que des pierres précieuses. Arbres colossaux, fleurs et plantes nourricières géantes y  croissaient plus haut et plus dru que dans toute autre partie du monde. Les cacaoyers, avec leurs gros fruits luisants y produisaient plus de fèves de cacao que toute l’Amérique réunie. À cette époque, celles-ci étaient blanches et douces, et si estimées qu’elles servaient de monnaie.  Les forêts de Tula offraient leurs ramures à de merveilleux oiseaux tropicaux : cotingas bleu turquoise comme un crépuscule tropical ou quetzals étincelants à la longue queue brillante « comme le piment vert ». Le roi qui gouvernait ce paradis terrestre se nommait d’ailleurs Quetzalcoatl, c’est à dire «  Serpent aux plumes de quetzal ».  Le souverain portait un masque cérémoniel terminé par un bec d’oiseau et un chapeau pointu orné de plumes rouge et vertes. Ses sujets étaient les Toltèques, un peuple mystérieux doué de pouvoirs magiques et des talents les plus divers tant en agriculture qu’en écriture, astronomie, orfèvrerie ou architecture, à l’instar de leur initiateur, Quetzalcoatl. Mais le héros vieillissant, eût la faiblesse d’écouter les promesses d’un sorcier appelé Tezcatlipoca, qui l’enivra au point de lui faire perdre son royaume. Quetzalcoatl s’enfuit vers le Golfe du Mexique, où il prit soin de semer des graines de cacaoyer avant de disparaître sur la mer lointaine avec un radeau fait de serpents entrelacés. Il promit de revenir une année « un Roseau » du calendrier aztèque. Depuis ces temps lointains, les cacaoyers abondent dans l’état du Tabasco, qui produit actuellement 75 % du cacao mexicain.

L'énigme du "premier chocolat" dévoilée?

    

Qui a inventé le chocolat ? Pour l’instant, une seule certitude acquise par l’étude génétique des diverses variétés de Theobroma cacao : les cacaoyers criollos cultivés depuis des millénaires par les Mayas sur les terres chaudes et humides du Mexique et d’Amérique Centrale sont des arbres étrangers à ces régions. Leur berceau couvre une vaste zone s’étendant du contrefort des Andes aux bassins de l’0rénoque et de l'Amazone. Or, avant la découverte de l’Amérique, la cabosse de cacao  était consommée par les indigènes comme un simple fruit tropical : ils en dégustaient la pulpe juteuse et crachaient les  précieuses graines, qui une fois séchées et grillées donneront, au nord de l’isthme de Panama les premiers « chocolats ».

Les linguistes, qui se sont attelés à la reconstruction des langues proto maya, ont tenté de déterminer la provenance du mot « cacao ». Une des hypothèses les plus couramment soutenues est qu’il ne s’agit pas d’un terme maya, comme pourrait le laisser croire son hiéroglyphe, fidèle reflet du mythe des héros jumeaux, mais d’une racine empruntée au vocabulaire mixe-zoque, d’anciennes langues pratiquées au Mexique tant sur la côte du Golfe que sur la côte Pacifique. Il paraît vraisemblable  que ce type de langue ait pu être parlé par les Olmèques, ce peuple mystérieux qui a laissé de colossales têtes sculptées dans la pierre, des stèles gravées, des pyramides de terre et les premiers jeux de balle à La Venta ou à San Lorenzo. Considérée comme la culture mère de la Méso-Amérique (Amérique centrale et Mexique), la civilisation olmèque s’est épanouie, principalement sur cette même côte du golfe de 1200 à 300 avant notre ère, puis s’est éteinte pour des raisons encore inconnues. En toute hypothèse, les Olmèques, mot à mot, « le peuple du caoutchouc » figure donc en bonne place sur les rangs des inventeurs du « chocolat ».

Ce titre est remis en jeu depuis peu par la découverte et l’analyse chromatographique de tessons de poterie ayant contenu des breuvages à base de fèves de cacao vers 1750 voire même 1900  avant J.-C. (Antiquity journal, vol. 81, issue 314, déc. 2007, Terry G.Powis & al). Les récipients en question, originaires d’El Manati (état de Veracruz, côte du Golfe) et de Paso de la Amada (région du Soconusco, côte Pacifique) appartenaient, pour le premier site à une population pré olmèque et pour le second, aux Mokayas. Ces Mokayas, nouveaux venus dans l’histoire des peuples méso-américains, comptent parmi les premières ethnies à s’être sédentarisés en Méso-Amérique. Détail intéressant au regard du mythe du Popol Vuh : ils ont bu du « chocolat », ainsi que d’autres boissons, dans des récipients en terre cuite (phase Barra) dont la forme reproduit celle des calebasses, les fruits de l’arbre de vie du Xibalba. Les Mokayas apparaissent, au regard des datations, comme les premiers hommes au monde qui aient consommé la légendaire « boisson de dieux »...

 

Source Internet : Article Valentine Tibère
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2016-08-04T11:37:50+02:00

La légende des sorcières de Villefranche-de-Conflent

Publié par Domi
http://pyreneescatalanes.free.fr/Villages/Histoire/VillefrancheDeConflent.php
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La légende des sorcières de Villefranche-de-Conflent

En un temps reculé où la magie et la sorcellerie étaient encore de mise, les sorcières habitaient dans les grottes du Conflent où elles passaient tout l’hiver.

A la fin de celui-ci, elles enfourchaient leurs balais et sortaient des grottes pour fêter l’arrivée du printemps avec les villageois de Villefranche. Ainsi, elles leur apportaient le bonheur, la gaieté et la prospérité durant toute l’année.

Il est dans la tradition catalane d’offrir, à un proche ou à un enfant, une sorcière en signe d’amitié. On la suspend soit dans la maison, soit dans la chambre des enfants pour éloigner les mauvais esprits et laisser place au bonheur.


Mais Villefranche-de-Conflent, c'est toute une ville liée à son passé glorieux et à une légende extraordinaire celle des sorcières. Car une des principales activités de la ville est de perpétrer à ses enfants toutes les images de son passé. C'est pour cela que dans chaque ruelle, vous pouvez croiser le chemin d'une sorcière...

 

Le petit jeu d'Alice: la sorcière sur son balai

Légende des sorcières


Elles portent le bonheur et le renouveau dans les maisons et dans la vie.
Elles annoncent l’arrivée du printemps, la fête de la vie.
* La noir donne le courage pour vivre son destin, elle lutte contre le froid, les rhumes et soulage les douleurs, aide les reins à mieux fonctionner.
*
La rouge, rose ou orangée c’est le rire, la joie la passion l’amour, la tendresse, elle aide aussi le cœur et la circulation du sang.
* La
bleue ou verte donne l’espoir, aide pour les examens, calme la colère, l’agressivité et donne de l’énergie au foie.
* La
jaune améliore la condition financière, favorise le travail, calme l’estomac et l’anxiété.
* La
mauve donne un sommeil doux et calme les nerveux les angoissés, la mélancolie.


Faites comme moi, Prenez celle que vous voulez !!

 

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2015-10-28T15:41:15+01:00

LES CHOUETTES DE GRECE

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
LES CHOUETTES DE GRECE

 

* La chouette chevêche était tenue en haute estime dans l’antique Athènes elle était la messagère d’Athéna, déesse de la sagesse aussi appelée Pallas (Minerve chez les Romains). Une colonie de chouettes chevêches vivait sur l’Acropole, elles étaient les gardiennes du temple.
* En 490 av. J-C., les Grecs aperçurent la silhouette d’une petite chouette se découpant sur la lune et y virent le présage de leur victoire sur les Perses à la bataille de Marathon.
* Plus tard, en 301, le général Agathoclès de Syracuse libéra un grand nombre de chouettes chevêches pour galvaniser ses troupes avant de battre les Carthaginois.
* D’après Plutarque, les Athéniens étaient tellement associés à la chouette chevêche que lorsque des guerriers grecs étaient capturés, leurs ennemis les marquaient au front d’une chouette.

 

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2014-10-26T21:37:18+01:00

Tomoe Gozen Femme Samouraï

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
Tomoe Gozen Femme Samouraï

" Tomoe était particulièrement belle, à la peau blanche, les cheveux longs, et de caractéristiques de charme. Elle était aussi un archer remarquablement forte, et comme un épéiste elle était un guerrier vaut mille, prêt à affronter un démon ou un dieu, monté ou à pied. Elle a traité chevaux ininterrompue avec beaucoup de compétence; Elle montait vers le bas des descentes périlleuses indemne. Chaque fois qu'une bataille était imminente, Yoshinaka son envoyé comme son premier capitaine, équipés d'une forte armure, une épée surdimensionnée, et un arc puissant; et elle a joué plusieurs actes de bravoure de l'un de ses autres guerriers.


Heike MONOGATARI

Tomoe Gozen Femme Samouraï
Tomoe Gozen Femme Samouraï

 

Dame Tomoe ou Tomoe Gozen est une femme samouraï japonaise dont l’histoire est entrée dans les légendes populaires au point que la vérité se mélange souvent au mythe.

Réputée pour ses talents en équitation, tir à l’arc et kenjutsu (art du sabre des samouraïs), Tomoe accompagne son mari, le général Minamoto no Yoshinaka, sur les champs de bataille. Ensemble, ils combattent lors de la guerre de Gempei, guerre civile de l’ancien Japon (1180 – 1185) qui voit l’affrontement de deux clans, les Minamoto et les Taira, lors d’une querelle de successions pour le trône impérial. Un roman guerrier, le Heike Monogatari, décrit leurs exploits.  Respectée par les hommes, Tomoe est l’un des capitaines de son mari et mène ses troupes au combat.

Yoshinaka repousse les Taira dans les provinces de l’ouest et cherche à prendre le contrôle du clan Minamoto. En réaction, le chef du clan, Minamoto no Yoritomo, lui envoie ses troupes. Le 21 février 1184, les deux armées s’affrontent lors de la bataille d’Awazu. Les hommes de Yoshinaka sont largement surpassés en nombre et, avant de mourir, le général ordonne à Tomoe de fuir, ne souhaitant pas mourir avec une femme.

La suite diffère selon les versions : selon certains, Tomoe tue Uchida Ieyoshi, un samouraï ennemi, puis prend la fuite en emportant la tête de son mari. Pour d’autres, elle reste auprès de son mari et meurt avec lui. Par la suite, elle abandonne les armes et certains disent qu’elle devient une religieuse bouddhiste.

L’histoire de Tomoe Gozen, héroïne bien connue au Japon, s’est propagée dans la culture populaire jusqu’à devenir une légende. Dans la culture populaire contemporaine, son personnage apparait dans plusieurs films, jeux vidéos et mangas.

Liens utiles

La fiche Wikipédia de Tomoe Gozen

 

Tomoe Gozen Femme Samouraï

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2014-09-06T23:13:33+02:00

LA LEGENDE DU LOUP BLANC

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
LA LEGENDE DU LOUP BLANC

L'histoire que je vais vous raconter remonte à la nuit des temps. A cette époque, la terre était recouverte de vastes forêts sans fin, certaines étaient inextricables et les voyageurs égarés retrouvaient rarement leur chemin. En ces temps là, les loups vivaient nombreux, ils formaient des clans très hiérarchisés, intelligents, forts et courageux, ils n'avaient d'autres ennemis que les hommes. Les hommes quant à eux nourrissaient une haine profonde envers les loups et lorsqu'ils se trouvaient face à face, il était rare que tous deux survivent à cette rencontre. A peine l'enfant des hommes marchait, qu'il avait appris à haïr le loup. Chaque décennie écoulée, les loups, uniquement les chefs de clan et quelques élus entreprenaient le grand voyage. De toutes les régions du Nord de l'hémisphère, ils convergeaient en un même lieu, une vaste clairière au centre d'une forêt profonde et noire, quelque part dans un pays que l'on appellera plus tard la France. Certains venaient de très loin, c'était le grand rassemblement au cours duquel les loups mâles et femelles encore solitaires allaient sceller une nouvelle alliance, ils venaient là trouver le compagnon d'une vie. Les chefs partageaient leur savoir et les jeunes bâtissaient leur descendance. Cette année là, Loup blanc, chef de clan encore solitaire venait pour y trouver une compagne, chemin faisant il pensait au lourd secret qui était le sien. Quelques mois plus tôt, au cours d'une chasse, il avait découvert une jeune femme évanouie dans la neige fraîche. Il s'était approché d'elle doucement, avec méfiance comme on lui avait toujours appris,de longues minutes s'étaient écoulées ainsi, quand soudainement la jeune femme bougea, elle entrouvrit les yeux et loin d'être terrifiée par la vue du loup, elle lui sourit. Elle tendit une main et caressa la fourrure de l'animal, celui-ci accueillit cette marque d'affection d'abord avec surprise puis bientôt avec plaisir. Sans savoir qu'il pouvait la comprendre, elle lui expliqua sa peur lorsqu'elle s'était vue égarée dans la forêt, en entendant du bruit, elle s'était mise à courir sans voir une grosse branche qui barrait le chemin,elle avait trébuché lourdement et s'était évanouie.Tout en lui parlant elle n'avait cessé de le caresser. Elle le regarda droit dans les yeux et lui demanda de l'emmener jusqu'au village, seule dit-elle, je ne retrouverai jamais ma route. Il s'exécuta, il la reconduisit jusqu'à l'entrée du village et longtemps il resta là,à la regarder partir, même lorsqu'il ne pouvait plus la voir. De retour dans la tanière du clan, il comprit qu'il ne serait plus jamais le même, jamais plus il ne verrait les hommes de la même manière.Il se prit même à revenir guetter l'entrée du village dans l'espoir de l'apercevoir. A de nombreux kilomètres de là, une louve et son frère cheminaient au côté d'un chef de clan, ils faisaient eux aussi route vers le grand rassemblement.La louve Calypsone venait y faire alliance, elle l'espérait depuis longtemps mais depuis l'été dernier, elle était habitée par la peur, son chemin avait croisé celui d'un gentilhomme blessé, au lieu de le dénoncer à la meute comme il se doit, elle l'avait caché, recouvert de feuilles et de branchages et l'avait nourri jusqu'à ce qu'il puisse se débrouiller seul. L'homme n'avait jamais manifesté la moindre crainte face à la louve, au contraire il aimait à lui parler, à la caresser, il lui faisait des confidences comme il l'aurait fait à un des ses semblables. Il rêvait d'un monde où les hommes et les loups feraient la paix, un monde où la haine de l'autre n'existerai plus. Un soir alors que Calypsone venait le retrouver, il était parti en laissant sur le sol son écharpe, un peu de son odeur qu'elle prit plaisir à renifler. Souvent, depuis lors, elle venait s'allonger au pied de l'arbre qui avait été le témoin de leur amitié. La clairière sacrée était prête, tous les participants s'étaient rassemblés en plusieurs cercles, au milieu se trouvaient les solitaires, il était de coutume de s'observer et lorsqu'un loup mâle trouvait une louve à sa convenance, il s'avançait au milieu du cercle, puis de là en rampant il se dirigeait vers l'élue. Ce soir sacré, lorsque Calypsone aperçu Loup blanc, elle reconnut immédiatement le compagnon qui habitait ses rêves, celui qu'elle avait toujours attendu. Aussi, bousculant toutes les règles, elle s'avança vers lui, sans crainte, le regardant au fond de ses prunelles dorées. Loup blanc, comme s'il avait toujours su ce qui allait arriver, accepta Calypsone comme compagne sans se formaliser de la façon cavalière qu'elle avait utilisée pour arriver à ses fins. La nuit même leur union fût scellée. Le grand sage donna son accord après avoir vérifié qu'ils n'appartenaient pas au même clan et que leurs deux statures s'harmonisaient entre elles. La louve fit ses adieux au clan qui l'avait vu grandir et se prépara au voyage de retour. Leur périple fût sans histoire. Inconsciemment ou pas, Loup blanc construisit leur gîte non loin de l'endroit où il avait découvert la jeune femme l'hiver dernier. Au printemps de l'année qui suivit, Calypsone donna naissance à deux louveteaux, un mâle et une femelle. Avant de mettre bât, elle avait avoué à Loup blanc le parjure qu'elle avait fait à sa race en cachant et en nourrissant un humain. Loup blanc lui avait à son tour confié son secret et depuis lors ils ne formaient plus qu'un. Une nuit, ils furent réveillés par des cris qui les fit sortir de leur tanière, ils aperçurent au loin une fumée épaisse, un incendie embrasait le ciel. Les cris durèrent longtemps et au petit jour une odeur âcre parvint jusqu'à eux. La magie des loups en ces temps là était grande et leur haine des humains encore plus grande, plusieurs clans s'étaient unis pour détruire un village qui avait tué plusieurs des leurs Ceux qui n'avaient pas péris dans l'incendie, furent dévorés pas les loups. Loup blanc rassembla sa compagne et ses petits et décida de s'éloigner à tout jamais de ces contrées barbares,il voulait un monde différent pour sa descendance. Au même moment, un homme et une femme, seuls survivants du massacre fuyaient eux aussi l'horreur de la nuit. La légende dit que la route des loups croisa celle des humains Qu'il reconnu la jeune femme qu'il avait secouru de même que Calypsonne reconnu l'homme comme étant celui qu'elle avait caché dans les bois. On dit aussi qu'ils firent chemin ensemble jusqu'à une grande clairière. Uniquement avec leur courage, ils bâtirent un monde nouveau où tous ceux qui vivaient sans haine furent les bienvenus. Les humains comme les loups... Loup blanc fût à l'origine d'une nouvelle race de loups, plus proche de l'homme et qui bien des années plus tard donnera naissance à cette race de loup civilisé que l'on appellera le Chien .

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2014-05-27T10:47:14+02:00

LA LEGENDE DE L'AIGLE

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
LA LEGENDE DE L'AIGLE

Une vielle légende indienne raconte qu'un brave trouva un jour un oeuf d'aigle et le déposa dans le nid d'une « poule de prairie ».

L'aiglon vit le jour au milieu d'une portée de poussins de prairie et grandit avec eux.

Toute sa vie l'aigle fit ce qu'une poule de prairie fait normalement.
Il chercha dans la terre des insectes et de la nourriture.
Il caqueta de la même façon qu'une poule de prairie.

Et lorsqu'il volait, c'était dans un nuage de plumes et sur quelques mètres à peine.

Après tout, c'est ainsi que les poules de prairie sont censées voler.

Les années passèrent. Et l'aigle devint très vieux.

Un jour, il vit un oiseau magnifique planer dans un ciel sans nuage.

S'élevant avec grâce, il profitait des courants ascendants,
faisant à peine bouger ses magnifiques ailes dorées.

"Quel oiseau splendide !" dit notre aigle à ses voisins.

"Qu'est-ce que c'est ?"

"C'est un Aigle, le roi des oiseaux," caqueta sa voisine.

"Mais il ne sert à rien d'y penser à deux fois. Tu ne sera jamais un aigle."

Ainsi l'aigle n'y pensa jamais à deux fois.

Il mourut en pensant qu'il était une poule de prairie.

Vous est-il arrivé de penser que vous étiez une poule de prairie ?

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2014-03-06T19:19:00+01:00

LES ENCANTADES "DONES D'AIGUA"

Publié par Domi

encantades

 

 

Enchanteresses,

 

Les «Encantades» également appelées «dones d'aigua» ou fées ont, de tous temps, alimenté de merveilleuses légendes. Jeunes, belles et graciles, les Encantades sont ces femmes-fées capables de séduire les hommes qu’elles épousent parfois en dépit des interdits. Dans nos montagnes, ces attirantes nymphes ont, selon les légendes locales, fait flancher de nombreux bergers, mais dans la plupart des histoires catalanes les Encantades ont un rapport étroit avec l’eau : ce sont des fées lavandières (bugaderes) qui résident tantôt dans des grottes, tantôt dans les lacs ou des cours d’eau. La nuit, il suffit de prêter l’oreille pour entendre le bruit rythmé de leurs battoirs, dont certains affirment qu’ils sont en or. De toutes les légendes liées à ces nymphes, celle de l’étang du Lanoux et de la cité mystérieuse qui se cache sous ses eaux, est la plus marquante.

 

Llegenda de l’estany de Lànos

 

Légende du lac du Lanoux  - Llegenda de l’estany de Lànos

 

Aux confins de l’Ariège, les Pyrénées camouflent l’estany de Lànos (lac Lanoux), abreuvé de neiges éternelles. Perché à 2 213 mètres, tutoyant les sommets, c’est aussi l’un des plus profonds et des plus beaux de la contrée. De ses profondeurs abyssales surgit une magnifique légende.

 

Jadis, au milieu de l’étang, un îlot tapissé d’une pelouse parsemée de fleurs pendant la saison estivale était un petit paradis prisé des "encantades"(sorte de divinité) mais, hélas, un paradis ensorcelé ! Dans la vallée vivait une famille de paysans avec ses neuf filles qui adoraient la splendeur de ce réservoir naturel. Malgré les recommandations paternelles, un jour inondé de soleil, par curiosité, par attirance pour le fruit défendu ou on ne sait pour quelle raison, les sœurs resplendissantes de jeunesse et d’insouciance s’installèrent sur petit paradis central du Lànos. Soudain un homme jaillit du lac et leur jeta un sort. Dès lors, toutes les jeunes femmes restèrent prisonnières au milieu du lac.

 

Le temps s’écoula, pour échapper à la présence gênante des bergers attirés sur les bords du lac par la beauté de ces superbes créatures aquatiques, les "encantades" avaient pris possession d’un palais subaquatique. Pourtant un jeune pâtre pyrénéen tomba amoureux et déclara sa fougue à la plus belle d’entre elles. L’"encantada" accepta d’épouser le berger mais lui imposa quelques conditions. Quand j’arriverai chez toi pour la noce tu ne chercheras pas à en savoir plus qu’il n’en faut et quand nous serons mariés tu ne me traiteras jamais de dona de fum (femme de fumée) et dona d’aigua (femme de l'eau).

 

Le jour des épousailles arriva et pendant la cérémonie, le marié entendit une rumeur dans son dos. Au retour à la ferme, après les présentations à la famille, il s’esquiva et monta au grenier. Imaginant que la fée n’y verrait rien, il épia par le finestro (petite fenêtre). Ebahi, grisé par tant de richesse apportée par son épouse, il sauta à son cou pour la remercier. Mais elle répondit d’un ton irrité : ta curiosité sera punie, tu disposeras de ce qui est entré dans la ferme pas plus. Sans cela, le cortège de ma dot aurait duré 7 jours et 7 nuits. Il en resta, toutefois, assez pour faire de cet homme le propriétaire le plus riche de Cerdagne !

 

Un jour, que le mari était parti voir son cheptel sur les estives, l’épouse ordonna aux journaliers agricoles d’aller faucher les blés qui n’étaient pas encore mûrs. A son retour, le mari fou de rage lâcha : j’aurais dû me méfier que je ne pouvais rien attendre d’une femme de fum, d’una dona d’aigua !

 

Malheur à lui ! A peine avait-il prononcé ce mot que la fée, cette dona de fum, cette dona d’aigua disparut. Cette année-là, un violent orage anéantit toutes les récoltes de Cerdagne, ruinant la région. Le berger eut beau implorer son pardon, il ne la revit plus jamais. Détruit par la solitude, rongé de remords, il finit par mourir de chagrin.

 

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La légende du lac de Lanoux se raconte depuis la nuit des temps. Toutefois aujourd'hui il est devenu un barrage producteur d'électricité qui fut construit entre 1957 et 1960. Très proche de l'Ariège, situé sur le territoire de  la commune d'Angoustrine-Villeneuve des Escaldes, il est long de 2500 m, large de 500 m et profond de 75 m, il est le plus grand lac des Pyrénées françaises. Il fait le bonheur des randonneurs qui empruntent le GR 10 lequel passe par la Portella (col) de la Grave perché à 2426 m. La récompense est un panorama naturel d'une beauté fantastique !

 

« L’âme de l’homme est semblable à l’eau : elle vient du ciel et remonte vers le ciel ! »

Johann Wolfgang Von Goethe .

 

 

 

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2013-05-08T11:29:00+02:00

LEGENDES QUILEUTES

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LEGENDES QUILEUTES

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Les Quileutes étaient un petit peuple, que tout semblait vouer à l’extinction : leur petit nombre comme le territoire riche en ressources qu’ils occupaient et que beaucoup convoitaient. Seulement, c’était sans compter sur la magie qui coulait dans leurs veines. Les guerriers Quileutes avaient en effet la capacité de quitter leurs corps et de se déplacer à l’état d’esprit, insaisissables. Sous cette forme, ils n’étaient pas en mesure d’atteindre physiquement leurs ennemis, mais pouvait à loisir les effrayer, déclencher de violentes bourrasques et se faire obéir des animaux, qui seuls les voyaient et les comprenaient. Le premier guerrier esprit connu dans la légende est Kaheleha. Le jour d’une attaque, le peuple Quileute prit la mer pour se mettre à l’abri de ses assaillants. Après quoi, Kaheleha et ses guerriers quittèrent le navire sous forme d’esprit et fondirent sur leurs ennemis. Ces derniers avaient de gros chiens à la fourrure épaisse pour tirer leurs traîneaux. Les Quileutes retournèrent les bêtes contre leurs maîtres et remportèrent facilement la bataille, effrayant à jamais leurs éventuels ennemis par cet étalage de magie.

Des traités de non agressions furent signés avec les peuples avoisinants mais il arrivait parfois que d’autres, venus de plus loin, obligent les Quileutes à reprendre la forme d’esprit pour les repousser. Les générations se succédèrent ainsi jusqu’au dernier Grand Chef Esprit, Taha Aki, réputé pour sa sagesse et son pacifisme. Sous son règne, tous vécurent heureux, à l’exception de Utlapa, un guerrier aussi avide que fort qui souhaitait user de la magie pour asservir les peuples environnants. Etant donné que, sous leurs formes d’esprits, les guerriers étaient en mesure de lire les pensées de leurs pairs, ils découvrirent les projets de l’ambitieux qui fut condamné à l’exil. Taha Aki veillait sur son peuple et prenait régulièrement la forme d’esprit pour survoler les environs et s’assurer qu’aucun danger ne guettait. C’est lors de l’une de ces inspections que Utlapa en profita pour se transformer à son tour et glisser son esprit dans le corps de son ancien chef avant de tuer le sien.Taha Aki, qui perçut de suite ses intentions, ne put revenir à temps et fut condamné à rester esprit. Malgré tout, même s’il se trouvait dès lors à la tête de la tribu sans que quiconque ne puisse le démasquer, Utlapa ne put assouvir ses désirs de conquêtes : il ne pouvait plus se transformer en esprit sous peine de devoir en découdre avec Taha Aki et interdit à ses guerriers de se transformer, afin qu’ils ne puissent pas percevoir la présence de leur ancien chef. Il oppressa les siens, s’octroyant de nombreux privilèges, tandis que Taha Aki faiblissait. Ccelui-ci il décida d’agir : il convoqua un loup féroce pour tenter d’assassiner son propre corps, mais le fourbe Utlapa resta en retrait derrière les siens, n’hésitant pas à laisser un jeune homme, qui croyait protéger son chef, se sacrifier à sa place.

Taha Aki en éprouva un chagrin épouvantable et ordonna à la bête de capituler. A l’agonie, il eut cependant l’idée de prier le loup de l’accueillir, de partager son enveloppe terrestre avec lui et l’animal accepta. Taha Aki retourna vers son peuple et, par son attitude, laissa supposer à certains que ce loup n’était pas ordinaire. Un vieux guerrier nommé Yut décida d’aller contre les ordres de son chef et prit la forme d’esprit. Taha Aki l’imita et lui narra toutes ses mésaventures. Malheureusement, Utlapa s’en aperçut et égorgea sur le champ le vieux guerrier. La colère submergea alors Taha Aki qui fit preuve d’une nouvelle magie : de bête qu’il était, il se transforma en homme. Ce nouvel homme ne ressemblait pas à l’enveloppe charnelle de Taha Aki : il était bien plus splendide car il était l’incarnation de son esprit. Ses soldats le reconnurent aussitôt, car ils avaient volé en sa compagnie. Utlapa tenta de fuir, mais Taha Aki avait désormais la force du loup et le tua rapidement.

Taha aki rétablit l’ordre et interdit désormais les voyages spirituels car il savait que cette idée de voler le corps d’autrui risquait tôt ou tard de venir à l’un d’entre eux, à présent que l’idée avait été semée. Les esprits guerriers cessèrent donc d’exister. Dès lors, Taha Aki ne vieillit plus. Lorsqu’un danger menaçait, il se transformait en loup pour combattre ou effrayer l’ennemi. Certains de ses fils furent capables, comme lui, de se transformer. La vie de Taha Aki dura autant que celle de trois vieillards et lorsqu’il rencontra celle qui fut sa troisième épouse, sa véritable « moitié », il décida de cesser ses transformations, afin de vieillir et mourir avec elle. Bien après que Taha Aki ait abandonné son esprit lupin, alors qu’il était vieux, des troubles éclatèrent : des jeunes filles disparurent dans une tribu voisine, qui accusa les Quileutes d’en être la cause. Il chargea son fils aîné, Taha Wi, d’identifier le responsable puisqu’ils savaient tous, pour lire les pensées de leurs pairs sous forme de loups, qu’aucun d’eux n’était coupable. Le fils et cinq de ses compagnons découvrirent une chose inconnue à la drôle d’odeur, qu’ils décidèrent de suivre. Taha Wi décida de renvoyer les plus jeunes pour faire leur rapport à la tribu et poursuivit sa route, avec ses deux frères. Ils ne revinrent jamais. D’autres fils partirent à leur recherche, en vain, et ne revinrent pas non plus. Lorsqu’un an plus tard les disparitions reprirent, les guerriers présents réussirent à vaincre la créature, mais seul l’aîné de la troisième femme, qui était aussi le plus jeune de la meute, survécut. Yaha Uta, le survivant, narra ce qui s’était passé et décrivit la force et la rapidité de l’ennemi ainsi que la seule façon qu’il avait trouvé de l’anéantir : le déchiqueter en petits morceaux. Mais lorsqu’on déposa au sol ces morceaux, ils se mirent à se souder les uns aux autres et il fallut y mettre le feu pour en venir à bout définitivement. Ils appelèrent cette créature sang froid.

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Il ne restait plus qu’un seul guerrier, le jeune Yaha Uta, lorsqu’un nouvel ennemi arriva, désireux de venger le premier. Celui-ci massacra tous ceux qui se trouvaient sur son passage, incapable de résister à l’appel du sang, jusqu’à ce qu’il aperçut l’immense loup. Yaha Uta combattit avec vigueur mais fut tué. Son père, aussi vieux soit-il, se transforma et courut à son tour vers la créature. La troisième épouse venait de voir mourir son fils et ne se faisait aucune illusion sur le sort de son époux. Elle pris le couteau de l’un de ses fils encore trop jeune pour pouvoir se transformer et approcha de la créature qui ne se soucia pas d’elle tant elle était faible. La femme planta le couteau dans son propre sein, éclaboussant la créature qui, poussée par son instinct, se détourna du loup pour satisfaire sa soif. Aussitôt, les crocs de Taha Aki se refermèrent sur sa gorge. En voyant leur mère mourir, ses deux jeunes fils furent saisis de fureur, se transformèrent à leur tour et vinrent à bout du monstre avec leur père. Taha Aki resta une journée couché auprès de son épouse et, sans reprendre forme humaine, s’en alla dans la forêt pour ne plus en revenir. A compter de cette époque, les ennuis avec les sangs froids furent l’exception. Il n’y eut jamais plus de trois loups à la fois et c’était suffisant car ils se transmirent les uns aux autres leur art de combattre ces créatures. Avec le temps, les descendants de Taha Aki cessèrent de se transformer à l’âge adulte : ce n’était que lorsque l’ennemi surgissait que la transmutation se produisait. Un jour, une famille plus nombreuse arriva ; Carlisle, leur chef s’adressa à Ephraïm Black et jura de ne pas toucher aux Quileutes, pas plus qu’à tout autre être humain. Ils offrirent un traité aux loups, alors que rien ne les y obligeait car ils étaient supérieurs en nombre, et Ephraïm accepta.

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Source:
Twilight overblog

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