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LA PAIX RACONTEE PAR GANDHI

Publié le par Dominique CURCIO

  
"Une des histoires préférées que grand-père aimait nous raconter était celle d'un ancien roi indien hanté par le désir de trouver le sens profond de la paix.
Dans sa quête, ce roi voulait surtout découvrir la nature de la paix, comment y parvenir et comment la conserver. Le Roi invita donc les sages de son royaume à répondre à ses questions, leur promettant une généreuse récompense.
Mais les sages ne purent lui expliquer ni la nature de la paix, ni comment y parvenir.
Les semaines passèrent et un autre sage, qui passait par là, fut invité par le roi à résoudre son dilemme. Le roi lui raconta sa rencontre avec le vieux sage et lui fit part de l'étrange don qu'il avait reçu en guise de réponse. "Depuis, j'observe le grain de blé chaque matin sans y trouver réponse", confia le souverain au sage.
Finalement, quelqu'un suggéra au roi de consulter un vieux sage, qui vivait tout juste au-delà des limites de son royaume. "C'est un vieil homme très sage", dit-on au Roi. "S'il existe quelqu'un qui puisse répondre à tes questions, c'est bien cet homme."
Le Roi se rendit donc consulter le saint homme et lui fit part de sa quête. En silence, le sage se dirigea vers sa cuisine et en revint avec un grain de blé.
"Dans ce grain de blé se trouvent tes réponses", lui dit le sage en déposant le grain dans la main tendue du Roi.
Troublé, mais refusant d'admettre son ignorance, le roi prit le grain et s'en retourna vers son palais. Il déposa le précieux don dans un minuscule coffret d'or qu'il verrouilla et mis à l'abri dans un endroit sûr. Chaque matin, à son réveil, le roi ouvrait le coffret et observait le grain de blé dans l'espoir d'y trouver les réponses qu'il cherchait. Mais en vain. Le sage répondit : "La solution est fort simple, Majesté, ce grain représente la nourriture du corps, tout comme la paix est celle de l'âme. Ce grain de blé, si vous le laissez prisonnier du coffret d'or, finira par pourrir, et ne pourra plus nourrir les hommes ou se multiplier. Cependant, si vous le laissez entrer en contact avec les éléments – le soleil, l'eau, l'air, et la terre - il s'épanouira et se multipliera. Avec l'action de la nature, ce sont bientôt des champs de blé entiers qui, non seulement vous nourriront, mais alimenteront aussi une population entière. Voilà bien le sens de la paix. Elle nourrit non seulement votre âme mais aussi celle des autres, elle doit se répandre en interagissant avec les éléments qui l'entourent."

Source :
http://www.chez.com/amitiesansfrontiere/gandhi.htm
 
 

Publié dans PAROLES DE SAGE

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UNE BRITANIQUE QUITTE SON MARI ET SES 20 ENFANTS POUR UN SOLDAT

Publié le par Dominique CURCIO

Insolite : Elle quitte ses 20 enfants pour un homme rencontré sur internet

Internet, un danger pour le couple ?

Pour Kevin Pridham, cela ne fait aucun doute. Sa femme, Nicola, une Britannique mère de 20 enfants, a quitté sa famille après s'être amourachée d'un homme marié rencontré sur internet, a révélé lundi le quotidien populaire The Sun. Tout allait pour le mieux entre Nicola et Kevin Pridham et leurs vingt enfants, âgés de 7 à 25 ans, jusqu'à ce qu'une de leurs filles obtienne un ordinateur. Nicola s'est mise alors à passer des heures à visiter les forums de discussions.

C'est là qu'elle a rencontré un soldat aux cheveux roux qui utilisait comme pseudonyme : "Ginger Squaddy" (deuxième classe rouquin). Son mari, Kevin, a raconté au Sun comment il avait remarqué que sa femme lui était infidèle depuis six mois en découvrant, cachée sous un tapis, une carte envoyée pour la St Valentin, signée "Ginger" (gingembre, mais aussi rouquin) et des billets de trains qu'elle avait utilisés pour aller retrouver son amant.

"Elle partait pour deux ou trois nuits et me laissait seul pour m'occuper des enfants et assurer mon travail", raconte Kevin, un charpentier de 46 ans. Car le couple, marié depuis 26 ans, élève encore treize enfants dans un HLM de huit pièces, selon le Sun. Selon Kevin, sa femme ne s'est jamais satisfaite de ne plus avoir d'enfants. "Elle en voulait toujours un de plus'", raconte-t-il au Sun. "Jusqu'à ce que l'ordinateur arrive, nous étions inséparables. Nous n'avions jamais passé un jour l'un sans l'autre", conclut-il.


Publié dans INSOLITE

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LA FIANCEE DU DRAGON

Publié le par Dominique CURCIO

Jadis, une certaine année, il n’avait pas plu du tout. Les paysans étaient extrêmement ennuyés. Les petites pousses de riz avaient à peine commencé de croître. Pas d’eau. Pas moyen de sarcler. Les paysans de chaque village priaient les dieux, pour obtenir de l’eau. En vain. Ils devenaient malades d’inquiétude.

Dans un certain village vivait un paysan, nommé Tokubei, qui avait une jolie fille. Il avait prié pour avoir de la pluie, mais rien à faire. Pas une goutte. Il s’avisa de se tourner vers le dieu dragon Ryûjin et lui dit :

– Si vous daignez nous octroyer la pluie, je vous offre ma fille unique !

Il pria de toute son âme. Alors, une chose bizarre se produisit. Soudain, le ciel se couvrit de nuages noirs, le tonnerre tonna gorogoro ! La pluie se mit à tomber.

Les villageois, ravis, se mirent à sarcler. Le riz se mit à pousser correctement. L’automne venu, on moissonna. Mais celui qui avait prié le dieu dragon et lui avait promis sa fille n’était pas tranquille. Il avait gardé secret ce vœu, sans le révéler ni à sa femme ni à sa fille.

Un jour d’automne, arriva au village un jeune homme, marchant lourdement, las, urouro, et s’arrêta devant sa maison, et demanda l’hospitalité:

– Je n’ai pas réussi à vendre mes éventails. Veuillez m’accueillir !

Plein de compassion pour le pauvre jeune homme, notre paysan l’accueillit et l’installa dans une chambre qui était libre.

Le lendemain, le nouvel hôte ne démarra pas, alléguant sa faiblesse. Les jours passèrent, le jeune hôte ne s’en allait pas. Mais il se liait avec la jeune fille de la maison. Ils sympathisaient. La jeune fille déclara vouloir l’épouser. Le soir du jour fixé, on fit la cérémonie de mariage. Le plateau d’offrandes était étalé. Soudain, le fiancé, tsut !se leva et dit à la fiancée :

– Voici le jour venu, enfin ! Je suis le dieu dragon ! Selon le vœu fait par ton père, je te prends pour épouse !

 Il enveloppa la fiancée dans sa large manche, et aussitôt, se transformant en un grand serpent, il appela un nuage, où, se lovant, il disparut dans le ciel.

 

Publié dans CONTES DIVERS

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CADEAU D'INSULTES

Publié le par Dominique CURCIO

Samouraï - Raoul Giordan
Raoul GIORDAN
SAMOURAI
"Près de Tokyo vivait un grand samouraï, déjà âgé, qui se consacrait désormais à enseigner le bouddhisme Zen aux jeunes. Malgré son âge, on murmurait qu'il était encore capable d'affronter n'importe quel adversaire.

Un jour arriva un guerrier réputé pour son manque total de scrupules. Il était célèbre pour sa technique de provocation : il attendait que son adversaire fasse le premier mouvement et, doué d'une intelligence rare pour profiter des erreurs commises, il contre-attaquait avec la rapidité de l'éclair.

Ce jeune et impatient guerrier n'avait jamais perdu un combat. Comme il connaissait la réputation du samouraï, il était venu pour le vaincre et accroître sa gloire. Tous les étudiants étaient opposés à cette idée, mais le vieux Maître accepta le défi. Ils se réunirent tous sur une place de la ville et le jeune guerrier commença à insulter le vieux Maître. Il lui lança des pierres, lui cracha au visage, cria toutes les offenses connues - y compris à ses ancêtres. Pendant des heures, il fit tout pour le provoquer, mais le vieux resta impassible. A la tombée de la nuit, se sentant épuisé et humilié, l'impétueux guerrier se retira.

Dépités d'avoir vu le Maître accepter autant d'insultes et de provocations, les élèves questionnèrent le Maître :
- Comment avez-vous pu supporter une telle indignité ? Pourquoi ne vous êtes-vous pas servi de votre épée, même sachant que vous alliez perdre le combat, au lieu d'exhiber votre lâcheté devant nous tous ?
- Si quelqu'un vous tend un cadeau et que vous ne l'acceptez pas, à qui appartient le cadeau ? demanda le samouraï.
- A celui qui a essayé de le donner, répondit un des disciples.
- Cela vaut aussi pour l'envie, la rage et les insultes, dit le Maître. Lorsqu'elles ne sont pas acceptées, elles appartiennent toujours à celui qui les porte dans son coeur."

Source :
http://www.cheztom.com/

Publié dans PAROLES DE SAGE

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LE SECRET DU BONHEUR

Publié le par JEAN-PAUL II

Illustration : Jean-Paul II © AFP

"Vous valez ce que vaut votre coeur. Toute l'histoire de l'humanité est l'histoire du besoin d'aimer et d'être aimé.

Cette fin de siècle (surtout dans les régions d'évolution sociale accélérée) rend plus difficile l'épanouissement d'une saine affectivité. C'est sans doute pourquoi beaucoup de jeunes et de moins jeunes recherchent l'ambiance de petits groupes, afin d'échapper à l'anonymat et parfois à l'angoisse, afin de retrouver leur vocation profonde aux relations interpersonnelles. A en croire une certaine publicité, notre époque serait même éprise de ce que l'on pourrait appeler un doping du coeur.

Il importe en ce domaine, de voir clair. Quel que soit l'usage qu'en font les humains, le coeur (symbole de l'amitié et de l'amour) a aussi ses normes, son éthique. Faire place au coeur dans la construction harmonieuse de votre personnalité n'a rien à voir avec la sensiblerie ni même la sentimentalité. Le coeur, c'est l'ouverture de tout l'être à l'existence des autres, la capacité de les deviner, de les comprendre.

Une telle sensibilité, vraie et profonde, rend vulnérable. C'est pourquoi certains sont tentés de s'en défaire en se durcissant.
Aimer, c'est donc essentiellement se donner aux autres. Loin d'être une inclination instinctive, l'amour est une décision consciente de la volonté d'aller vers les autres.

Pour pouvoir aimer en vérité, il faut se détacher de bien des choses et surtout de soi, donner gratuitement, aimer jusqu'au bout. Cette dépossession de soi (oeuvre de longue haleine) est épuisante et exaltante. Elle est source d'équilibre. Elle est le secret du bonheur."
Jean-Paul II

Source : Jean-Paul II
Extrait du Message aux jeunes de France, Paris, 1980

Publié dans PAROLES DE SAGE

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MERVEILLEUX

Publié le par Edith PIAF

C'est merveilleux quand on est amoureux.

Edith PIAF

La vie en rose

Paroles: Edith Piaf. Musique: Louigy   1942
autres interprètes: Dalida (1965), Patricia Kaas

   Des yeux qui font baisser les miens
  Un rire qui se perd sur sa bouche
   Voilà le portrait sans retouche

{Refrain:}
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ça me fait quelque chose
Il est entré dans mon cœur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la vie
Il me l'a dit, l'a juré

Pour la vie.
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon cœur qui bat.

Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir

{au Refrain}


{Nota: variante pour le dernier couplet:}

Des nuits d'amour à en mourir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis, les chagrins s'effacent
Heureux, heureux pour mon plaisir


 

 

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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HISTOIRE D'ETOILES

Publié le par Bernard FRIOT

LA LUNE DANS LE PUITS

 

Texte de Bernard Friot, publié dans le magazine Toboggan, n° 103 (juin 1989) ; il a été écrit pour les enfants à partir de 3 ans.

Ce soir, la Lune est ronde et blanche comme un plat de procelaine. Elle se regarde dans les mers, les océans, dans les lacs, dans tous les miroirs de la Terre. Elle se trouve belle.

Elle se regarde même dans le puits de Martin. Mais le puits est bien petit. Pour mieux s'admirer, la Lune se penche par-dessus le ciel. Elle se penche... et tombe dans le puits. Plouf !

Martin se réveille en sursaut.

- Berthe, Berthe, dit-il à sa femme, tu as entendu ? Quelque chose est tombé dans notre puits.

Il se lève et descend voir ce qui est arrivé. A moitié endormie, Berthe se lève aussi.

Tous les deux, ils se penchent sur la margelle du puits. Un grand rond de lumière les éblouit.

- On dirait la Lune, dit Martin.

- Et bien, justement, c'est moi ! répond la Lune. Je vous prie, sortez-moi de là. Que diront les étoiles quand elles s'apercevront que j'ai disparu ? Et le soleil quand il se lèvera?

- C'est vrai dit Berthe. Il faut vite la raccrocher à la nuit.

Sans perdre de temps, Martin fait descendre la corde du seau jusqu'au fond du puits. Mais le seau est trop petit. Jamais la Lune ne pourra entrer dedans !

Berthe a une idée. Elle va chercher son grand baquet à linge, l'accroche à la place du seau et le descend dans le puits.

C'est juste ce qu'il faut. La Lune s'installe tout entière et Martin tire sur la corde pour la remonter.

- Merci beaucoup, dit la Lune.

- Ne dites pas merci si vite, dit Berthe. Vous n'êtes pas encore repartie au ciel.

- C'est vrai, dit la Lune. Comment faire pour retourner là-haut ?

- J'ai une idée dit Martin.

Il grimpe au grenier et en redescend une dizaine d'avions téléguidés. Ils les gardait depuis l'enfance dans un grenier poussiéreux. Il arrache un fil à chaque avion et les noue ensemble à un ruban qu'il tend à la Lune.

- Accrochez-vous bien à ce ruban, lui dit-il. Surtout ne le lâchez pas.

Il met en marche chaque avion, puis annonce :

- Attention, prêts à décoller ?

- Attends une seconde, lui dit Berthe.

Elle s'approche de la Lune, sort quelque chose de son tablier et le donne à la Lune en disans tout bas :

- Je sais pourquoi vous êtes tombée dans notre puits. C'était pour vous regarder dedans. Tenez, prenez ce miroir. Avec ça, vous pourrez vous admirer sans danger !

La Lune rougit un peu. Elle prend le miroir et le passe autour de son cou.

- Merci dit-elle, merci pour tout.

Alors, Martin fait décoller les dix avions en même temps. Ils s'élancent vaillemment, les dix petits avions, en tirant la Lune derrière eux. Ils grimpent, ils grimpent dans la nuit, les dix petits avions, et ne reviendront jamais.

Berthe et Martin sont remontés dans leur chambre. Avant de se recoucher, ils regardent vers le ciel. La Lune est à sa place, ronde et blanche comme un plat de procelaine.

- On dirait qu'elle nous sourit, dit Berthe.

- C'est vrai, dit Martin, on dirait qu'elle nous sourit.

 

Publié dans CONTES DIVERS

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ORIGINE DE LA SIESTE

Publié le par Dominique CURCIO

POUR EN FINIR AVEC LA SIESTE DES CORSES ( PAS LA MIENNE... )

" - Hé ! Ho ! Pars ! Tu es libre !
- Après la sieste !
- Comment après la sieste ?
- Il est tard, Romain. Et si je ne fais pas la sieste maintenant, je n'aurai pas le temps de la faire avant de dormir. Alors, tu me laisses tranquille, ou je m'énerve. "
Astérix en Corse

 


 

 

 

Le dialogue écrit par Goscinny pour son album " Astérix en Corse" nous a toujours fait hurler de rire. Cela pourra paraître contradictoire, mais c'est plus fort que nous. Tout est dans la manière de le dire et tout est dans l'interprétation du message lancé par le scénariste de l'album. On pourrait y trouver par exemple le refus d'une autorité non reconnue par l'autochtone ou un certain sens pratique partagé par grand nombre d'insulaires. Ce qui me semble être deux qualités plutôt que deux défauts dégradants.

La sieste d'un Corse a de tous temps fait l'objet de railleries, de ricanements ou de prétexte bien pratique pour mettre au banc de la Nation toute une communauté en la traitant de fainéante. On pourrait se consoler en pensant aux Mexicains tout aussi mal lottis, mais est-ce bien suffisant ? De nos jours, il n'est toujours pas possible de réfléchir tranquillement dans notre coin sans qu'on nous demande si nous ne sommes pas en train de faire notre sieste.

L'ORIGINE DE LA SIESTE EN CORSE

Faire la sieste n'a rien de répréhensible, au contraire. C'est même recommandé et par des gens bien plus qualifiés que nous. Le problème est que tant que ces spécialistes n'auront pas obtenu le label " VU A LA TV ", le gros des troupes restera sceptique. Tentons donc de rendre à cette activité les valeurs ajoutées qu'elle peut procurer.

Les anciens comme nos parents ou nos grands-parents qui se levaient à quatre heures du matin ( Pas vraiment de bonne humeur, il faut le reconnaître ! ) pour aller en montagne en savent quelque chose. Ils n'avaient pas le temps d'en redescendre qu'il fallait en grimper une autre pour nourrir les cochons ou aller prendre des légumes au jardin. Quand vers dix heures du matin, ils étaient prêts à s'attabler devant un casse-croûte et un verre de rosé, il fallait souvent se relever ( Toujours pas de bonne humeur ! ) pour s'occuper d'une bête en vadrouille ou aller chercher un âne afin de récupérer la bête en vadrouille. Vers treize heures, ils avaient déjà dans les pattes une bonne vingtaine de kilomètres et une journée de neuf heures dans leur horloge intérieure. La feuille de coca des Péruviens ou des Colombiens n'étant pas prisée dans nos contrées, il fallait bien trouver un moyen simple de récupérer un peu ( Dans la bonne humeur ! ) avant de s'y remettre lorsque le soleil serait moins brûlant et la chaleur moins suffocante. C'est ici qu'intervient la sieste réparatrice qui permettra d'affronter ( Un peu moins de mauvaise humeur ! ) le programme de la fin de l'après-midi à peu de choses près identique à celui du matin. Tout serait simple et l'on pourrait arrêter là la démonstration si, sur ces entrefaits, le visiteur étranger n'avait pas la mauvaise idée de se pointer juste au moment où il ne rencontrera âme qui vive dans les ruelles ou sur la place. Si par malheur, ce visiteur est un haut fonctionnaire ou un cadre supérieur, le fait sera rapporté en haute instance et la sentence implacable. " Tous ces gens sont en train de dormir alors qu'ils devraient être en train de travailler ! " . S'il s'agit d'un touriste nouveau genre, ce sera : " Tous ces gens sont en train de dormir alors qu'ils devraient être en train de faire des randonnées en montagne, de visiter les ruines d'une chapelle romane à 2 500 mètres d'altitude ou de visiter la vieille ville de Bastia ! " Alors les anciens ricanent discrètement parce que le travail a été fait, parce que la randonnée, ils s'en sont avalées deux pour le prix d'une, parce que les vieilles pierres, ils les ont replacées sur un mur qui s'effondrait et enfin parce que les ruelles typiques de Bastia, ils les ont vues depuis belle lurette, mais surtout pas en plein cagnard...

LA "NOUVELLE SIESTE" CORSE

Le lecteur avisé au sens critique développé me fera savoir que cette défense de la sieste s'intéresse à une époque révolue et que , de nos jours, les jardins sont en friche ou que les travaux des champs n'existent plus qu'au Musée de la Corse. Certes... Mais nous répondrons sans hésiter que la chaleur est toujours présente, que les travaux de nuit sont bien réels pour une partie ( jeune ) de la population, qu'il y a des tas de gens qui se lèvent très tôt en raison de leur profession et enfin que, contrairement à ce que les gens en disent, le stress n'a pas évité la Corse dans sa course effrénée autour de la planète . Une des causes de ce stress corse tient d'ailleurs essentiellement dans le fait que les visiteurs se comptent désormais par millions en été. Si nos calculs sont bons, nous avons des millions de possibilités supplémentaires pour que ceux-ci nous traitent de fainéants. Rien que d'y penser, les insulaires souffrent régulièrement d'insomnies et se retrouvent dans l'obligation de s'adonner à la sieste pour atténuer les effets de ces " nouvelles " nuits blanches. Notons enfin que l'insomnie dite "touristique " disparaît naturellemnt à la fin de l'été lorsque les insulaires réalisent qu'ils ont des millions de chances pour que les avis négatifs émis à l'arrivée se révèlent positifs en fin de séjour. N'oublions pas que les coups de soleil et les insolations se traitent bien mieux dans la pénombre fraîche d'une chambre aux murs épais comme les anciens en construisaient autrefois, malins qu'ils étaient. C'est au pied du mur, allongé dans son lit les bras croisés sous la nuque que l'on voit le siesteur, Corse ou pas !

ET AILLEURS

Si d'aventure, le lecteur avisé au sens critique développé pensait que les lignes placées ci-dessus entre la nouvelle sieste corse et ce qui se passe ailleurs ne sauraient justifier une telle pratique, je l'inviterais alors à quitter notre belle île pour aller voir ce qui se fait ailleurs sur la Terre. Plus précisément en Chine et au Japon, pays où les Corses ne sont pas vraiment légion, où les 39 heures n'existent pas à notre connaissance, de même que la R.T.T. ou la 5ème semaine de congé payé. Et pourtant, la sieste ( xiu xi ) est inscrite dans la Constitution de la Chine et de nombreuses entreprises japonaises ont aménagé dans leurs locaux des espaces destinés à la sieste plus ou moins forcée de leurs employés. Oui, vous avez bien lu : sieste obligatoire au pays du soleil levant ! S'il s'agit ici en quelque sorte du bien-être de leurs travailleurs, n'applaudissons pas trop vite. Il s'agit principalement de sécurité et de productivité. Grand nombre d'accidents graves sont souvent dûs à la somnolence engendrée par le stress, le surmenage et l'insomnie chronique. Il est en de même pour l'efficacité et la production du travailleur qu'il soit ouvrier ou cadre supérieur.

LA SIESTE, ELLE M'INTERESSE, MAIS JE LA FAIS COMMENT ?

Si vous pensiez que la sieste, ça se fait n'importe quand et n'importe comment, vous avez bien fait de ne pas vous être assoupi avant de finir la première page. La sieste est un art, une discipline astreignante qu'il ne faut pas prendre à la légère. Elle demande du bon sens et une concentration insoupçonnés. Voyons donc si vous êtes des pros ( Tu si u piu forte ! ) ou des amateurs ( Tu, si un bellu baulone ! )

Une bonne sieste doit durer :

A - 30 minutes maximum !
B -- Une bonne demi heure !
C - Chi ne so, eiu !
D - Le temps qu'il me faut !

Il existe combien de siestes, au fait ?

A - Une seule, la sieste corse !
B - Trois exactement : la royale, la relax et la flash !
C - Chi ne so, eiu !

Quel est le point commun entre
Napoléon, Thomas Edison, Victor Hugo, Jacques Chirac , Newton et Archimède ?

A - Ce sont des cloches en vrai !
B - Chi ne so, eiu !
C - Ils pratiquaient ou pratiquent la sieste !

Sieste, ça vient d'où, puiqu'on en parle ?

A - Du mot corse, siesta !
B - Du mot espagnol, siesta !
D - Chi ne so, eiu !
C - Du mot sieste, en français !

Et siesta, ça veut dire quoi au départ ?

A - Chi ne so, eiu !
B- Que je vais me coucher un peu !
C - Cela veut dire sieste, tout simplement !

~~ REPONSES ICI ~~

Source : http://www.atechja.com un site rigolo pour la Corse fait par des corses


 

Une petite dernière pour la route :

Deux corses font la sieste sous un olivier...

L'un dit à l'autre :

- Doumé qu'est-ce que tu fais ?

- Et bien tu vois bien, je fais la sieste !

- Tu peux me rendre un service ?

- Tu ne peux pas attendre après ma sieste ?

- Non...

- Alors ?

- Tu peux m'ouvrir la braguette !

- Non...

-  Et bien je pisserai demain.

 

 

 

Publié dans ARTICLES DIVERS

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LES VACANCES

Publié le par Pierre DANINOS

 

La farniente est une merveilleuse occupation. Dommage qu'il faille y renoncer pendant les vacances, l'essentiel étant alors de faire quelque chose.

Pierre DANINOS - Extrait de Vacances à tous prix

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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FARNIENTE

Publié le par Dominique CURCIO

Quelques petites photos pour vous énerver un peu si vous n'êtes pas encore en vacances ou simplement pour vous rendre la journée plus joyeuse

 

 

 

 

Publié dans INSOLITE

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