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2007-02-28T00:01:00+01:00

NATURE ET MONTAGNE

Publié par GASTON REBUFFAT

Les montagnes ne vivent que de l'amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l'herbe s'épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral ; cependant, dans sa pauvreté extrême, dans sa nudité totale, il dispense une richesse qui n'a pas de prix : le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent

Gaston Rébuffat

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2007-02-28T00:00:00+01:00

HARMONIE DU STYLE

Publié par LAMARTINE

LE VALLON

Mon cœur, lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses vœux importuner le sort;
Prêtez-moi seulement, vallons de mon enfance,
Un asile d'un jour pour attendre la mort.

Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.

Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon;
Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.

La source de mes jours comme eux s'est écoulée,
Elle a passé sans bruit, sans nom, et sans retour
Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
N'aura pas réfléchi les clartés d'un beau jour.

La fraîcheur de leurs lits, l'ombre qui les couronne,
M'enchaînent tout le jour sur les bords des ruisseaux;
Comme un enfant bercé par un chant monotone,
Mon âme s'assoupit au murmure des eaux.

Ah ! c'est là qu'entouré d'un rempart de verdure,
D'un horizon borné qui suffit à mes yeux,
J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
A n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux.

J'ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie,
Je viens chercher vivant le calme du Léthé;
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie
L'oubli seul désormais est ma félicité.

Mon cœur est en repos, mon âme est en silence !
Le bruit lointain du monde expire en arrivant,
Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance,
A l'oreille incertaine apporté par le vent.

D'ici je vois la vie, à travers un nuage,
S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé;
L'amour seul est resté : comme une grande image
Survit seule au réveil dans un songe effacé.

Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,
Ainsi qu'un voyageur, qui, le cœur plein d'espoir,
S'assied avant d'entrer aux portes de la ville,
Et respire un moment l'air embaumé du soir.

Comme lui, de nos pieds secouons la poussière;
L'homme par ce chemin ne repasse jamais
Comme lui, respirons au bout de la carrière
Ce calme avant-coureur de l'éternelle paix.

Tes jours, sombres et courts comme des jours d'automne,
Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux;
L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
Et, seule, tu descends le sentier des tombeaux.

Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime;
Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours;
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève sur tes jours.

De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore;
Détache ton amour des faux biens que tu perds;
Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre,
Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon,
Avec les doux rayons de l'astre du mystère
Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence;
Sous la nature enfin découvre son auteur !
Une voix à l'esprit parle dans son silence,
Qui n'a pas entendu cette voix dans son cœur ?

LAMARTINE

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2007-02-27T00:05:00+01:00

PETIT CONTE ARABE

Publié par AL-IBSHÎHÎ

La souris du logis et la souris du désert

On raconte que la souris du logis vit la souris du désert dans la gêne et la peine ; elle lui dit :

-« Que fais-tu ici ? Viens avec moi au logis car il y a toutes sortes d’opulence et d’abondance ».

Alors la souris du désert  vint avec elle.

Mais voici que le propriétaire du logis qu’elle habitait lui tendit un piège, constitué par une brique au-dessous de laquelle il avait placé un bout de graisse. Elle se précipita pour prendre le gras, la brique lui tomba dessus et l’écrasa. La souris des champs s’enfuit, hochant la tête et, étonnée, elle dit :

-« Certes, je vois une grande abondance, mais aussi une grande affliction ; par conséquent, la santé avec la pauvreté me sont plus douces que la richesse qui conduit à ma perte. »

Puis elle s’enfuit vers le désert. 

 

AL-IBSHÎHÎ (1388-1446, XIV°-XV° Siècle)

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2007-02-26T08:40:19+01:00

EXPRESSION

Publié par Domi

Etre à l'ouest

Cette expression de la fin du XXe siècle n'a pas d'origine définie. Plusieurs sources sont proposées pour expliquer l'expression "être à l'ouest", elles sont cependant à prendre avec précaution et, parfois, avec beaucoup d'humour:

La première origine semble venir de l'Angleterre. La locution to go west se serait répandue, lors de la première guerre mondiale, dans les rangs anglais pour signifier "mourir" ou "être tué" à l'image de l'argot des voleurs britanniques où ''to go west" signifiait "être pendu". Elle serait ensuite restée en France en faisant allusion à une hébétude latente et non plus à la mort.

La seconde se base sur un fait historique et géographique: "Etre à l'ouest" signifierait dans le monde du théâtre "être éperdu de fatigue en rentrant chez soi". Il faut savoir, pour comprendre cette origine, qu'au début du XXe siècle les ateliers de décors et les théâtres se situaient à l'est de Paris (Pantin) alors que les logements des acteurs se trouvaient à l'ouest (Saint Clous). Par conséquent, après la représentation, les comédiens fatigués, rentraient chez eux ... "à l'ouest".

La dernière, pour le moins amusante, fait référence à l'éternelle étourderie du rêveur Professeur Tournesol et plus particulièrement à ses obsessions. En effet, dans Le trésor de Rackham le Rouge, Tryphon répète sans cesse qu'il faut chercher le trésor "à l' ouest". Cette obnubilation, ajoutée à l'état récurrent de rêveur du célèbre Professeur, aurait ainsi donné naissance à l'expression "être à l'ouest" pour désigner quelqu'un de fatigué, qui a la tête ailleurs et qui se trompe ... bref quelqu'un "à côté de la plaque"!

Terminons cette explication avec deux constations trouvées sur internet (langue sauce piquante), d'une pertinence indéniable, et écrites par des personnes non dépourvues d'humour:

- Il existerait un proverbe chinois, du reste absolument logique, qui dirait sentencieusement: "Si tu vas trop à l'ouest, tu te retrouveras à l'est".

- "Si "être à l’ouest" et "être à côté de la plaque" ont un sens si apparenté, c’est que la dite plaque doit être tectonique. Il est donc inévitable que nous nous trouvions un jour ou l’autre à côté de la plaque qui dérive sans doute vers l’est."

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2007-02-25T00:00:00+01:00

RETOUR DE VACANCES

Publié par Domi

http://blog4.lemondeinformatique.fr/

Bonjour à tous,

Me voilà de retour parmi vous.

Je suis ravie de vous retrouver après cette  semaine de vacances et je vous remercie pour tous vos nombreux commentaires que j'ai lus avec beaucoup d'attention et auxquels je prendrai le temps  de répondre petit à petit …

J'espère que votre semaine s'est bien passée que vous ayez travaillé ou encore flâné.

Je vous souhaite une très bonne journée et je vous dis à lundi pour mes prochains articles.

Amitiés

DOMI 

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2007-02-16T00:04:00+01:00

REVES

Publié par Charles BAUDELAIRE

Des rêves! toujours des rêves! et plus l'âme est ambitieuse et délicate, plus les rêves l'éloignent du possible.

Petits poèmes en prose ou Le Spleen de Paris (1862), L'Invitation au voyage
Charles Baudelaire

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2007-02-16T00:00:00+01:00

POESIE

Publié par Tiffany SCHNEYWLY

http://www.citrouillecoccinelle.com

 

Petite fée

par Tiffany Schneuwly (Suisse)
Reçu le 06 septembre 2004

 

La fillette en s'endormant,
Découvre un monde d'enchantement.
Elle rêve d'une petite fée,
Qui serait avec elle pour l'éternité.

Elle est si seule, si délaissée.
Elle aimerait tant être aimée.
Alors voyant cette créature,
Elle sourit, elle se rassure.

Quand l'ennui l'enveloppe à nouveau,
Elle repense à ce pays si beau.
Il est enfoui en elle,
Elle aime cette vie surnaturelle.

Elle s'évade dans ces cieux,
Aussi magnifiques que des yeux bleus.
Elle oublie ainsi la méchanceté,
Qui émane de ces gens prêts à déchirer.

Les sentiments, les mots d'amour,
Les « je t'aime » depuis toujours,
Sont souillés par cette haine
Qui coule dans nos veines.

C'est là-bas qu'elle va chercher l'espoir.
Derrière ces mille miroirs,
La force de croire encore
En ces personnes qu'elle aime si fort.

Elle n'abandonnera pas,
Avec sa petite fée dans ses bras.
Elle fera tout pour un monde meilleur,
Tout pour le bonheur.

Cette petite fille dont je vous ai parlé,
N'est autre que celle de mon passé.
Mais elle vit toujours en moi,
Elle me redonne la foi.

Je ne peux me passer de sa présence.
On a tous besoin de notre enfance,
Ne serait-ce que pour chasser la souffrance,
Du monde de l'adolescence.

C'est à travers le regard d'un enfant
Qu'on aperçoit la magie et qu'on comprend,
La douceur du mot rêver,
Le besoin d'amour et d'amitié.

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