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2014-10-31T19:12:07+01:00

Ange gardien protecteur invisible ... ami ♥

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
Quand nous nous sentons perdus dans la vie, il y a toujours un ange  pour parvenir au fond de notre cœur et nous indiquer le chemin du retour.

Quand nous nous sentons perdus dans la vie, il y a toujours un ange pour parvenir au fond de notre cœur et nous indiquer le chemin du retour.

J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer.
Michel-Ange

Les nouveau-nés sourient aux anges dit-on. Et en effet si les anges sont ces riens qui pour un rien parfois donnent des ailes.
Maryline Desbiolles

Les anges ont besoin qu'on leur suppose un corps. Non pour eux-mêmes, mais vis-à-vis de nous.
Saint Thomas d'Aquin

Je ne vois pas bien pourquoi les hommes qui croient aux électrons se considèrent comme moins crédules que les hommes qui croient aux anges.
George Bernard Shaw

Tout mortel a le sien : cet ange protecteur, cet invisible ami veille autour de son cœur.
Alphonse de Lamartine

Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix ...Dans chaque petite chose , il y a un Ange.”
Georges Bernanos

Les anges sont des êtres de vapeur et d'écume, ils n'ont pas de mains, ils n'ont pas de pieds, ils n'ont qu'un sourire incertain avec du blanc autour.
Daniel Pennac

http://www.allposters.fr/-st/Elvira-Amrhein-Affiches_c81759_.htm

Ange gardien protecteur invisible ... ami ♥

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2014-10-30T18:28:46+01:00

CROYEZ-VOUS AU DIABLE

Publié par Dominique GARBIN

    

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Le mal est séduisant et beaucoup d'entre nous sont victimes des attraits pervers de ce monde…

Deux jeunes garnements traînaient à la nuit tombée dans les ruelles de Tocqueville. Depuis quand et pourquoi ils vagabondaient, ils l'ignoraient à présent. Tout ce qu'ils souhaitaient, c'était de ne plus voir leur parent et ils pensaient être assez matures pour affronter les dangers de la vie.

Un soir, alors qu'ils squattaient le banc du parc de la mairie, un homme grisonnant avec un pardessus noir s'approcha d'eux : "- Je ne suis pas de la région, pourriez-vous m'indiquer où se trouve le bar des damnés ? ". Le plus jeune interloqué, ne bougea pas et continua la lecture d'un petit bouquin qu'il venait de trouver dans la poubelle du parc. Le plus âgé répondit :"Et pourquoi pas le bar du paradis pendant que vous y êtes ? ". L'homme visiblement amusé eut des étincelles dans les yeux que le plus jeune remarqua en levant la tête de son livre. Il mit un coup de coude dans les côtes de son ami qui réagit vivement :"- Mais qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi me frappes-tu ?". L'homme impassible reprit :"-Je me passe de tes commentaires, je veux juste savoir si tu peux me conduire jusqu'à ce bar qui se situe en dehors de la ville" et pour mieux appâter le jeune, il sortit de sa poche un billet très soigneusement plié :"- Si tu acceptes de m'aider, il y aura d'autres billets pour toi". Le plus jeune essaya de le dissuader, mais son ami têtu suivit l'étranger.

Les ruelles de la petite ville de Tocqueville se vidaient peu à peu et devinrent désertes. Une brume dense descendit brusquement sur le parc. Le plus jeune sentit un malaise l'envahir et fut très effrayé quand l'homme lui tourna le dos pour s'éloigner avec son ami…C'était impossible, il devait rêver, une queue fourchue dépassait de son manteau et se balançait de gauche à droite. Il mit le petit livre dans sa poche et il les suivit discrètement. Il ne pouvait pas abandonner son ami. Ils marchèrent longtemps jusqu'à la sortie de la ville. Le plus jeune ne se rappelait pas être parti aussi loin de chez lui.

Parvenus devant le bar des condamnés, l'homme entraîna le plus grand à l'intérieur pour boire et jouer aux cartes. L'ambiance du bar était singulière mais devant l'intérêt que lui portait l'assistance, le plus grand se sentit important et n'avait nullement l'intention de repartir. Soudain, il vit le plus jeune peu discret le surveiller par la baie vitrée du bar. Il lui faisait de grands signes pour attirer son attention. Le plus grand voulut sortir pour lui parler mais l'homme assit à côté de lui, posa sa main sur son épaule et lui murmura une phrase à l'oreille. Le plus grand continua à jouer aux cartes.

Le plus jeune réalisa qu'en entrant dans le bar avec l'étranger, son ami avait perdu toute sa volonté. Il était le prisonnier de cet homme maléfique. D'ailleurs, l'homme tourné vers lui, lui fit un clin d'œil en riant très fort, ce qui déclencha l'hilarité de tous les clients du bar. Il fallait agir rapidement, il cogna aux carreaux du bar de toutes ses forces. L'étranger agacé, envoya le patron du bar pour dissuader le plus jeune :"-Qu'est-ce que tu veux petit moucheron ?

- Je veux jouer au poker avec mon ami et cet homme dit-il bravement !

- Je te conseille vivement de rentrer chez toi. Tu n'as rien à faire ici, tu es bien trop jeune.

- Mon ami n'est guère plus vieux que moi !

- Ce n'est pas beau de mentir, ton copain a plus de 17 ans, il a choisi de suivre notre maître…".

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que le plus jeune lui mit un coup de pied dans la jambe pour que l'homme en colère, l'attrape et le fasse entrer dans le bar. Sa ruse fonctionna à merveille puisqu'il se retrouvait devant la table de poker : "- Ce vaurien vient de m'agresser ! dit le patron furieux.

- Peu importe dit l'étranger. Pose le parterre. J'aime l'audace de ce gamin. S'il veut entrer dans le cercle, je n'y vois aucune objection". Le plus jeune s'assit à côté de son ami. Ils jouèrent aux cartes jusqu'au début du jour… Le grand eut la chance du débutant et ensuite il perdit beaucoup d'argent et jusqu'à son âme. En effet, au cours de la partie, l'homme maléfique exigea du grand d'apposer sa signature sur un petit livre. Quand il somma au petit de le signer, un jeune homme d'une très grande magnificence appuyé contre le mur intervint : "- Que tu prennes l'âme du grand, je ne suis pas contre, mais tu n'as pas le droit de prendre l'âme du plus jeune. C'est une âme pure, tu dois le laisser partir.

- Tais-toi Ezéchiel ! Estime-toi heureux que tu puisses rester dans cet endroit.

- Cette zone est une zone transitoire et ce n'est pas toi qui décide où je dois me trouver. Je suis là pour être bien sûr que tu ne prennes pas d'autres âmes que celles qui te sont destinées. Si tu prends l'âme du plus jeune, tu auras des comptes à rendre …

- Je suis le serviteur de personne et toi, tu n'es qu'un ange déchu qui lèche les bottes de son patron pour regagner ses ailes !" et il envoya Ezéchiel d'un geste violent valdinguer contre le mur. L'ange ne se releva pas.

 Nos deux jeunes amis ne comprenaient plus rien et commençaient à paniquer. Le grand se leva sur-le-champ et agrippa le petit par sa veste. Il dit à l'homme maléfique d'un air niais :"- Le jour se lève, il faut que je rentre chez moi, mes parents doivent être inquiets". Tous les clients du bar rigolèrent et soudain l'ambiance redevint pesante. L'étranger se leva provocateur: "- Tu crois que je vais te laisser partir ?

- Et pourquoi pas ? lui dit le grand sur le même ton railleur.

- Tu as oublié un détail, c'est que tu as accepté de jouer volontairement et que tu as signé mon livre. A présent, tu m'appartiens corps et âme. Le plus grand ne riait plus :"- Mais qui êtes-vous ?"

Ezéchiel remit de sa chute, se releva et expliqua aux jeunes gens : "- Je vous présente le diable, il chasse les âmes damnées toutes les nuits et il veut vous conduire aux portes de l'enfer".

Le plus jeune n'avait donc pas rêvé. L'homme devant lui, était bien Satan en personne. Une idée géniale lui traversa alors l'esprit et pendant que tout le monde s'affairait à discuter, il prit discrètement le livre du diable sur la table de poker et l'échangea contre le livre qu'il avait trouvé dans la poubelle du parc. Ils étaient très semblables, le diable n'y verrait que du feu (pardon c'était tentant  !). Le diable ouvrit une trappe derrière le comptoir du bar et dit au plus jeune : "- Tu as 5 minutes pour partir, sans quoi je te réserve le même sort que ton ami !". Mais le plus jeune nullement démonté :"- Tu ne peux pas l'emmener, mon ami s'est moqué de toi, il ne sait pas écrire et il a fait une croix à la place de son nom de famille". Le diable hurla :"- Qu'est-ce que tu racontes, tu imagines qu'il est aussi facile de berner le diable ?

- Vérifiez vous-même si vous ne me croyez pas insista le plus jeune en souriant.

Le diable prit le livre et il n'eut pas le temps de l'ouvrir car il fut projeté dans le gouffre de l'enfer. Ezéchiel eut juste le temps d'attraper le plus grand pour qu'il ne l'emporte pas avec lui. Aussitôt , le bar des condamnés disparut. Les deux gens complètement déroutés virent alors Ezéchiel ramasser le livre que le diable avait laissé tomber sur le sol. "-Décidément, les voies du Seigneur sont impénétrables, je retrouve ma bible que j'avais jetée dans élan de haine envers Dieu qui m'a déchu et elle vous aide à vous sortir des griffes du malin. Les deux gens tellement contents d'être encore en vie se hâtèrent de retrouver leur famille. Quant à Ezéchiel, il fut pardonné de ses fautes et regagna ses ailes d'ange.

 

Dominique GARBIN (1 mai 2007 )

 

BONNE LECTURE ET N'HESITEZ PAS A ME LAISSER DES COMMENTAIRES SUR CE CONTE

 

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Toutes les textes présentés dans le cadre des contes d'Arcane Name, restent la propriété de l’auteur © Toute utilisation commerciale ou production même partielle sans autorisation fera l'objet de poursuites. 

 

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2014-10-29T18:32:22+01:00

REUSSIR AU QUOTIDIEN

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
REUSSIR AU QUOTIDIEN

"Souvenez - vous de cette maxime: Quand vous changez votre façon de voir les choses, les choses que vous voyez changent. La façon dont vous percevez les choses qui vous entourent est un outil extrêmement puissant qui vous permettra d'obtenir tout ce que vous désirez."

WAYBE W.DYER

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2014-10-26T21:37:18+01:00

Tomoe Gozen Femme Samouraï

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
Tomoe Gozen Femme Samouraï

" Tomoe était particulièrement belle, à la peau blanche, les cheveux longs, et de caractéristiques de charme. Elle était aussi un archer remarquablement forte, et comme un épéiste elle était un guerrier vaut mille, prêt à affronter un démon ou un dieu, monté ou à pied. Elle a traité chevaux ininterrompue avec beaucoup de compétence; Elle montait vers le bas des descentes périlleuses indemne. Chaque fois qu'une bataille était imminente, Yoshinaka son envoyé comme son premier capitaine, équipés d'une forte armure, une épée surdimensionnée, et un arc puissant; et elle a joué plusieurs actes de bravoure de l'un de ses autres guerriers.


Heike MONOGATARI

Tomoe Gozen Femme Samouraï
Tomoe Gozen Femme Samouraï

 

Dame Tomoe ou Tomoe Gozen est une femme samouraï japonaise dont l’histoire est entrée dans les légendes populaires au point que la vérité se mélange souvent au mythe.

Réputée pour ses talents en équitation, tir à l’arc et kenjutsu (art du sabre des samouraïs), Tomoe accompagne son mari, le général Minamoto no Yoshinaka, sur les champs de bataille. Ensemble, ils combattent lors de la guerre de Gempei, guerre civile de l’ancien Japon (1180 – 1185) qui voit l’affrontement de deux clans, les Minamoto et les Taira, lors d’une querelle de successions pour le trône impérial. Un roman guerrier, le Heike Monogatari, décrit leurs exploits.  Respectée par les hommes, Tomoe est l’un des capitaines de son mari et mène ses troupes au combat.

Yoshinaka repousse les Taira dans les provinces de l’ouest et cherche à prendre le contrôle du clan Minamoto. En réaction, le chef du clan, Minamoto no Yoritomo, lui envoie ses troupes. Le 21 février 1184, les deux armées s’affrontent lors de la bataille d’Awazu. Les hommes de Yoshinaka sont largement surpassés en nombre et, avant de mourir, le général ordonne à Tomoe de fuir, ne souhaitant pas mourir avec une femme.

La suite diffère selon les versions : selon certains, Tomoe tue Uchida Ieyoshi, un samouraï ennemi, puis prend la fuite en emportant la tête de son mari. Pour d’autres, elle reste auprès de son mari et meurt avec lui. Par la suite, elle abandonne les armes et certains disent qu’elle devient une religieuse bouddhiste.

L’histoire de Tomoe Gozen, héroïne bien connue au Japon, s’est propagée dans la culture populaire jusqu’à devenir une légende. Dans la culture populaire contemporaine, son personnage apparait dans plusieurs films, jeux vidéos et mangas.

Liens utiles

La fiche Wikipédia de Tomoe Gozen

 

Tomoe Gozen Femme Samouraï

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2014-10-26T11:13:34+01:00

RESISTER ET... SOURIRE

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
RESISTER ET... SOURIRE

J’aime bien ce verbe « résister ». Résister, à ce qui nous emprisonne, aux préjugés, aux jugements hâtifs, à l’envie de juger, à tout ce qui est mauvais en nous et ne demande qu’à s’exprimer, à l’envie d’abandonner, au besoin de se faire plaindre, au besoin de parler de soi au détriment de l’autre, aux modes, aux ambitions malsaines, au désarroi ambiant.

Résister, et… sourire.

Emma Dancourt

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2014-10-24T13:43:03+02:00

TRICOTEUSE DE COEUR

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
TRICOTEUSE DE COEUR

Les couleurs sont  très présentes dans notre vie, elles influencent nos états d'esprit, nos sentiments, elles nous donnent la force d'avancer ou nous enfoncent dans un mutisme profond. De plus, selon les pays, les cultures et les époques, les couleurs revêtent des significations différentes parfois aux antipodes de celles des cultures voisines ; comme le blanc associé en Occident à la pureté, alors qu'il est lié au deuil dans la plupart des pays asiatiques. Porteuse d'un sens et d'une symbolique, la couleur ne peut donc être choisie à la légère. Ensuite vient la question du bon goût et de l'harmonie, tout le monde n’a pas la même vision osée du monde.  Lucas et Juliette à travers mon conte, nous apprennent parfois que les couleurs nous en font voir de toutes les couleurs.

Comme chaque jour, Juliette se rendait à son travail, une petite agence de presse en banlieue parisienne. Elle écrivait une rubrique pour les cœurs brisés et le plus drôle dans l’histoire, c’est que Juliette n’avait jamais connu le grand Amour, celui que toutes les femmes cherchent ardemment mais elle ne désespérait pas. Cependant ce jour-là, la directrice de son journal lui annonça son renvoi pour «- Des raisons économiques » lui dit-elle et également parce que c’était la dernière embauchée dans cette agence. Juliette effondrée maudit le ciel et repartit abasourdie chez elle. Elle habitait une petite maison très pittoresque que lui avait léguée sa grand-mère après sa mort. Elle a hérité également de Black Jack, un vieux labrador qui ne respectait en rien les règles de la bienséance. Mais peu importe, elle l’aimait quand même !

Loin de se décourager Juliette s’installa dans le fauteuil de sa grand-mère, où en général, elle trouvait toujours l’inspiration mais à son grand désarroi, rien ne vint… C’est à ce moment-là qu’elle vit un jeune garçon sous sa véranda discutant avec Black Jack ;  il lui caressait le haut de la tête prudemment et lui parlait doucement. Juliette s’approcha discrètement  de la porte pour éviter de lui faire peur et lui dit : « - Comment as-tu fait pour entrer ? En général, mon chien n’aime pas les étranger ». L’enfant surpris de voir Juliette lui répondit très effronté « - Facile, il suffisait de lui donner des friandises tous les jours et il m’a laissé entrer »  et Juliette calmement « - Je vois … mais Monsieur je sais tout doit savoir également  que le sucre quel qu’il soit est très mauvais pour les chiens » et l’enfant mutin « - Pourtant, il n’a pas l’air d’aller mal ». Juliette trouvait cet enfant impoli mais resta impassible. Elle l’invita à entrer et lui proposa de manger des crêpes avec elle. L’enfant suivit Juliette sans hésitation et s’installa sur une chaise dans sa cuisine sans attendre qu’elle l’y invite. Juliette aimait déjà ce môme … Il lui permettait pendant un instant d’oublier tous ses soucis. Tout en faisant ses crêpes, elle tenta une approche en le questionnant « - Je m’appelle Juliette et toi ? »,  « - Lucas »  « - Et tu n’es pas au collège ?» ; «- Non, pas envie aujourd’hui » « Et pour quelles raisons tu n’as pas envie ?» et là elle vit le visage de Lucas devenir très triste et il lui dit : « -  Finalement je n’ai pas envie de vos crêpes » et il repartit comment il était venu en laissant Juliette perplexe. Le lendemain, elle essayait d’écrire quand  Lucas vint lui rendre une nouvelle visite, il saluait toujours Black Jack en premier comme un rituel. Pour ne pas l’effrayer Juliette le laissa entrer sans rien dire ; il s’assit en face d’elle l’observant sans rien dire.  Il devait avoir 12 ou 13 ans, un petit brun un peu pâlot, avec de grands yeux noirs, il avait des  cheveux longs soyeux et dégageait une sacrée détermination. Puis son regard fut attiré par des pelotes de laine et des aiguilles à tricoter posées délicatement sur un petit guéridon à côté du fauteuil où trônait  Juliette. Lucas se pinça les lèvres  et  brutalement rompit le silence « - Tu tricotes ? ». Juliette sourit « - Oui, je tricotais » ; « - Pourquoi as-tu arrêté ? » ; « - Je n’ai plus le temps avec mon travail » ; « - Dommage » lui répondit Lucas ; «- Et pourquoi dommage ? » demanda Juliette ; «-Personne n’a jamais pris le temps de me faire un pull en laine »

Juliette se souvint alors de son dernier tricot qui fut pour sa grand-mère quand elle lui fit ses adieux avant son décès; triste période où elle ne voulut plus tricoter et n’envisagea sa vie qu’à travers son boulot mais maintenant qu’elle n’avait plus de travail ? N’était-il pas bien pour elle de reprendre ses aiguilles pour aider ce jeune garçon. Elle lui répondit : «-II faut alors qu’on apprenne à se connaître un peu mieux, pour que je puisse choisir les bonnes couleurs pour ce pull ». Lucas étonné par la réponse de Juliette  « -Alors pourquoi tes pelotes de laine sont toutes blanches sur le guéridon ? ». C’est alors que Juliette lui proposa un jeu  «-Est-ce que tu crois à la magie Lucas ? », Lucas moqueur rit. Juliette sereine  « - Au moins j’aurais réussi à te faire rireVoilà ce que je te propose de choisir trois vœux ; tu peux les confier à Black Jack si c’est plus facile pour toi et tu passeras juste me voir pendant les trois jours qui suivent » « - Et que va-t-il se passer ? » demanda Lucas très intrigué «- C’est la surprise ». Lucas repartit chez lui. Juliette pensa qu’il avait du la prendre pour une illuminée et qu’il ne reviendrait pas et pendant un moment, ce fut le cas, l’enfant ne vint pas.  Le jour où elle se disait qu’elle ne le reverrait plus ; il se trouvait devant son portail et discutait avec Black Jack en repartant  presqu’aussitôt. Le bon vieux chien entra dans le salon et se dirigea vers le guéridon, il prit délicatement une pelote de laine blanche dans sa gueule qui devint bleu comme par magie, Juliette sourit et caressa son chien tout en reposant la pelote de laine bleu sur le guéridon …. « - Nous sommes sur la bonne voie » dit-elle à son chien. Il y eut deux autres jours où Lucas revint voir le vieux labrador et le rituel continua ; il venait à chaque fois choisir une pelote de laine blanche qui devenait ensuite d’une couleur différente. Juliette pouvait maintenant tricoter, ce qu’elle n’avait pas fait depuis longtemps mais c’est comme le vélo rien ne se perd. Le tricot n’avait aucun secret pour elle, et ses petites mains agiles de tricoteuse s’agitaient gaiment en croisant habilement  ses aiguilles à tricoter pour réussir le plus beau pull qui soit. Elle ne devait pas décevoir Lucas.

Lucas revint voir Juliette un peu plus tard. Il était pressé de poursuivre son jeu. Il entra dans la maison, Juliette était absente et il n’y avait que le vieux chien pour l’accueillir joyeusement. Son regard fut attiré à nouveau par les pelotes de laine sur le guéridon ;  Il y avait une pelote de laine bleu, une de couleur marron et la dernière toujours blanche. L’enfant déçu de n’en savoir plus dit au chien «- Je savais que c’était nul, les adultes ne comprennent rien aux enfants et ce n’est pas ces pelotes de laine ou un vulgaire pull qui vont m’aider » et il renversa violemment le guéridon sur le sol. N’ayant plus de nouvelles de l’enfant Juliette fit une enquête dans son voisinage pour savoir où habitait l’enfant, elle avait terminé son pull et voulait lui offrir mais sans succès personne ne savait.

Le destin a réuni Juliette et Lucas une nouvelle fois.  Elle avait déposé un CV dans un collège près de chez elle et ils  acceptèrent de lui confier un poste de professeur d’art plastique dans un collège et la classe de Lucas était dans son planning ; il fut très surpris de la voir entrer dans sa classe et expliquer « le pouvoir des couleurs » aux autres élèves. Ce fameux code de couleurs si important dans la vie et Il se souvint des couleurs des pelotes de laine chez Juliette et ses  trois vœux à Black Jack :

Une pelote de laine  bleu comme le ciel bleu ou la mer qu’il rêvait de voir depuis son plus jeune âge, ses copains  partaient souvent au bord la mer … pas lui.

Une pelote de laine blanche, comme  la lumière, la pureté, l’amour d’une mère qu’il n’a jamais connue…  Il a toujours été trimbalé en familles d’accueil.

Une pelote marron  couleur de la terre, couleur douce,  chaude, rassurante et presque maternelle. Ni triste, ni joyeuse comme un bon chocolat chaud qui rassure et amène de la douceur. Lucas venait de comprendre le message de Juliette.

Après les cours Lucas courut chez elle pour lui parler. Il entra impatient dans le salon de la jeune femme et vit sur son fauteuil  le plus fabuleux des pulls en laine qu’il n’ait jamais vu. Est-ce le pull ou le mélange des couleurs mais il n’avait qu’une envie : le porter ; il enfila le pull et il fut pris d’un sentiment de douceur, et d’apaisement. Il savait maintenant qu’il y aurait Juliette présente pour lui et qu’elle saurait l’écouter. Juliette qui l’observait de son jardin avec émotion comprit peu à peu que nos façons d’aimer étaient multiples ; on ne choisit pas d’aimer quelqu’un, cet amour s’impose parfois à nous-mêmes selon notre vécu et notre conception du bonheur. Elle rejoint Lucas et son chien dans la maison. L’année prochaine, ils iront ensemble à la mer.

 

Dominique GARBIN

La Sorcière d'Arcane

14 Octobre 2014

PS : il est rappelé que ce texte est propriété exclusive de l'auteur et qu'il est interdit de le recopier ou de l'utiliser à toutes fins commerciales sans mon autorisation.

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2014-10-23T11:32:05+02:00

FANTASME D'UN SOIR D'UNE DAME DAMNÉE...

Publié par DOMINIQUE GARBIN

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Dans un couloir de château, une Dame blanche damnée errait comme une âme en peine. L’endroit froid et obscur dissuadait toutes les bonnes âmes qui s’enfuyaient, pleurant leurs Amours disparus ou perdus.  Pourtant au fond  de ce couloir dans une pièce un peu moins obscure, vivait un foyer généreux dans un âtre de cheminée d’un autre temps ; là, siégeaient de mystérieux hommes sans visage que la Dame blanche ressentait comme de funestes étrangers. Ils discutaient âprement en l’observant ou en lui tournant le dos de temps à autre, pour éviter qu’elle entende leurs discours effrontés. Elle aurait aimé les rejoindre mais l’entrée de cette pièce lui était interdite à jamais ; On lui disait que seul l’amour d’un de ces étrangers aurait pu sauver son âme… Souffrant du temps qui défilait fatalement, elle chantait tous les soirs, réitérant et multipliant ses tentatives d’accès à cette magnifique pièce; mais les hommes agités, l’ignoreraient. Pourtant un soir, alors qu’elle chantait "le requiem de l’Amour", les traits du visage de l’un des hommes se dessinèrent peu à peu. Plus elle chantait, plus elle commençait à étouffer, plus son cœur palpitait et dérivait, jusqu’à son esprit qui se remémorait les instants passés. Cet homme dont elle distinguait enfin le visage aurait pu la sauver, mais elle se souvenait maintenant, elle l’avait cruellement ignoré et blessé, donc peu de chance de le voir abdiquer. Pourtant l’homme aimant et volontaire se dirigea vers sa bien-aimée en danger ; les étrangers sans visage l’entourèrent pour l’empêcher d’avancer. L’homme dans un élan désespéré, attrapa un seau d’eau, le jetât pour éteindre le feu de cheminée. C'est alors que les hommes étrangers disparurent dans un dernier crépitement … et une nouvelle aube naquit… la Dame blanche pardonna à son bien –aimé et les amantsl  furent réunis à jamais.

 

Dominique GARBIN

La Socricère d'Arcane

18/02/2013

 

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