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legendes du monde entier

LE GRIMOIRE MAUDIT D'AHRIMAN

Publié le par Domi

  

 

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Le mystérieux et légendaire grimoire d’Ahriman a-t-il sombré avec le Titanic ?

 

Il y a fort longtemps, puisque nous sommes sans doute au IXe siècle. L’histoire ne le précise pas, mais probablement dans quelques pays enveloppés dans les brumes du nord ou de l’est : Allemagne, Angleterre, Hongrie, ou peut-être la Pologne. En tous les cas, un pays où la chasse aux sorcières est très active. Cette personne décroche le corps de la femme martyrisée et emporte le cadavre, dont le visage calciné montre encore une expression terrifiante de haine et de douleur. Il l’emmène chez lui. Que veut-il en faire ? On n’ose y songer…

Des années plus tard apparaît sur le marché un livre d’aspect sinistre, noirci comme par les flammes d’un bûcher. Quand on l’ouvre, on lit sur les premières pages parcheminées : Grimoire d’Ahriman. Les caractères sont gothiques et le texte est tout entier consacré à des recettes de magie noire. Certains disent que le livre, feuillets et couverture, est entièrement fait de peau humaine : la peau de la sorcière suppliciée. Pour l’instant, nous sommes encore au tout début du IXe siècle, car c’est le couronnement de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle. Un magistrat de la ville, dit la légende, offre le volume inquiétant au nouvel empereur. Ses intentions sont-elles amicales, ou hostiles ? Quand on connaît la suite de l’histoire, on ne se pose plus la question.

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On raconte que ce livre, cadeau précieux, fut exposé plus tard dans une vitrine fermée. Mais, un matin, on eut la surprise de retrouver le grimoire sur le sol. La vitrine était brisée. Quelqu’un commente :

« On dirait que ce livre maudit a cherché à s’échapper, qu’il a cassé la vitrine de l’intérieur. De toute manière, la salle est hermétiquement close, et absolument personne ne peut y pénétrer pendant la nuit. »

On juge plus prudent d’enfermer l’ouvrage noirci dans une armoire de fer. Quelques jours plus tard, celle-ci est découverte, forcée par une main inconnue : quelqu’un s’est emparé du Grimoire d’Ahriman, et uniquement de cet ouvrage. On perd ensuite la trace du livre pendant de longues années.

Il réapparaît, un peu plus noirci encore, quand, des siècles plus tard, la maison d’un brocanteur brûle de fond en comble. Déjà, on peut se demander d’où il tenait le dangereux écrit. Et si les propriétaires successifs avaient ou non souffert de le détenir… Peut-être connaissaient-ils le mode d’emploi ? Peut-être étaient-ils, eux aussi, sorciers et nécromants, héritiers de la sorcière ?

Nous arrivons en 1566, et c’est chez un diamantaire juif d’Amsterdam qu’on retrouve le manuscrit. Cet homme, selon la rumeur publique, possède le grimoire. Et le diamantaire, qui est du genre bavard, raconte une étrange histoire : « J’ai voulu nettoyer mon grimoire. La reliure était toute maculée de fumée. Mais à peine avais-je commencé à le frotter que le livre s’est échappé de mes mains et qu’il a littéralement plongé dans une cuve d’eau qui était devant moi. Cette eau, qui l’instant d’avant était toute fraîche, s’est mise à bouillonner… Incroyable ! ». En tout cas, le diamantaire bavard a sans doute ravivé la malédiction en parlant à tort et à travers car, un peu plus tard, un malfaiteur s’introduit chez lui, le frappe et le laisse à moitié mort. Quand il reprend ses esprits, il s’aperçoit que le grimoire lui a été dérobé.

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Pendant deux siècles, le dangereux ouvrage demeure dans un oubli de bon aloi. Jusqu’au jour où, à Prague, ville de sorciers et de nécromants s’il en est, deux frères héritent du grimoire. On le sait, car ils s’en disputent la propriété et leur querelle devient publique. Ils se disputent à tel point qu’ils n’hésitent pas – nous sommes au XVIIIe siècle – à se défier en duel. Et l’un des deux frères tue l’autre. Le vainqueur emporte le manuscrit chez lui, dans la célèbre rue des Alchimistes. Le lendemain, les habitants de la rue font la chaîne et dressent des échelles pour essayer de maîtriser l’incendie qui ravage sa maison. On craint que le sinistre ne se propage à tout le quartier.

 Le grimoire maléfique ne disparaît pas tout à fait puisqu’on en retrouve la trace au début du XXe siècle. Dans un endroit bien différent, puisqu’il s’agit rien moins que des registres de la célèbre compagnie d’assurances Lloyds. Un passager célèbre a éprouvé le besoin de faire assurer ses bagages avant un voyage transatlantique. Comme il est milliardaire, on peut comprendre qu’il ait des objets de valeur, des bijoux. Mais il fait assurer tout particulièrement le Grimoire d’Ahriman, qui est parvenu jusqu’à lui. Par quel truchement ? On l’ignore.

 

Le milliardaire se nomme John J. Astor, et le bateau qu’il emprunte pour traverser l’Atlantique n’est autre que le Titanic, que l’on disait insubmersible. L’orgueilleux paquebot, heurté par un iceberg, disparaît dans les flots glacés avec 1513 passagers, Astor et son grimoire qui depuis, Dieu merci, ne s’est plus manifesté.

 

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LE PRESTIGIEUX ROI ARTHUR

Publié le par SOURCE INTERNET

Le prestigieux roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde sont au centre du principal ensemble de légendes médiévales. Son fondement tiendrait aux guerres continuelles menées, autour du VIème siècle, par les Celtes d'outre-Manche contre les envahisseurs Saxons. On l'appelle "cycle breton", suggérant l'unité, au moins culturelle, de la Bretagne - de la Grande, et la Petite, alors l'Armorique.

Quelle figure d'exception que cet Arthur, fils d'Uther Pendragon et de la reine Ygerne, qui épouse la belle Guenièvre, la fille du roi Léodagan de Carmélide, combat sans répit, conseillé par Merlin, l'enchanteur aux puissants pouvoirs, et réunit régulièrement, sans préséance, les chevaliers les plus vaillants autour de la Table Ronde! Une quête est lancée : retrouver le Graal, une coupe d'émeraude sans âge.




Elle servit à la Cène, puis Joseph d'Arimathie y recueillit le sang du Christ expirant sur la croix. On sait le saint vase parvenu en Bretagne; ensuite sa trace se perd. Mille péripéties ponctuent la traque de ce gage unique de paix et de bonheur. Faisant fi des dangers, passant outre les enchantements, Lancelot et Gauvain, parmi d'autres, le recherchent; Perceval le Gallois en aperçoit l'éclat mais ne peut l'atteindre. Le plus valeureux de tous, Lancelot du Lac - on nomme ainsi le fils du roi Ban de Bénoic car il fut recueilli par Viviane, la Dame du Lac, puis élevé par elle au fond d'un étang qui cachait un palais de cristal - devient indigne de le conquérir car il aime la reine Guenièvre. Seul, Galaad, son fils, est assez pur pour le contempler, avant de mourir.

D'innombrables aventures, romanesques ou fantastiques relancent ces récits, dont une part se déroule en forêt de Brocéliande. On l'identifie au vaste espace de bois épais et de landes, de rochers et d'étangs qui, en Bretagne intérieure, entoure encore Paimpont. A ce bref résumé, on devine combien chaque époque, voire chaque génération, qu'elle soit médiévale ou moderne, a pris plaisir à élargir, adapter, enrichir le propos.



Pour autant, demeure certain le pouvoir d'enchantement des futaies, des taillis, des landes fleuries, des arêtes rocheuses et des mégalithes à Brocéliande, millénaire forêt sacrée. Il suffit de se glisser le long des sentiers pour que les odeurs de feuille, le bruissement des fourrés, la saveur des fruits sauvages, l'écho des sons étouffés soient propices à une présence. Est-ce Merlin, magicien sans pareil, qui chemine par les bois, un moment libéré par Viviane ? Née au Grand Etang, tout proche du château de Comper en Concoret, elle devint sa disciple la plus savante, la plus fervente, la plus amoureuse enfin, au point de le retenir prisonnier par un cercle immatériel et de l'enfermer ainsi dans le palais de cristal qu'il avait élevé pour elle sous les eaux ! On peut penser que le maître enchanteur, enclin à l'isolement, s'accomode de ce doux sortilège...

Quant au roi Arthur, nul ne le pense mort, en dépit de sa défaite à la bataille de Camlann. Il se serait mis hors le monde, "en dormition", dans l'île d'Avalon. Protégé par Morgane, il y attendrait le moment de libérer les Celtes et de réunifier les deux Bretagne...
 
SOURCE INTERNET
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LE SAMOURAI

Publié le par SOURCE INTERNET

 

 

Le mot signifie « celui qui sert ». Le samouraï est au service d’un seigneur. Il est uni à ce seigneur par un code qui exige une loyauté absolue. Le riche samouraï combat à cheval, revêtu d’un heaume et d’une armure souple faite d’étroites bandes d’acier liées entre elles par des cordes ou des pinces.

 

 

 

Photographie de Samouraïs prise en 1875

 

   

Seul le samouraï est autorisé à utiliser les armes suprêmes de la guerre, notamment le Katana, un long sabre à deux mains et le wakizashi (sabre court) assorti. L'assortiment des deux sabres se nomme le Daisho. Le wakizashi était appelé “le gardien de l'honneur du samourai”, et était utilisé lors du seppuku. C'est une arme riche de sens et de symboles. Le samouraï est un guerrier qui combat pour son seigneur, sans qu’aucune morale dictée par une foi puisse mettre une limite aux actes qu’il commet. Cette fidélité fanatique se marie avec le goût de la guerre et de la violence.

 

Le bushido ou la voie des guerriers

 

Le samouraï est soumis au bushido qui exige une dévotion entière à la vie militaire. Ce code fait de la souffrance physique une règle et de la mort au combat en héros le but le plus noble. Il a l’obligation absolue de fidélité à ses supérieurs, à l’empereur et surtout au shogun. S’il est fait prisonnier, le samouraï choisit le suicide plutôt que le déshonneur. Le rituel du seppuku est connu : le samouraï s’ouvre le ventre puis un servant lui tranche le cou. Un samouraï n’a pas le droit de travailler, ni de gagner de l’argent. Il doit se consacrer uniquement à des tâches nobles, c’est-à-dire faire la guerre.

 

 

Combat de samouraïs (estampe japonaise du XIXe siècle, Paris, Bibliothèque des Arts décoratifs)

 

Les jeunes samouraïs sont soumis à des épreuves physiques, comme jeûner ou marcher pendant des heures pieds nus dans la neige. Au combat, le samouraï emporte souvent comme trophée la tête de son ennemi. Le Katana est également destinéà ce sinistre usage. Le masque qu’il porte est censé intimider l’adversaire par des expressions menaçantes. Il vit pour la guerre et comme le prescrit le bushido : "un samouraï doit vivre et mourir l’épée à la main ".

 

Le pouvoir des samouraïs est resté entier jusqu’en 1868. Cette année là, les shoguns de la famille des Tokugawa instaurent la paix. Les samouraïs perdent alors progressivement leur raison d’être. Suite aux nombreuses batailles, les samouraïs sans seigneurs (ou rônins = homme vague) arpentaient les chemins et louaient leurs services au plus offrant. D'autres furent obligés de travailler aux champs ou en tant qu'artisans, dans une extrême pauvreté, tout en gardant tout de même leur statut de samouraï, qui les place dans le japon féodal au dessus des paysans et des marchands

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LES CITES MAYAS

Publié le par Domi

 

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 Copán

 

Blottie au fond de la vallée du Rio Copán, affluent du Motagua, l'un des grands fleuves de la zone maya, Copán est la plus orientale des grandes cités Mayas. Elle se trouve en territoire Hondurien, à quelques kilomètres de la Frontière guatémaltèque, dans une zone tropicale, riche et fertile. Les ruines de Copán sont situées à quelques kilomètres du village actuel auquel elles doivent leur nom.

 

Apparue au début de notre ère, Copán restera longtemps repliée sur elle-même, ne recevant que peu d'influences étrangères, jusqu'au VIIè siècle. Alors la cité connaîtra son apogée. Celle-ci sera brève : un siècle environ, mais laissera d'impressionnantes ruines aujourd'hui mondialement connues.

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Copán, comme la plupart des sites mayas, a dévellopé un rubanisme complexe par lequel acropoles, larges places, cours et patios privés, murets et plateformes, allées, palais, temples et pyramides s'imbriquent étroitement, donnant à l'ensemble une surprenante impression de labyrinthe et de secret. Cependant, - et c'est le cas de Copán - Il s'agit là d'un urabnisme réfléchi, probablement dès les origines de la cité, et modelé les souverains successifs qui laissèrent par leur remaniements architecturaux l'empreinte de leur puissance.

 

Avec "Soleil - Levant" ultime et seizième prince de Copán, la cité connaîtra une activité architecturale et cérémonielle sans précédent : l'impressionnante Acropole et sa Grande-place, véritable coeur de la cité tel que nous la connaissons aujourd'hui furent réaménagées sous son règne.

 

 

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MYTHE OU REALITE ?

Publié le par NC

 

 

 

 

L'Atlantide, tout en restant, pour la plupart des gens, un mythe qui n'a pas jusqu'à ce jour été démontré scientifiquement, mais qui, au fil des millénaires, a traversé toutes les civilisations connues. Les grands ancêtres supérieurs, les dieux, demi-dieux et géants dont parlent toutes les religions - y compris la Bible - et qui semblent à beaucoup une allégorie et une fantaisie des anciens peuples, sont néanmoins présents dans toutes les cultures méditerranéennes et amérindiennes. Dans toutes les cosmogonies, quelles qu'elles soient, on parle de déluge, déluge qui, lui, a été prouvé par des fouilles.

 

Le fait qu'il y a quelques 10 000 ans, l'axe de la terre ait basculé provoquant un glissement des pôles, a forcément causé des cataclysmes géologiques et géographiques. Ne peut-on admettre alors que des civilisations brillantes aient été englouties dans les océans alors que des chaînes de montagnes émergeaient ?

 

Ou peut-être l'inconscient collectif refuse-t-il le fait qu'une civilisation avancée technologiquement puisse disparaître complètement de la surface de la Terre, de peur qu'un cataclysme semblable puisse détruire celle des hommes actuels. Pourtant, à y bien regarder, il reste, de l'Atlantide, des indices qui embarrassent beaucoup de savants, en leur posant le problème d'une connaissance perdue, par la technicité des méthodes pour construire les pyramides, apparues simultanément de chaque côté de l'Atlantique, qui, entre nous soit dit, porte tout de même un nom qui ne correspond à aucun lieu existant, contrairement aux autres mers et océans.

 

Il faut citer également les mégalithes qui jalonnent la côte Est de l'Atlantique, telles que, parmi les plus connues, Stonehenge et les alignements de Carnac. De l'autre côté de l'Océan, à l'Ouest cette fois, au Pérou, les "pistes" de la Nazca, qui ne peuvent être vues que du ciel, sont aussi un dilemme pour la science officielle. A quoi (et à qui) servaient-elles ? La ville de Tiahuanaco dans les Andes, fut jadis un port ! Preuve, s'il en faut, que le visage du monde d'alors n'était tel que nous le connaissons à l'heure actuelle.

 

Alors, pourquoi refuser d'admettre qu'il a des milliers d'années, des hommes avaient autant, sinon plus, de connaissances que nous, alors que notre civilisation judéo-chrétienne n'a que 2 000 ans et que les progrès technologiques n'ont cessé de s'accélérer depuis le début de ce siècle. Il y a 100 ans à peine, on croyait qu'un objet plus lourd que l'air ne volerait jamais, ni qu'un train ne pourrait jamais dépasser la vitesse de 50 km/h. Mais la technologie progresse chaque jour et de nouvelles données sont mises à jour. Nous avons découvert que la Terre est bien plus vieille que ce que nous pensions et donc, par conséquence, que l'humanité l'est aussi !

 

Le 30 avril 1991 une série de raz de marées a englouti 138 000 personnes au Bengladesh. Si un cataclysme de cette amplitude peut arriver de nos jours, pourquoi un autre d'une amplitude égale ou plus grande encore n'aurait-il pas pu arriver il y a longtemps, détruisant une civilisation alors florissante - quelqu'en ait pu être l'emplacement ?

 

A ce jour, plus de 25 000 ouvrages ont été écrits au sujet de l'Atlantide. C'est Platon , qui le premier, lança le débat, voilà plus de 2 000 ans. Ce qui lui a valu, jusqu'à maintenant l'image d'un joyeux plaisantin ! Ce qui est bien connu ! Demandez donc aux étudiants qui pâlissent sur leur version grecque ce qu'ils en pensent !

Jules Verne, lui, dans son roman "Vingt mille lieux sous les mers" retrouve l'Atlantide avec le capitaine Nemo et son célèbre Nautilus. Fiction ? Peut-être, mais quand on sait que la plupart de ses romans, qui semblaient sortir de son imagination fertile, sont devenus des faits, alors allez donc savoir ! 

Edgar CAyce, extraordinaire voyant, bien connu aux États Unis, donna dans les années 30, des détails très précis de la civilisation atlante, qui confirmaient les textes de Platon, qu'il n'avait pourtant jamais lus, et qui allait à l'encontre de ses convictions religieuses.

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LEGENDE MEXICAINE

Publié le par LOS CUENTOS




La légende de la chauve-souris (Légende traditionnelle d’Oaxaca)

 


Il y a si longtemps que seul Dieu s’en souvient, il existait un oiseau qui était le plus beau de la création. Son nom était Biguidivela, ce qui signifie, dans la langue ancienne, “papillon nu”. Un jour, il faisait si froid que les arbres tourbillonnaient pour se protéger du vent glacé qui soufflait du Nord et du Sud. Le papillon nu grelottait, et sans rien pour se couvrir, sa chair était près de geler. Quelques jours plus tard, il entreprit un grand voyage. Il alla au ciel et attendit patiemment.

Dieu, dans sa grandeur, lui dit :

- Murciélago (chauve-souris), que désires-tu ?

- Seigneur, je voudrais avoir des plumes comme tout oiseau, car ces derniers jours j’ai failli me geler.

- Je n’ai pas de plumes, mais tu peux demander à tes frères oiseaux qu’il t’en donnent chacun une, et ainsi tu pourras avoir la protection que tu souhaites.

Le murciélago content retourna sur terre, et là il demanda aux autres oiseaux des plumes mais seulement de couleurs vives, en négligeant les ternes et les brunes. Peu après, le papillon nu put se réjouir de son beau plumage et se pavaner de tous côtés avec orgueil. Son costume était si beau qu’en un vol céleste il fit apparaître un arc-en-ciel.

Il allait s’admirer dans les miroirs de l’eau et sa modestie se transforma en vanité ; il regardait les autres oiseaux avec mépris, sans tenir compte de leurs autres qualités. Un jour, il accabla le colibri en lui criant qu’il n’avait pas le dixième de sa beauté. Quand le Créateur vit que le murciélago ne se contentait pas de jouir de ses plumes nouvelles, mais les utilisait pour humilier les autres, il le convoqua au ciel, où le murciélago commença à se pavaner pour faire admirer les coloris de ses plumes. Il battait des ailes, encore et encore, tant et tant qu’elles tombèrent une à une, le laissant nu comme il était à l’origine.

Les anciens ont dit que du ciel il tomba des pluies de plumes de couleurs sublimes, pendant un jour et une nuit entière. Depuis, le murciélago est resté déplumé et obligé de vivre dans des cavernes. Il a aussi perdu la vue, pour ne pas distinguer les couleurs que la nature déploie à chaque apparition du soleil. Et il ne se souvient même plus du plumage splendide qu’il avait possédé et perdu.


D’après le site
Los Cuentos

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LES REGLES DE CHEVALERIE

Publié le par Domi



Le fait d’être un chevalier oblige à obéir à un code d’honneur précis et assez strict. Le non-respect de ce dernier pouvait entraîner la déchéance de celui qui se rendait coupable d’un manquement envers le code.Ce Code s’applique à tout les moments de la vie, aussi bien durant les tournois que durant les guerres.Voici les éléments de ce Code : (note: les éléments du Code suivis d’une « * » sont les lois dictées par l’Eglise Catholique Romaine au début des Croisades. Les autres obligations ne sont pas dictées expressément par l’Eglise mais s’appliquent tout autant.)-
 Un chevalier se doit de croire ce que l’Eglise enseigne et doit appliquer ses directives.-
Il doit défendre l’Eglise.-
Il doit se repentir de toutes ses faiblesses et se défendre contre elles.-
Il doit aimer le pays où il est né.-
Il ne doit pas reculer devant son ennemi.-
Il doit faire la guerre aux Infidèles sans répit et sans pitié.-
Il doit s’acquitter de toutes ses tâches féodales si elles ne sont pas contraire aux lois de Dieu-
Il ne doit pas mentir et respecter la parole donnée.- Il doit être généreux et doit partager.-
Il doit, en tout temps et en tout lieu, être le champion du Bien et de la Justice contre la Mal et l’Injustice.-
Il ne doit pas être prétentieux, mais humble en toute circonstance.-
Il doit rester ferme et faire face à l’adversité sans perdre courage.-
Il doit venir en aide aux faibles, aux opprimés et aux démunis.-
Il doit jurer fidélité à son Roi et à sa Dame et ne jamais parjurer ce serment.-
Il doit faire preuve de courage, de bravoure et de générosité.-
Il ne doit pas lever son épée contre un compagnon d’armes car il est comme son frère.-
Il ne doit pas frapper un adversaire à terre.-
Il ne doit, jamais et en aucun cas, se comporter avec lâcheté ou traîtrise.

 

Au temps des croisades, le code est composé de 10 commandements :

1- Tu croiras à tout ce qu’enseigne l’Eglise et observeras tous ses commandements
2- Tu protégeras l’Eglise
3- Tu auras respect de toutes les faiblesses et tu t’en constitueras le défenseur
4- Tu aimeras le pays où tu es né
5- Tu ne reculeras pas devant l’ennemi
6- Tu feras aux Infidèles une guerre sans trêve et sans merci
7- Tu t’acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s’ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu
8- Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée
9- Tu seras libéral et feras largesse à tous
10- Tu seras partout et toujours le champion du Droit et du Bien contre l’Injustice et le Mal

 

 

Titre de chevalerie
Devenez Chevalier ou Baron avec un blason unique et des châteaux
http://www.rondmons.org/
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LA TEUGGHIA

Publié le par ENCYCLOPEDIE DES FEES




La Teugghia est sans doute la plus connue des fées déchues. Il faut pourtant savoir que seuls les dieux et la reine des fées ont le droit de déchoir une fée afin de la bannir de la cour noble. Pour être déchue, il faut que cette fée ait commis de bien triste vilénie comme un crime, ou qu'elle se soit adonnée à quelques sorcelleries ou bien encore qu'elle ait par amour révélé de grands secrets à l'homme,mettant ainsi en péril l'existence même des fées. Il faut cependant bien comprendre les lois du royaume de féerie. Ce qui peut nous sembler anodin,à nous simple mortel, peut se révéler fatal chez les fées. Si couper une haie nous parait naturel, pour les fées il s'agit d'un assassinat. Bien sûr si certaines créatures fantastiques n'ont pas mérité telle punition, comme la petite sirène, la plupart du temps les fées déchues ont mérité leur sort. Rien n'arrive jamais par hasard dans l'autre monde.

On reconnait la Teugghia à son aspect physique. Son visage et son corps sont partagés en deux. Le côté droit est jeune, avenant tandis que le gauche est décrépit, repoussant. Il en va de même pour sa tenue, scindée en deux. Un coté en haillon, l'autre portant de beaux apparats. Seul son esprit malfaisant est d'un seul tenant. Aigrie et rongée par le vice, la Teugghia est assoiffée de vengeance.

Les fées déchues sont des créatures à la fois repoussées par les siens et chassées par l'homme.


La plus célèbre teugghia nous vient de la vallée d'Aoste. Embusquée au fond de sa caverne, elle est destinée au mal. Elle vit entourée d'orchons. Les orchons, tout comme elle, sont malfaisants, ce sont des enfants velus et méchants. Bien que lubrique, la teugghia ignore la provenance de ces orchons qu'elle chérit par-dessus tout.


La Teugghia d'Aoste fut vaincue grâce au stratagème d'une vielle femme. Elle suggéra de donner aux orchons, qui mendiaient, du pain au fenouil. Comme chacun sait, le fenouil est une plante consacrée qui s'avère fatale aux êtres malfaisants. Empoisonnés par le fenouil, les orchons meurent. Restée seule, la teugghia s'en alla pleurer vers les autres Teugghia de la montagne et elles partirent toutes du jour au lendemain...



Source : La grande encyclopédie des fées

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L'AIGLE AU PLUMAGE D'OR

Publié le par Douglas HYDE



"Il y a longtemps de cela, il y avait un vieux roi qui demeurait en Irlande. Il avait trois fils qui étaient nés en même temps; il avait une grande estime pour eux, mais il ne savait lequel d’entre eux hériterait du royaume, puisqu’ils étaient nés au même moment et qu’il avait la même estime pour eux trois. Il y avait un pommier dans le jardin du roi, et chaque année le pommier avait quarante pommes, mais, avant qu’elles fussent à moitié mûres, on les volait ; un jour, une fois, le roi envoya chercher ses trois fils et leur dit : - On me vole mes belles pommes chaque année, quoique j’ai des hommes de garde nuit et jour sous l’arbre, des le moment ou les fleurs sont tombées; maintenant, si vous montez la garde, celui qui attrapera le voleur aura mon royaume après moi. Voici les noms des trois fils : Aodh, Art et Niall. Aodh parla le premier et dit: - Je monterai la garde cette nuit, il n’est pas probable que le voleur vienne pendant le jour. - Je monterai la garde la nuit de demain, dit Art. - Et moi, la troisième nuit, dit Niall. Cette nuit-là, un peu avant le crépuscule, Aodh alla prendre la garde dans le jardin, et il emporta avec lui une arme, du vin et de quoi manger; vers l’heure de minuit, le sommeil le prit et il dut se frotter les yeux fortement pour les tenir ouverts ; un grand bruit retentit dans le ciel au-dessus de sa tête, comme si des milliers d’oiseaux le traversaient; une grande crainte s’empara de lui, et quand il regarda en haut, il vit un grand oiseau: ses yeux étaient aussi grands que la lune et aussi brillants que le soleil ; il s’abattit sur les pommes et il prit toutes les pommes qui étaient sur ce côté de l’arbre ; Aodh tira sur lui, mais n’en fit pas tomber une plume. Au matin, le roi sortit et demanda à Aodh s’il avait attrapé le voleur. - Je ne l’ai pas attrapé, mais je l’ai vu, et j’ai tiré sur lui, dit Aodh. - Tu n’auras pas mon royaume, dit le roi. Le lendemain, quand la nuit fut bien sombre, Art prit ses armes, du vin et de quoi manger et sortit dans le jardin pour mon­ter la garde pendant la nuit ; il s’assit au pied de l’arbre et se mit à réfléchir; vers l’heure de minuit, il entendit du bruit dans l’air comme si des milliers d’oiseaux voltigeaient au-dessus de sa tête; quand il regarda en haut, il vit le grand oiseau qui avait des yeux aussi grands que la lune et aussi brillants que le soleil; il s’abattit sur le pommier et il prit une partie des pommes ; Art tira sur lui, mais n’en fit pas tomber une plume. Au matin, avant le soleil, de bonne heure, le roi vint a lui et lui demanda s’il avait attrapé le voleur. - Je ne t’ai pas attrapé, dit-il, mais je crois que je l’ai blessé. - Tu n’auras pas mon royaume, dit le roi. La troisième nuit, Niall vint garder tes pommes ; vers l’heure de minuit, il entendit le bruit du grand oiseau qui venait; ses yeux étaient aussi grands que la lune et aussi brillants que le soleil; quand il se fut abattu sur les pommes, Niall tira sur lui et il est certain qu’il le blessa, car il en tomba une nuée de plumes jusqu’au pied de 1’arbre ; quand il regarda les plumes a la lumière du jour, il trouva qu’elles étaient en or jaune, et elles étaient belles a regarder. Au matin, avant le soleil, de bonne heure, le roi vint et demanda s’il avait attrapé le voleur. - Je ne l’ai pas attrapé, dit Niall, mais j’ai tiré sur lui, j’en ai fait tomber beaucoup de plumes que voilà sous l’arbre et je suis sûr qu’il n’a pas emporté une seule pomme avec lui. Le roi regarda les plumes d’or ; il réfléchit quelque temps en lui-même, puis il dit : - Il faudra que je me procure un oiseau au plumage d’or, ou bien je ne serai pas longtemps en vie, et celui qui me le procurera aura mon royaume et mes richesses terrestres après moi. Ce jour-là, le roi envoya chercher un sage conseiller qu’il avait à son service, il lui montra les plumes d’or et lui demanda sur quelle espèce d’oiseau poussaient ces plumes-là; le conseiller regarda les plumes et dit: - Ces plumes-ci poussent sur un oiseau merveilleux dont on ne peut trouver le pareil sur terre; il a deux pierres précieuses à la place des yeux et elles ont plus de valeur que ton royaume, et les plumes d’or poussent sur lui tous les mois de l’année. - Et ou peut-on trouver cet oiseau, ou en quel endroit demeure-t-il ? dit le roi. - Il demeure sur le flanc d’une grande montagne qui est en Espagne, il y possède un beau château, et cet oiseau est la femme la plus belle du monde: il est femme le jour et aigle au plumage d’or la nuit. - Je ne peux rester longtemps en vie, dit le roi, si je ne me le procure pas, et celui qui me l’apportera aura mon royaume et toutes mes richesses terrestres. Les trois fils étaient là à l’écouter et ils dirent qu’ils perdraient la vie ou qu’ils attraperaient l’aigle au plumage d’or. Au matin, le lendemain, le roi donna une bourse d’or et un bon cheval a chaque fils et ils partirent à la recherche de l’aigle au plumage d’or; quand ils furent arrivés à un carrefour, Niall dit: - Séparons-nous ici, et celui qui reviendra le premier sain et sauf tracera une croix sur cette grande pierre qui est sur un côté du chemin. Ils dirent qu’ils feraient ainsi; les frères se séparèrent ensuite et chacun d’eux suivit sa route. Maintenant, nous allons suivre les frères dans l’ordre ou ils étaient allés garder les pommes; c’était Aodh qui était allé les garder la première nuit. Il alla devant lui très bien le premier jour, et quand l’obscurité vint, il descendit dans une petite maison sur le bord d’un bois; quand il eut dit bonjour à l’intérieur, la vieille femme qui était dans la maison lui fit bon accueil et lui dit qu’il allait avoir à man­ger, à boire, et de l’argent sans donner ni or ni argent ; il la remercia et lui dit qu’il avait force or et argent pour payer son voyage. - Je le sais, dit la vieille, mais je n’ai jamais accepté d’être payée pour l’hospitalité que je donne la nuit, et je ne l’accepterai pas tant que je serai en vie, mais laisse-moi trois crins de la queue de ton cheval avant de partir au matin. - En vérité, je les laisserai, et cent crins si tu les veux. Au bout de quelque temps, il y eut à manger, à boire et du vin sur la table devant le fils du roi il mangea et but son content. La vieille rangea la table contre le mur de la maison. Puis elle porta de l’avoine au cheval ; elle s’assit dans le coin et se mit à causer avec le fils du roi. - Est-ce qu’on peut te demander jusqu’ou tu veux aller? dit­ elle. - Oui, dit celui-ci, je suis en train d’aller en Espagne à la recherche d’un certain oiseau pour mon père, qui ne restera pas en vie s’il ne l’a pas, et s’il m’arrive de me le procurer, le royaume de mon père et toutes ses richesses terrestres seront a moi. - Quelle sorte d’oiseau est-ce, ou quel en est le nom? dit la vieille. - C’est l’aigle au plumage d’or que je suis en train de chercher, dit le fils du roi. - En vérité, le même coquin m’a grandement trahie, dit la vieille. Il est venu la nuit et m’a enlevé mon fils unique, et je ne puis l’avoir de nouveau qu’en prenant trois crins de la queue du cheval de tous ceux qui me demandent l’hospitalité pour la nuit, de manière à ce que j’aie autant de crins qu’il y a de plumes d’or sur la tête de l’aigle, et je ne puis pas du tout arracher plus de trois crins a un cheval. Il est possible que tu ne saches pas que cet oiseau est femme le jour et aigle la nuit; Il est ensorcelé et voici le conseil que je te donne, c’est de ne pas en approcher. - J’ai dit, avant de quitter la maison, que je perdrais la vie où que je l’attraperais, et je ne puis pas m’en retourner, dit le fils du roi. - Qu’il soit fait comme tu veux, dit-elle, mais viens maintenant que je te montre ton lit. Le fils du roi entra dans la chambre et elle l’y laissa. Au matin, de bonne heure, Aodh se leva, mangea et but son content, tira trois crins de la queue du cheval, les tendit à la vieille et partit monte sur son cheval. La seconde nuit, il descendit dans une autre petite maison qui ressemblait a la maison ou il était la nuit d’avant ; quand il eut dit bonjour à l’intérieur, une vieille lui fit bon accueil et lui dit qu’il aurait à manger, à boire et un lit sans donner ni or ni argent ; il la remercia et dit qu’il avait force or et argent pour payer son voyage. - Je le sais, dit la vieille, mais je n’ai jamais accepté d’être payée pour l’hospitalité que je donne la nuit, et je ne l’accepterai pas tant que je serai en vie, mais laisse-moi trois crins de la queue de ton cheval avant de partir au matin. - En vérité, je te laisserai même cent crins, dit Aodh. Au bout d’un moment il y eut à manger, à boire et du vin, sur une table, devant le fils du roi; il mangea et but son content, la vieille rangea la table contre le mur de la maison, elle porta de l’avoine au cheval, s’assit dans le coin, et elle se mit à causer avec le fils du roi. Elle lui demanda ce qu’il allait chercher ou jusqu’ou il allait et elle lui dit exactement comme avait dit l’autre vieille et que l’aigle au plumage d’or était venu, et qu’il lui avait volé son fils unique, et que quand il partirait le lendemain il fallait qu’il lui donnât trois crins de la queue de son cheval. La troisième nuit, il descendit dans la maison d’une autre vieille et il lui arriva la même chose qui lui était arrivé les deux nuits précédentes; il lui fallut donner trois crins à la vieille, et, pour abréger l’histoire, il dut laisser trois crins chaque jour, en sorte que la queue de son cheval fut aussi nue que le creux de sa main; et les taons en faisaient matière à plaisanterie, car il n’avait plus de crins à sa queue pour les chasser et les gens l’appelèrent Ruball Lom (queue nue). Quand il fut arrivé au rivage de la mer, il descendit dans une maison qui était là, mais il vint des pirates dans la nuit, pendant qu’il dormait ; ils le lièrent et l’emportèrent à bord de leur navire; ils ne le délièrent que quand ils furent en pleine mer; alors ils le firent travailler dur, mais un jour, une fois, les pirates combattirent avec un autre navire et malheureusement Aodh fut frappé d’une batte et trouva la mort. Maintenant, nous n’avons pas grand-chose à raconter au sujet de Art, sinon qu’il descendit dans les mêmes maisons et qu’il lui arriva les mêmes choses qui étaient arrivées à Aodh, et il ne fut qu’un jour après son frère à descendre dans les mêmes maisons jusqu’à ce qu’il arrive au rivage de la mer; il descendit chez un capitaine de navire et le paya pour le transporter en Espagne. Au matin, de bonne heure, il se rendit à bord du navire, ils déployèrent les voiles et ils partirent pour l’Espagne, mais, le troisième jour, il s’éleva une grande tempête, le navire alla au fond de la mer et ils se noyèrent tous. Nous suivrons maintenant Niall. Quand il se fut séparé de ses frères, il n’alla pas loin sans rencontrer une vieille femme toute flétrie par l’âge. - Dieu te bénisse, dit-elle. - Et toi aussi, dit-il. - As-tu le temps de recevoir un conseil ? dit-elle. - Oui certes, dit-il, et je t’en serai reconnaissant. - S’il en est ainsi, dit-elle, ne te sépare pas d’un crin de la queue de ton cheval, jusqu’à ce que tu reviennes d’Espagne. Si tu t’en sépares, tu es perdu et tu n’attraperas pas l’aigle au plumage d’or. - Merci de ton conseil, dit-il, voici une pièce d’or pour toi. - Tu as un coeur généreux, dit la vieille femme, et si tu suis mon conseil, cela te réussira. Tu sais que l’aigle au plumage d’or est une femme ensorcelée: quand tu arriveras au château ou il demeure, tire de ta poche cette petite boite de poudre que je te donne maintenant, et jette-la sur lui ; garde la boite ouverte, il se fera aussi petit qu’un roitelet et il sautera dans la boite, ferme-la sur lui et reviens me trouver, mais si tu te sépares d’un crin de la queue de ton cheval, tu es perdu. II n’arriva rien de mal à Niall jusqu’à ce qu’il vint au château de l’aigle au plumage d’or, en Espagne. Pendant trois jours, il ne put entrer parce que la porte était fermée, mais le soir du troisième jour, l’oiseau sortit dans son carrosse d’or et, quand il traversa, Niall s’approcha de lui et jeta la poudre sur lui: quand la poudre l’eut touché, il se fit aussi petit qu’un roitelet et il sauta dans la boite; Niall sauta sur son cheval, mais le cocher le saisit par la queue et il ne put partir ; il entendit une voix qui lui disait a l’oreille: - Etreinte dure, fardeau léger et à cheval dans l’air! - Etreinte dure, fardeau léger et à cheval dans l’air, dit Niall. Et ces mots n’étaient pas plus tôt sortis de sa bouche que le cheval s’éleva dans l’air et se dirigea vers l’Irlande, allant aussi vite que le vent de mars, avec le cocher cramponné à la queue et qui criait aussi haut qu’il pouvait. Le cheval ne fut pas long à arriver sain et sauf à terre à l’endroit ou Niall et la vieille femme s’étaient rencontrés : elle était là devant lui, et elle dit: - Bienvenue à toi qui reviens d’Espagne, je vois que tu as un serviteur avec toi, fil du roi. - Oui, merci, dit-il, et j’ai l’aigle au plumage d’or soigneusement enfermé dans la petite boite. - Montre-le-moi, dit la vieille femme, il y a longtemps que je ne l’ai vu. Niall ouvrit la boite, mais au lieu d’un petit oiseau, il en sauta la femme la plus belle qu’i1 eut jamais vu. - Oh! toi, ma fille chérie! dit la vieille femme; il y a longtemps que tu m’as quittée ; je ne t’aurais jamais vue sans ce fils de roi et je te donne à lui s’il le désire. - En vérité, je la préfère au royaume et aux biens terrestres de mon père, mais je voudrais la montrer à mon père sous la forme d’aigle au plumage d’or, de crainte qu’il ne doute que ce soit elle qui est là. - Qu’il en soit ainsi, dit la vieille femme, mais à partir de cette nuit, elle est désensorcelée. - J’ai un mot à dire, dit la jeune femme, qu’allez-vous faire de mon cocher? - Ce que tu voudras, dirent-ils. - Renvoie-le à mon château, dit-elle, tu en as le pouvoir, ma mère. La vieille femme tira une vessie, la tendit au cocher et lui dit de la gonfler, de la saisir fortement et qu’elle le porterait au château; il le fit, et quand il fut parti, la vieille femme dit au fils du roi: - Emmène ta femme chez toi; tout ce que j’avais à faire est accompli, voici le moment pour moi d’aller me reposer; adieu a vous ! Et elle partit hors de leur vue. Le roi était à se promener devant son château, lorsqu’il vit venir Niall et sa femme; il courut à lui, lui mit les deux mains autour du cou et l’embrassa ; il ne pouvait parler, tant il était content, et il se mit à verser une pluie de larmes : - Neuf cent mille bienvenues à toi, fils de mon cœur ; quelle est celle qui est avec toi? - C’est ma femme, l’aigle au plumage d’or, dit celui-ci. Le sage conseiller était présent et il dit: - C’est elle en vérité, et elle est fille de roi! Cette nuit-là, le roi la vit sous la forme d’un aigle au plumage d’or et il en eut tant de joie qu’il tomba à la renverse, mort de l’accès de rire qui l’avait pris. Niall et l’aigle au plumage d’or eurent alors le royaume et les biens terrestres de leur père".


Texte de Douglas Hyde puis traduit du Gaelique en Français par Georges Dottin

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LA FEE MELUSINE

Publié le par Dominique CURCIO

 


Si l'on en croit la légende, la fée Mélusine apporte la gloire, la puissance et la fortune à ceux qui lui font confiance. Telle fut l'aventure d'un jeune seigneur nommé Raymondin, qui chevauchait dans la forêt. Il errait ainsi, sans fortune, sans famille, sans fief et fort triste, car il avait tué par accident le compte de Poitou au cours d'une partie de chasse, et craignait vengeance ou châtiment.


Au hasard de sa course, Raymondin rencontre près d'une fontaine une jeune femme d'une étrange beauté. Elle s'appelle Mélusine, Raymondin en tombe immédiatement amoureux et lui propose de l'épouser. Elle accepte, à une condition : une fois par semaine il la laisserait seule dans sa chambre sans chercher à la voir. Mélusine conseille à Raymondin de dire la vérité sur la partie de chasse, à la cour du nouveau comte de Poitou.

Raymondin écoute le conseil, et bien lui en prend. Le comte accepte l'explication et propose à Raymondin une terre à l'occasion de son mariage. Mélusine lui donne alors un second conseil : demander autant de terre qu'une peau de cerf peut en contenir. Une fois la promesse faite, Mélusine découpe la peau d'un cerf en fines courroies et entoure un territoire. C'est le fief de Lusignan.


Mélusine est une impératrice jamais en défaut. Le jour du mariage, Mélusine s'occupe de tout : en une nuit, elle construit la chapelle pour la cérémonie du mariage et des tentes pour les invités, qui sont subjugués. Après les fêtes somptueuses, les deux nouveaux époux s'installent dans une demeure que Mélusine fait surgir, par enchantement, une forteresse juchée sur la colline de Lusignan.

Une nouvelle vie commence. Mélusine est avant tout une femme. C'est une mère de famille irréprochable qui donne dix enfants à Raymond. Tous deviennent de beaux chevaliers bien qu'ils soient frappés, chacun, d'une étrange malformation (une grande dent, un seul oeil, une oreille plus longue que l'autre)


La fortune sourit aux Lusignan.  Elle construit des églises, des châteaux, des couvents qui deviennent vite opulents. Elle apporte la prospérité dans le pays. Les Lusignan accèdent au statut de grands seigneurs respectés. Les bonnes récoltes se succèdent sur leurs terres et les richesses affluent dans les coffres.  C'est une parfaite maîtresse de maison.


Tout est donc pour le mieux, mais une telle félicité ne saurait durer : un jour, un seigneur malveillant fait germer la jalousie dans le coeur de Raymond, il lui suggère que Mélusine a un amant qu'elle reçoit tous les samedis, lorsqu'elle s'isole dans sa chambre pour se baigner. Un samedi, Raymon prendre son épée et perce un trou dans la porte de la chambre de sa femme : il aperçoit que son corps se termine par une queue de serpent. Découverte, Mélusine s'enfuit par la fenêtre en poussant un cri terrible. Elle revient tourner autour de la forteresse de Lusignan à la mort de chacun de ses descendants. Telle est l'origine mythique de cette famille féodale, enracinée dans l'ouest de la France, et qui entra dans l'histoire, à l'époque des croisades.

 

 

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