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2006-07-30T23:00:00+02:00

RANCUNE

Publié par PETRONE

" La neige séjourne longtemps sur les sols pierreux, mais disparaît vite sur les terres cultivées. "

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2006-07-30T23:00:00+02:00

JE PARS DANS LE VENT

Publié par Paul Emile Victor

Je pars dans le vent probablement vers le néant.

Mais si ce néant s'avérait être un trésor, je me battrais contre les puissances des ténèbres pour faire entendre ma voix enrichie de cette expérience nouvelle, pour vous dire la promesse que j'aurais arrachée au silence. Afin que vous sachiez que mon coeur est devenu plus riche, mon âme plus universelle. Que vous sachiez qu'après il y a quelque chose, autre chose. Autre chose qui ne peut être que Dieu, qui est en réalité Vous. L'homme matériel que nous sommes ne peut l'imaginer, et encore moins l'appréhender. Mais je me battrai.

Je n'ai pas peur de mourir. C'est le destin de tout ce qui vit, et qui ne vit que parceque la mort en marque la fin.

Mais ce qui me navre - ô combien ! -  ; c'est de m'arrêter d'aimer. L'important n'est pas tant d'être aimé, d'avoir Dieu dans son coeur, mais d'être dans le coeur de Dieu. Ainsi l'amour n'est-il plus un sentiment ponctuel, égocentrique, mais universel. Il englobe tout autour de soi et, plus que tout autre sentiment, apporte la plénitude, le calme, la joie, le bonheur, la compréhension et la tolérance, mais aussi l'enthousiasme, la rage de vivre.

Paul-Emile Victor (1907-1995), 1993 publié par Colette Victor, Le coeur d'un couple, Ed. R. Laffont

 

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2006-07-30T23:00:00+02:00

LE PROCES D'UNE CHENILLE

Publié par Dominique CURCIO
 

Il y a de ceci bien longtemps. Plus de mille ans. On devait être en juin. En plein champ, à trois lieues de la plus proche maison, au pays des insectes et des fleurs. Un après-midi. Il faisait soleil tout le long du ruisseau, car un ruisseau passait par là. Sur les deux rives, des criquets cachés dans le trèfle s'injuriaient à pleine tête, comme des gamins qui se disent des noms.

Pas de travaillants autour avec leurs chevaux et leurs pelles. Personne. La terre inventait la moisson, toute seule, dans la paix, comme elle le fait toujours en juin. Sur l'eau tiède du ruisseau, deux patineuses se promenaient d'avant et à reculons; leurs ailes faisaient comme des coiffes blanches au soleil. On aurait dit deux religieuses qui marchaient dans la cours du couvent. Il devait être quatre heures de l'après-midi, l'heure des visites ou de la récréation.

Les deux patineuses au milieu du ruisseau, loin des oreilles tendues pour tout savoir, bavardaient chacune leur tour, penchant la tête de côté, sans tourner le visage, comme font les soeurs.

La plus vieille disait à sa compagne :

"- Tu sais ce que j'ai appris en passant chez les bleuets tout à l'heure?

- Non, fit la plus jeune.

- Eh bien, c'est demain que le procès commence!

- Le procès de la chenille? Alors, on y va. Mais qui te l'a dit?

- Un hanneton. Je filais par ici tout à l'heure, reprit l'aînée, et un hanneton m'a crié en passant : Demain matin, après la rosée, le procès commencera. Soyez-y! Rendez-vous au kiosque, cinquième piquet, où se donnent habituellement les concerts d'été. Dites-le à votre famille, tout le canton y sera!"

En effet, le matin-même, on avait surpris sur le petites heures, une chenille verte, saoule de miel, dans la corolle d'un lys blanc. Une araignée, qui tissait juste au-dessous, l'avait aperçue et avait donné l'alerte. Aussitôt, deux abeilles policières, guidées pas les petits fanaux des mouches à feu, étaient accourues pour arrêter la voleuse de miel.

Pauvre voleuse ! On l'avait roulée au cachot, dans une galerie souterraine, chez les fourmis, entre deux haies d'insectes qui hurlaient leur colère au passage. L'araignée était si indignée du scandale, paraît-il, qu'elle offrit gratuitement son fil pour lier la coupable. Elle la lia si bien que la chenille avait disparue sous les câbles, recouverte comme une momie.

Un gros barbeau, le juge de la place, avait fixé le procès au lendemain, après la rosée, dans le kiosque d'un piquet. Plusieurs places étaient déjà retenues. Tout le monde en parlait. Tout à l'heure, les criquets ne s'injuriaient pas, ils discutaient la chose, comme des commères, chacune de leur fenêtre.

À bonne heure, le lendemain, tout un peuple d'insectes attendait sur le terrain : des criquets du voisinage avec des petits manteaux noirs, luisants comme de l'écaille; des faux bourdons en vestes jaunes; plusieurs araignées assises sur leur ventre et qui roulaient nerveusement leur peloton de fil; plus en arrière, des fourmis qui élevaient des petits murs de sable, où elle grimperaient tout à l'heure pour mieux voir; et des cigales qui plaçaient tout ces gens en faisant beaucoup de bruit avec leur sifflet.

Enfin, le barbeau-juge entra, solennel. La salle se leva en silence. Suivi de plusieurs barbeaux plus jeunes, le juge s'installa sur une feuille d'érable qu'on avait étendue au milieu. La Cour était ouverte. Les deux abeilles policières, sur un signal, amenèrent l'inculpée sur leurs épaules et brutalement la culbutèrent sur le tapis. Elle roula inerte, sans se plaindre. Il y eut un frisson dans l'auditoire. On dût sortir deux jeunes éphémères qui avaient perdu connaissance.

Alors, l'avocat des fleurs, une guêpe savante, débita avec chaleur l'acte d'accusation, toute la marche du drame : comment la chenille s'était faufilée dans le lys, son entrée avec effraction dans la chambre à miel, sa saoulade et sa soufrance, l'agonie, puis la mort du beau lys blanc. Voilà qui était bien dit. L'avocat fut interrompu plusieurs fois par des applaudissements, des réflexions et même des huées.

Le barbeau-juge demanda le silence parfait pendant que le jury réfléchissait. Il réfléchit, et par la bouche du plus vieux, une puce qui se grattait toujours, déclara ceci : "Nous avons trouvé la chenille coupable!".  De toutes les loges d'insectes sortit un grand brouhaha. Quelques-uns étaient pour, d'autres contre.

Enfin, le juge se leva et dit : "-La chenille est coupable. Mais devant des opinions si partagées, nous ne pouvons la condamner à mort.

Plusieurs crièrent : "L'exil ! L'exil !". Ce qui fut décidé. Aussitôt, quatre hannetons cassèrent des brins de foin, les plièrent pour faire un radeau, qu'ils traînèrent jusqu'au ruisseau. La foule entière se rua à leur suite. Les maringouins, les mouches, les pucerons, tous, pêle-mêle, étaient sur la grève. Les guêpes applaudissaient. Les abeilles avaient toute les misères du monde à retenir les bourdons qui voulaient assomer la chenille cachée dans son cocon.

Les criquets faisaient de la cabale, essayaient de soulever les discussions, et plusieurs fourmis retournèrent à l'ouvrage, la tête basse, trop émues pour assister à l'embarquement. Les grandes libellules aux fragiles ailes étaient déjà parties en vitesse pour annoncer la nouvelle dans leur marécage.

De force, la prisonnière fut déposée au milieu du radeau. Beaucoup la croyait morte, parce qu'elle était immobile. La méchante araignée s'avança et, avec beaucoup d'orgueil et de malice, ligota son ennemie au plancher du radeau. Enfin, trois insectes patineurs, sur l'ordre du juge, sautèrent sur l'eau et à grands coups de patins, poussèrent le petit navire jusqu'au courant. Et le petite navire descendit doucement vers l'exil, ballotté par les vagues qui faisaient des petites glissoires.  Les deux rives étaient noires d'insectes. Un grand nombre pleurait, d'autres se réjouissaient.

Soudain ! Ah... non. C'est difficile à dire, et incroyable, la chose que l'on vit. "Regardez, regardez !" Cria de toute sa force un maringouin. Et dans la stupéfaction et presque la terreur, on vit une chose extraordinaire : le cocon s'agiter follement, se percer, se fendre, s'ouvrir, et deux grandes ailes jaunes se déplier au soleil, s'étirer, apparaître tachetées de points noirs; des ailes cendrées de poudre d'or avec des dessins dessus, des ailes magiques, brillantes, qui battaient l'air, laissant le radeau continuer seul, passer triomphantes, majestueuses, dans l'avant-midi, au-dessus du peuple consterné qui baisait le rivage.

Le premier papillon était né. Et son premier vol se continuait par-delà les fraises, rouges d'épouvante.

Cette histoire est finie. La leçon fut grande chez les insectes qui avaient jugé la chenille trop sévèrement parce qu'elle était laide et sans défense. Même, on sût plus tard que l'araignée qui avait bâti son cocon s'était tuée..

Si on accuse le papilon d'être volage, c'est qu'il ne croit en personne. Il connaît la fragilité et l'inconstance des amitiés.

 

Tiré du livre Adagio

Félix Leclerc (1914-1988) a fait figure de proue au Québec en tant que chansonnier. Il a exercé les rôles d'auteur, de compositeur, d'interprète, d'animateur, de comédien et d'écrivain. Après plusieurs années en France, il revint au Québec où il écrivit des recueils de poésie, de chansons, de fables et de contes. Ses recueils de contes, Adagio, Le Hamac dans les voiles, L'Avare et le violon magique, prouvent son grand talent d'écrivain. Je vous suggère ce très beau conte poétique: le procès d'une chenille (ci-dessus raconté)

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2006-07-29T23:02:00+02:00

BON CONSEIL

Publié par Baron Verulam

 

Celui qui donne un bon conseil construit d'une main; celui qui donne un bon conseil et qui donne l'exemple, bâtit avec les deux; mais celui qui donne un bon conseil et un mauvais exemple, construit d'une main et détruit de l'autre.

 

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2006-07-28T18:18:00+02:00

PANNE DE PC

Publié par Dominique CURCIO

Je suis désolée de vous laisser en plan mais mon PC a quelques problèmes et apparemment over-blog aussi puisque je ne peux plus mettre des commentaires sur les autres blogs. Alors ne vous inquiétez pas si les articles du jour ne sont pas mis tout de suite ... ou si je ne réponds pas à vos commentaires dans l'immédiat. En attendant de trouver une solution à mon problème je vous souhaite une bonne fin d'après-midi et j'espère vous retrouver bientôt gros bisous DOMI

 

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2006-07-27T23:05:00+02:00

LA MALADIE DU BONHEUR

Publié par CHEZ TOM

En ces temps troublés ou la seule promesse d’avenir semble être une attaque bactériologique, ce texte m’est apparu comme un beau texte. Avec beaucoup d’humour, il donne de nombreuses clés pour traverser les portes... auxquelles nous ne cessons de nous heurter. 

Peut être même sont elles toutes réunies ici.

Y aurait-il 7 clés ?

La maladie du bonheur

ATTENTION ! Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse. L’O.M.B. (Organisation Mondiale du Bien-être) prévoit que des milliards de personnes seront contaminées dans les dix ans à venir.

Voici les symptômes de cette terrible maladie :

1- Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d’agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnement du passé.

2- Manque total d’intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s’intéresser à tout ce qui engendre des conflits.

3- Perte complète de la capacité de se faire du souci (cela représente l’un des symptômes les plus graves).

4- Plaisir constant d’apprécier les choses et les êtres tels qu’ils sont, ce qui entraîne une disparition de l’habitude de vouloir changer les autres.

5- Désir intense de se transformer soi-même pour développer ses potentiels de santé, de créativités et d’amour.

6- Attaques répétées de sourires, ce sourire qui dit " merci " et donne le sentiment d’unité et d’harmonie avec tout ce qui vit.

7- Ouverture sans cesse croissante à l’esprit d’enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.

Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes. Cette maladie est extrêmement contagieuse. Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible. Les traitements médicaux chimiques peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes, mais ne peuvent s’opposer à la progression inéluctable du mal. Aucun vaccin anti-bonheur n’existe. Comme cette maladie du bonheur provoque une perte totale de la peur de mourir qui est le pilier central des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux graves risquent de se produire, tels que grèves de l’esprit belliqueux, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, cercles de partages et de guérison, crises collectives de fou rire.

 

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2006-07-26T23:00:00+02:00

CONTE HUMORISTIQUE

Publié par INCONNU

C’est ainsi

la perfection ça ne laisse pas indifférent

Un conte humoristique et dont on peut retenir que si la perfection n’est pas une ambition divine, alors elle saurait encore moins convenir à des aspirations humaines...

 

C’est l’histoire d’un pauvre paysan qui tous les jours travaille aux champs avec sa vache. C’est un homme honnête et pourtant il peine à subvenir aux besoins de sa femme et de sa famille. Un jour qu’il est aux champs, un orage éclate, le ciel se déchire et la foudre s’abat sur sa vache qui meurt sur le coup.

-  Mais pourquoi moi ? s’écrie le paysan en s’adressant à Dieu. Que t’ai-je fait ? Pourquoi me frappes-tu alors que je suis déjà misérable ?

Le ciel reste silencieux et la vie reprend le dessus. Les mois, les années passent. Le paysan travaille seul et il est plus appauvri que jamais. Ses mains sont fatiguées et de temps à autre sa femme lui apporte un maigre repas et l’aide dans ses travaux aux champs. C’est le cas le jour où un autre orage éclate. Un éclair transperce les nuages et foudroie la femme.

Le paysan se tord les mains de désespoir et crie les yeux levés vers le ciel :
-  Mais pourquoi ? Qu’ai-je bien pu te faire pour mériter cela ? Ne suis-je pas honnête et pieux ? Réponds-moi, que t’ai-je fait ?

Alors les nuages sombres s’entrouvrent et dans une lumière éblouissante la voix de Dieu retentit :

-  Tu ne m’as rien fait. Mais de temps en temps, tu m’énerves.

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