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legendes du monde entier

LE MIROIR DANS LES LEGENDES

Publié le par SOURCE INTERNET




LA LEGENDE D’AMERATSU


Le miroir est associé à de nombreuses légendes antiques en particulier celle d’Amaterasu, divinité du soleil, et considérée comme la divinité souveraine du Japon. Selon la religion Shintoîste, tout commença grâce au couple divin fondateur, Izanagi et Izanami issus d’une longue lignée de divinités, ils descendirent de la Voie lactée pour créer les îles du Japon. La légende d’Amaterasu nous dit qu’il existe un pouvoir supérieur à celui de la richesse. Les merveilleux bijoux offerts à la déesse n’ont pas permis de la convaincre. L’objet décisif qui fait sortir Amaterasu de sa caverne, celui qui symbolise la source de pouvoir la plus puissante de toutes - puisqu’elle permet d’influencer un dieu - se trouve être un simple miroir.

Les légendes révèlent leurs messages à travers des images, quelle fabuleuse source de pouvoir l’histoire d’Amaterasu dévoile-t-elle en nous présentant le symbole du miroir ? Pour le découvrir, il suffit de s’interroger sur la fonction de cet objet. L’être humain est bâti de telle façon qu’il lui est impossible de voir son propre visage. Pour savoir à quoi il ressemble, il n’a que deux possibilités : demander à quelqu’un d’autre ou utiliser un miroir. Le miroir est le moyen le plus sûr d’obtenir une image objective. Il nous montre tels que nous sommes et pas tels que nous voudrions être ou tels que les autres nous voient. En nous renvoyant notre reflet, il nous apprend à nous connaître et la légende affirme que cette connaissance de soi constitue un pouvoir colossal.

Quand Amaterasu s’est enfermée dans sa caverne, les habitants du monde ont trouvé la seule façon de l’amener à sortir. Au lieu d’exercer un pouvoir sur elle par l’épée ou par les richesses, ils lui ont donné du pouvoir. Grâce au miroir placé devant ses yeux, la déesse a pu savoir qui elle était vraiment, elle a compris qu’il n’y avait pas de dieu plus noble qu’elle et que son rôle n’était pas de bouder au fond d’une caverne, mais d’éclairer le monde. Plus loin dans la légende, Amaterasu confie le miroir à son petit-fils qui va gouverner le monde des hommes, et elle lui dit : ” Considère cet objet comme mon âme et vénère le comme tu me vénères “. Ces paroles montrent bien qu’elle a su utiliser le miroir pour regarder tout au fond d’elle-même, il lui a permis de prendre conscience de la part la plus intime de sa personnalité, jusqu’à devenir une image de son âme. Le miroir d’Amaterasu est l’outil qui permet à chacun de partir à la découverte de son âme pour savoir qui il est réellement.




Le miroir d’Amaterasu. (illustration trouvée dans le B.A-B.A des symboles). L’octogone établit l’intermédiaire entre la Terre (le carré) et le Ciel (le cercle), ainsi analogue au labyrinthe, Cette composition allie les contradictions par l’alternance noir-blanc et l’assimile au yin-yang.

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LEGENDE MAYAS

Publié le par NC

 

 












La création du Monde




Jadis, il n'y avait sur terre aucun homme, aucun animal, ni arbres, ni pierres. Il n'y avait rien. Ce n'était qu'une vaste étendue désolée et sans limites, recouverte par les eaux. Dans le silence des ténèbres vivaient les dieux Tepeu, Gucumats et Hurakan. Ils parlèrent entre eux et se mirent d'accord sur ce qu'ils devaient faire.

Ils firent jaillir la lumière qui illumina pour la première fois la terre. Puis la mer se retira, laissant apparaître des terres qui pourront être cultivées, où les arbres et les fleurs pousseront. De douces senteurs s'élevèrent des forêts nouvellement créées. Les dieux se réjouirent de cette création. Mais ils pensèrent que les arbres ne devaient pas rester sans gardiens ni serviteurs. Alors ils placèrent sous les branches et près des troncs toute sorte d'animaux.

Mais ceux-ci restèrent immobiles jusqu'à ce que les dieux leur donnèrent des ordres :
- Toi, tu iras boire dans les rivières. Toi, tu dormiras dans les grottes. Tu marcheras à quatre pattes et un jour ton dos servira à porter des charges. Toi, oiseau, tu vivras dans les arbres et tu voleras dans les airs sans avoir peur de tomber.

L
es animaux firent ce qu'on leur avait ordonné. Les dieux pensaient que tous les êtres vivants devaient être soumis dans leur environnement naturel, mais ils ne devaient pas vivre dans le silence; car le silence est synonyme de désolation et de mort. Alors ils leur donnèrent la voix. Mais les animaux ne surent que crier, sans exprimer une seule parole intelligente.

Attristés, les dieux tinrent conseil puis s'adressèrent aux animaux :
- Parce que vous n'avez pas eu conscience de qui nous étions, vous serez condamné à vivre dans la crainte des autres. Vous vous dévorerez les uns les autres sans aucune répugnance.

Entendant cela, les animaux tentèrent de parler. Mais seuls des cris sortirent de leur gorge et de leur museau. Les animaux se résignèrent et acceptèrent la sentence : bientôt ils seraient poursuivis et sacrifiés, leurs chairs cuites et dévorées par les êtres plus intelligents qui allaient naître.



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LE MYTHE D'ARAKHNE

Publié le par Domi




Selon l'origine latine de son nom,  l'araignée n'a d'intérêt que pour sa toile. En effet, aranea "araignée" signifiait primitivement "toile des arachnides". Mais bien sûr, les arachnides tiennent leur nom du grec "arakhnê" peut-être un peu issu de "arkus" le filet des pêcheurs grecs.

Or, il se trouve qu'Arakhnê ou arachné était le nom d'une jeune fille de Lydie, dont le
père était teinturier et qui tint un rôle de premier choix dans la mythologie grecque. En effet, selon la légende qui s'y rattache, Arakhnê était célèbre pour ses talents de tisserande et de brodeuse. Ses oeuvres étaient si belles que toutes les nymphes alentour venaient les admirer.

On prétendait qu'elle avait été initiée à l'art du filage et de la tapisserie par Athéna elle-même, dont on sait qu'elle fut une déesse guerrière redoutable, mais également la patronne des fileuses et des brodeuses. Cependant, la jeune fille ne l'entendait pas ainsi. Elle disait à qui voulait l'entendre qu'elle avait un don et qu'elle ne devait rien à Athéna. Pour preuve de sa bonne foi, l'idée lui vint de défier la déesse qui lui apparut alors sous les traits d'une vieille
femme bien veillante, lui conseillant de faire preuve de beaucoup plus d'humilité et de ne pas se vanter de ses dons et de ses talents devant Athéna, au caractère si susceptible. Mais  Arakhnê n'écouta pas ce conseil et se mit à proférer des insultes à l'égard de la déesse. Athéna, furieuse, se montra donc sous son vrai visage et tissa devant Arakhnê une superbe tapisserie représentant les douze dieux de l'Olympe, en soulignant leur suprématie sur tous les mortels qui avaient voulu les défier. Arakhnê ne se laissa pas impressionner et tissa à son tour une non moins superbe tapisserie figurant les amours adultères des douze dieux de l'Olympe, voulant ainsi quant à elle, souligner et mettre en scène leurs faiblesses. Furieuse, Athéna détruisit l'oeuvre d'Arakhnê qui, de désespoir, se pendit. Mais juste avant qu'elle passe de vie à trèpas, Athéna l'empêchant de mourir, la transforma en araignée, condamnée à tisser sa toile pour l'éternité.

Si l'on connaissait mieux cette légende mythique,peut-être aurait-on plus de compassion pour cet animal à sang froid. Le plus souvent, on voit dans la légende d'Arakhnê une représentation de l'ambition qui aveugle ou de la mégalomanie. Par ailleurs,de nombreuses observations scientifiques de cet animal tendent à prouver que, si les moeurs
amoureuses de l'araignée sont parfois douteuses à nos yeux -la femelle de certaines espèces ayant une propension à dévorer le mâle après l'accouplement -,ses qualités maternelles ne font aucun doute,et le tissage de sa toile est une merveille de la nature.


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LE CIMETIERE D'HIGHGATE

Publié le par SOURCE INTERNET




Depuis l'époque Victorienne s'étend à perte de vue, sur la colline d'Hampstead Hill au nord de Londres, un des plus beau et troublant cimetière d'Europe. Véritable nécropole, celui-ci est sillonné d'allées bordées de nombreux tombeaux baroques et gothiques ainsi que d'une avenue égyptienne. Dans d'autres endroits, les cercueils sont posés à même le sol des caveaux. De toute part, on rivalise de beauté et de romantisme dans le choix des styles des pierres tombales et des monuments funéraires. L'opulente végétation laissée à l'état sauvage ne fait qu'ajouter au charme de l'endroit. Le lieu le plus oppressant et le plus sombre de cette véritable ville, est certainement l'avenue réservée aux excommuniés, parricides et assassins en tout genre.



La légende affirme qu'au XVIII° siècle, un cercueil provenant de Turquie et contenant le corps d'un vampire aurait été entreposé dans une chapelle située à Highgate, par la suite on l'y aurait inhumé. Mais c'est certainement Bram Stoker qui a fait passer ce cimetière dans l'immortalité. Etant membre de la Golden Dawn et ayant été initié à leurs rites magiques, il a du être marqué par ceux-ci et n'était plus profane quant à l'histoire des Immortels. Bram Stoker a installé le Comte Dracula à Carfax qui est situé à Hampstead Hill, c'est aussi dans ce cimetière qu'il fait se reposer Lucie Westenra. A la même époque, il se lia d'amitié avec le peintre et poète Dante Gabriel Rossetti, celui-ci était fou de douleur depuis la mort de son épouse Elizabeth Sidal, celle-ci étant décédée sept ans auparavant d'une overdose de laudanum. Ce serait sur le conseil de Stoker que Rossetti se rendit à Highgate et fractura la tombe où reposait son épouse. Il eut la surprise de découvrir la jeune femme allongée et intacte avec toutes les apparences de la vie, le rose aux joues, les cheveux brillants, comme si elle venait d'être déposée dans cette sépulture. Depuis, pour les habitants du village proche, Highgate a tout d'une ville vampire. Les apparitions y seraient très fréquentes...

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En 1970, une entité serait apparue entre les tombes à plusieurs reprises effrayant la population. Deux jeunes filles qui rentraient chez elle et suivaient un raccourci par le cimetière furent poursuivies par une ombre noire et l'une d'elle resta souffrante et subit de nombreuses crises de somnanbulisme qui pendant des années l'attirèrent vers un des caveaux du cimetière. L'affaire s'intensifia lorsque l'on découvrit des dizaines de cadavres d'animaux vidés de leur sang. Les médias furent prévenus par un membre de la British Occult Society appelé David Farrant, à ceux-ci se joignit le Révérend Lord Manchester qui exécuta une séance d'exorcisme à l'intérieur du caveau suspect




 

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L'HISTOIRE DU VOYAGE

Publié le par Domi

 


En 1785, Louis XVI lance l'une des plus grandes expéditions de découverte de son époque. Son ambition : rectifier et achever la cartographie de la planète, établir de nouveaux comptoirs commerciaux, ouvrir de nouvelles routes maritimes autour du monde, enrichir les connaissances et les collections scientifiques, dans la droite lignée des idées et des grandes passions qui animeront ce "Siècle des Lumières". Pour ce faire, il en confie le commandement à l'un de ses plus brillants officiers de marine : Lapérouse. 

Pendant près de trois ans, la Boussole et l'Astrolabe vont parcourir tous les océans du globe . Le 15 mars 1788, au terme d'un incroyable périple, les deux frégates lèvent l'ancre de Botany Bay, à quelques encablures de l'actuelle capitale australienne, Sydney. Leur mission prévoit de remonter vers le Nord via la Nouvelle Calédonie, la Nouvelle Guinée... avant d'entamer le retour en France par l'Océan Indien. C'est à ce moment précis que s'interrompt le récit du voyage consigné dans le deuxième volume du journal de Lapérouse rapporté par les Anglais.

"Le mystère Lapérouse" était né et avec lui l'une des plus fascinante enquêtes de l'histoire.

Il faudra attendre 39 ans avant qu'un capitaine irlandais Peter Dillon, ne découvre en 1826 une série de signes troublants à l'occasion d'une escale dans une petite île au nord du Vanuatu, Tikopia. Dans l'espoir de trouver un trésor, Dillon marchande avec les habitants de l'île et rapporte quelques objets dont une poignée d'épées en argent frappées d'une fleur de lys. Elles seront ensuite authentifiées par Jean Baptiste Barthélémy de Lesseps débarqué à Pétropavlosk (Kamchatka) par Lapérouse 39 ans plus tôt, et qui rapporta le premier volume du Journal du plus célèbre des navigateurs.

De retour à Tikopia, les témoignages des indigènes orientent Dillon vers l'île de Vanikoro située à trois jours de pirogue vers le Nord. Eloignée des routes maritimes et difficile d'accès, l'île se révéle très vite être le lieu du drame : Peter Dillon y découvre rapidement les restes de l'Astrolabe dans une fausse passe du lagon. La nouvelle fait grand bruit et déclenche l'envoi d'une nouvelle expédition française, commandée par Dumont d'Urville qui en ramènera ancres, canons et autres objets .

L'île de Vanikoro entre désormais elle aussi dans la légende.


Le mystère Lapérouse ne ressurgira qu'à la fin des années 50 lorsque la seconde épave "La Boussole" commandée par Lapérouse, sera découverte par la Marine Nationale dans une faille de la barrière de récifs, à moins d'un mile nautique du site de l'Astrolabe.Si le mystère de "l'épilogue" Lapérouse s'est en partie éclairci, de nombreuses énigmes toutes aussi passionnantes restent à élucider.


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L'ARBRE QUI CHANTAIT

Publié le par INCONNU




Il y a très, très longtemps, un vieux sorcier entreprit un long voyage. Un jour qu'il avait tant et tant marché qu'il ne sentait plus ses pieds, il décida de chercher un endroit pour se reposer. C'est alors qu'il entendit soudain chanter. Ce n'était pas un chant comme celui des oiseaux, ni comme celui du vent à travers les feuilles, mais une voix claire, qui prononçait des mots qu'il ne comprenait point. Poursuivant son chemin, il arriva dans une clairière. Juste au centre, se dressait un arbre majestueux, dont les feuilles brillaient au soleil. On eût dit qu'il était en or! Alors, le sorcier entendit à nouveau le chant, mais, cette fois, plus fort que précédemment. Regardant tout autour de lui, il ne vit personne. Il n'y avait là que les branches dorées de l'arbre, plus quelques souris grises qui couraient dans l'herbe. Le sorcier s'assit contre l'arbre pour souffler un peu. Il songea qu'il serait sage de piquer un petit somme avant de continuer sa route. Mais le chant le tenait éveillé! Enervé, il regarda encore autour de lui, sans rien remarquer d'anormal. "Il faut que je trouve ce chanteur! ", se dit-il. "J'aimerais bien qu'il se taise, pour que je puisse me reposer. " Le vieux sorcier se leva et observa les alentours à travers le feuillage de l'arbre. Ce faisant, il posa ses mains sur le tronc et sentit l'écorce vibrer. Il comprit alors que le chant provenait de l'arbre lui-même! -"Tiens ! Cela fait bien longtemps que je n'avais plus, entendu un arbre chanter!", grommela-t-il. "Mais, par chance, je connais encore le moyen de le faire cesser! " Il sortit de la poche de son manteau long morceau de corde et le lança en l'air tout en marmonnant une formule. La corde se tortilla quelque peu, puis s'enroula deux fois autour du tronc. Le sorcier prononça ensuite d'autres mots magiques, puis il termina en faisant un gros nœud dans la corde. Aussitôt, le l'arbre d'or cessa de chanter. -"Je vais enfin pouvoir me reposer", soupira le sorcier avant de s'allonger dans l'herbe. Mais il découvrit alors des rubans de fumée, qui se dégageaient des racines de l'arbre. Peu à peu, la fumée s'épaissit, jusqu'à former un gros nuage gris, qui changea progressivement de couleur. Il devint d'abord gris foncé, et puis noir. Tout à coup... il se mit à tournoyer sur lui-même et se transforma en un hideux génie aux longues oreilles, avec un gros nez bourgeonnant de verrues, des bras démesurés et des mains larges des pelles! -"Hahaha! Hihihi! ", ricana le génie. "Quel stupide sorcier tu es! Il y a des années, un de tes confrères m'a enfermé dans cet arbre. Mais maintenant que tu lui as cloué le bec, je suis libre! Et j'ai fort envie de te dévorer! " Ce disant, le génie saisit le vieux sorcier par la barbe. Heureusement, ce dernier savait que les esprits des bois sont toujours idiots! Et celui-là semblait encore plus bête que les autres... -"Vas-tu me faire mijoter ou rôtir?", demanda-t-il au génie. "Tu sais que les vieux sorciers ne se mangent pas crus. Tu aurais des crampes d'estomac! " L'affreux génie réfléchit quelques instants. "Je vais faire un grand feu et t'attacher à une branche. Ensuite, je te ferai rôtir au-dessus des flammes", déclara-t-il, tout content. -"Mais je vais m'enfuir pendant que tu allumeras le feu", insinua le sorcier. -"C'est vrai ... ", admit le génie. "Je vais... euh ... je vais ... " -"Pourquoi ne me ligotes-tu pas? ", suggéra le sorcier. "Ainsi, je serai incapable de fuir. " -"Très bonne idée! ", s'exclama le génie. "Mais à quoi donc vais-je t'attacher? " -"A cet arbre, bien sûr! ", répondit le sorcier. "Utilise donc la corde que j'avais enroulée autour du tronc pour le faire taire! " Convaincu, l'esprit des bois alla détacher la corde. Il commença par défaire le nœud... tout comme le sorcier l'avait espéré. En effet, dès que la corde eut été dénouée, l'enchantement se trouva rompu! L'arbre se remit à chanter et le génie, de violet qu'il était, vira au mauve foncé. Puis, très lentement, il se transforma en fumée noire, puis en fumée grise, pour disparaître enfin en minces rubans de vapeur blanche. Le sorcier remit alors la corde dans la poche de son large manteau. Avant de se remettre en route, il prononça quelques mots magiques et ni bête ni homme -pas même un sorcier - ne revit jamais le génie des bois

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COMMENT LE CORBEAU EST DEVENU NOIR

Publié le par LES SIOUX BRULES




Il y a très, très longtemps, quand la terre et ses habitants étaient encore jeunes, les corbeaux étaient tous blancs comme neige. En ce temps-là, les hommes n'avaient ni chevaux, ni fusils, ni armes en métal. Mais ils dépendaient pourtant de la chasse au bison pour manger et survivre. Il était difficile, aléatoire et dangereux de chasser le bison à pied, avec des armes à pointe de pierre.

Les corbeaux rendaient les choses encore plus difficile aux chasseurs, car ils étaient les amis des bisons. Ils montaient très haut dans le ciel, au-dessus de la prairie, d'où ils pouvaient voir tout ce qui se passait. A chaque fois qu'un chasseur s'approchait d'un troupeau, les corbeaux volaient jusqu'à leurs amis, et, se perchant entre leurs deux cornes, ils les mettaient en garde « Croa, croa, croa, chers cousins, voici venir des chasseurs. Ils sont en train de ramper dans le ravin qui est là-bas. Ils sont derrière cette colline. Attention ! Croa, croa, croa! » en les entendant, les bisons s'enfuyaient au galop, et alors, les gens mouraient de faim.

Les hommes se réunirent donc en conseil pour décider quoi faire. Parmi les corbeaux, il en était un énorme, deux fois plus gros que tous les autres, qui était leur chef. Pendant le conseil, le vieux sage se leva et suggéra ceci : « il nous faut prendre le grand corbeau blanc et lui donner une bonne leçon. Nous n'avons que cette solution, ou bien nous allons continuer à avoir faim » Il prit une grande peau de bison, entière, avec la tête et les cornes, et il la posa sur les épaules d'un jeune brave, en disant : « mon neveu, glisse-toi parmi les bisons. Ils te prendront pour l'un des leurs, et ainsi tu pourras capturer le grand corbeau blanc »

Ainsi déguisé en bison, le jeune homme se faufila au milieu du troupeau et fit semblant de brouter. Les grands animaux hirsutes ne lui prêtèrent pas la moindre attention. Ensuite les chasseurs quittèrent leur campement et le suivirent, leur arcs tous prêts. Comme ils s'approchaient du troupeau, les corbeaux s'en vinrent, comme d'habitude, prévenir les bisons : « croa, croa, croa, chers cousins, les chasseurs viennent pour vous tuer. Gardez-vous de leurs flèches. Croa, croa, croa ! » Et, comme d'habitude, tous les bisons de s'enfuir au galop....... Tous, sauf bien sûr le jeune chasseur sous sa peau hirsute, qui faisait semblant de continuer à brouter.

Le grand corbeau blanc vint donc se percher sur les épaules du chasseur, et battant des ailes, il lui dit « Croa, croa, croa, mon frère, es-tu sourd ? Les chasseurs sont tout près, juste de l'autre côté de la colline. Sauve-toi ! » Mais, à ce moment-là, le jeune chasseur laissa tomber sa peau de bison et s'empara de grand corbeau en le saisissant par les pattes. Puis il prit un lien de peau, lui attacha les deux pattes ensemble et attacha l'autre extrémité à une grosse pierre. Le corbeau se débattait tant qu'il pouvait, mais en vain.

Les hommes de nouveau tinrent conseil. « qu'allons-nous faire de ce sale corbeau, qui nous a affamés tant de fois ? Je vais le brûler ! « s'écria un chasseur en colère. Et avant qu'on ait pu faire le moindre geste, il arracha le corbeau des mains du jeune chasseur et le plongea dans le feu du conseil, avec sa pierre et sa lanière de cuir. « ça t'apprendra ! » lui dit-il.

Bien entendu, le lien qui l'attachait à la pierre brûla complètement presque tout de suite, et le grand corbeau réussit à s'envoler. Mais il était un peu roussi, et certaines de ses plumes étaient carbonisées. Il était toujours aussi gros, mais il n'était plus blanc. « croa, croa, croa ! « cria-t-il en s'envolant du plus vite qu'il pût. Jamais je ne recommencerai ; je n'avertirai plus les bisons, Je vous le promets ! Croa croa croa ! »

C'est ainsi qu'il réussit à s'échapper. Mais, depuis ce temps-là, tous les corbeaux sont noirs.


 

Raconté par les Sioux Brûlés

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LA FEE DE LA RIVIERE D'OUYSSE

Publié le par INCONNU




Un cheval, un jeune et beau cavalier sifflotant sur le chemin de Thémines, voilà comment commence mon histoire.

Une vieille "fatsilière", noire et ridée, une de ces antiques fées gauloises, l'arrête en saisissant la bride de son cheval.

La vieille réclame un baiser.

- "Ne la contrarions pas", se dit le chevalier. Il en est aussitôt récompensé car la vieille fée satisfaite lui tend alors une superbe turquoise.

- "Donne-la à la dame de tes pensées et quand tu seras en danger, la pierre pâlira et conduira ta mie, saine et sauve, là où tu seras."

Le chevalier des Arnis, puisque tel est son nom, s'empressa d'obéir à la "fatsilière" bienfaisante et passa la bague au doigt de sa fiancée Gayette.

A quelques temps de là, par un chaud après-midi d'été, il voulut se désaltérer dans les eaux fraîches et limpides de la rivière Ouysse.

C'est alors qu'une force inconnue l'entraîna vers le fond et qu'il se trouva bientôt au milieu d'ondines forts jolies entourant un trône où siégeait la plus belle d'entre elles.

- "Je suis la fée de l'Ouysse" dit-elle.

- "Tu es mon prisonnier ; à moins que tu ne me donnes un baiser, qui, seul, pourra rompre le sortilège qui me tient enfermée ici."

- "Dame, je ne trahirai pas ma mie !"

- "Eh bien ! qu'on l'enferme !"

Et le chevalier se retrouva au fond d'une prison sombre et humide.

C'est alors, qu'au doigt de son amie, la turquoise pâlit et qu'une force magique la guide vers la rivière puis l'entraîne jusqu'au fond.

A sa vue, la fée de l'Ouysse entre dans une violente colère et, comme la jeune fille ose lui réclamer son fiancé, elle la fait jeter avec lui au fond du même cachot.

Il faut vous dire que cette fée de l'Ouysse, malgré sa très grande beauté, était une mauvaise fée punie par la reine des fées, pour avoir usé de ses pouvoirs fort méchamment.

Elle avait, en effet, causé la mort d'un jeune homme et de sa fiancée parce qu'il avait osé dédaigner son amour. Depuis, la reine des fées la tenait enfermée sous l'eau, sans voir le jour, aussi sa colère était-elle grande et ne laissait place à aucune pitié pour les deux jeunes gens.

Ceux-ci, persuadés qu'ils ne pourraient l'infléchir, entreprirent de s'enfuir de leur sombre cachot ; mais en vain ; la méchante fée les rattrapa et lance au poing voulut tuer le chevalier désarmé.

Mais, sa fiancée, courageusement, s'interposa. La fée, stupéfaite, d'un tel courage, attendrie par cette preuve d'amour, lâcha sa lance. Le chevalier, soulagé, heureux qu'elle ait ainsi épargné son amie, lui donna aussitôt un baiser spontané et reconnaissant.

Le maléfice avait pris fin, la pitié avait pénétré dans le coeur de la fée de l'Ouysse qui pouvait enfin ressortir à l'air libre, jurant qu'elle ne recommencerait jamais, tandis que les jeunes gens, heureux, s'en allaient vers leur bonheur terrestre.

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Popocatépetl et l'Iztaccíhuatl

Publié le par INCONNU

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Le roi de Tlaxcala avait une très belle fille appelée
Iztaccíhuatl qui était amoureuse
du guerrier Popocatépetl. C’était l’époque des guerres  pour le control de la vallée de Mexico et  Popocatépetl allait partir à la guerre. Il demanda au roi la main de sa fille  et le roi y consentit à condition qu’il lui rapporta sur la pointe de son lance la tête de son grand ennemi et de cette façon Popocatépetl serait un héros et pourrait épouser la princesse.
Iztaccíhuatl en larmes promit à son fiancé de l’attendre.
 

Le guerrier parti pleins d’illusions, la guerre fut longue, il affronta de nombreuses batailles,  traversa montagnes et vallées a la recherche de l’ennemi du roi. Les années passèrent et  Popocatépetl ne revenait pas, la princesse fidèle à sa promesse l’attendait et tous les jours demandait à son père s’il avait des nouvelles de son fiancé.


L’attente fut longue et enfin  Popocatépetl rentra avec la tête de l’ennemi du roi sur sa lance comme il l’avait  promis . Il revint vainqueur et pleins d’illusions pour son futur mariage. Mais quand il arriva devant le roi celui-ci lui dit que la princesse était morte de tristesse en l’attendant


Popocatépetl, désespéré et en pleurs approcha du corps de
Iztaccíhuatl et l’embrassa. La gloire, le pouvoir et la richesse ne lui servaient de rien sans sa princesse bien aimée. La mort dans l’âme, il pris dans ses bras la princesse et parti vers les montagnes, sur la plus haute il posa  le corps de la princesse, alluma un feu et se mit a genoux devant Iztaccíhuatl
 pour veiller sur son rêve éternel.

 

Les années passèrent et la neige couvrit leurs  corps qui formèrent les deux volcans. Popocatépetl nous rappelle parfois qu’il veille toujours et ne s’est pas endormi. 

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LA LEGENDE DES VAGUES

Publié le par INCONNU




Tout le jour, le vent avait soufflé sur la mer. Et la mer s'était faite grise sous le ciel gris. Toute la journée, les vagues s'étaient lancées à l'assaut de la plage et de la falaise, arrachant sables et pierres.

Mais sous le sable, il y avait encore du sable. Et derrière la pierre, il y avait encore de la pierre. Et la mer vaincue, lasse, s'était retirée avec le jour. Maintenant, calme, elle brillait sous les étoiles. Seules, le long de récif, quelques vagues folles faisaient résonner le corail, dans le vain espoir d'atteindre la lune.

Taaora, le grand, avait créé la mer lisse, comme un immense bloc de glace, sans rides, sans mouvements. Et elle s'ennuyait, la mer. Ce n'est pas gai d'être une chose inanimée, figée. Elle résolut de voyager, de dépasser ses frontières. Et elle se mit à monter doucement, doucement, pour recouvrir le monde entier.

Elle savait que cela lui était défendu. Elle avait droit à la moitié du monde, l'autre moitié appartenait aux pierres, aux arbres, aux hommes. Aussi choisissait-elle les nuits les plus sombres, les plus noires. Et elle engloutissait sans bruit les vallées et les montagnes, avec les maisons des hommes.

Mais il ne fallait pas donner l'éveil aux dieux. Elle s'écartait donc soigneusement des lieux du culte et de sacrifices, ces lieux tabou. Elle passait de chaque côté et faisait une île. Les hommes avaient beau s'inquiéter, les dieux les ignoraient.
Et la mer, peu à peu,agrandissait son domaine.

Arai,debout sur la colline qui surplombait son village, voyait la mer s'approcher, nuit après nuit. Les dieux semblaient dormir, et il savait que bientôt il n'y aurait plus de vie humaine. Aussi avait-il décidé d'arrêter la mer. Il avait observé que la mer semblait éviter soigneusement les lieux tabou. Une nuit, il alla dans le plus proche lieu de culte. Il savait qu'en violant le tabou, il risquait sa vie, mais il voulait arrêter la mer.

Il prit une pierre de l'autel, et il lui sembla que la pierre lui brûlait les doigts. Il alla la cacher dans une grotte connue de lui seul et attendit. Il attendit la prochaine nuit. Quand le soir arriva, il alla chercher cette pierre et s'avança vers la mer. Puis, dissimulé derrière un tronc d'arbre, il enfouit la pierre dans le sable. La mer bientôt se mit à monter, à avancer sans bruit, pour surprendre les hommes dans leur sommeil. Elle monta, monta, et ne vit pas le piège. D'un coup, elle recouvrit la pierre sacrée. Déjà il était trop tard. Le dieu, averti, fit éclater sa menace dans un coup de tonnerre qui arrêta la mer.

C'est depuis ce temps-là que la mer et l'homme sont toujours en train de se battre. La mer voudrait bien l'engloutir, mais chaque fois qu'elle bouge, elle fait naître une multitude de vagues bruyantes, qui sont un signal d'alarme, et l'homme a le temps de construire des digues, et la mer, depuis ce temps-là, a toujours pu être repoussée à temps...



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