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LE FAUCON

Publié le par Marilyne COLLET


Mes paupières lourdes s'ouvrent faiblement
J'entrevois une forme à l'horizon
Je lève la tête et soudain j'entends
Le cri empirique du noble faucon

De son vol puissant resplendit la gloire
Liberté d'antan que tu as acquise !
Ton plumage luisant brille comme un ciboire
Majestueusement tu défies la bise.

Esquisses légères, danses fantastiques :
Incarnation d'une liberté mythique...
Tu es mon emblème, tu fuis dans le vent
Rapace que j'aime, oublie donc le temps !



Marilyne COLLET
   
(15 à 19 ans)

Publié dans COUP DE COEUR

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LA LEGENDE DU CHEVALIER CUIVRE

Publié le par Joséphine FORTIN

Récit écrit au meilleur des souvenirs de Joséphine Fortin pour la soirée des Veillées du bon vieux temps de la Bibliothèque Saint-Sulpice à Montréal du 18 mars 1919.

Le chevalier cuivré est ce poisson légendaire que l'on retrouve seulement dans la région de Montréal. Nos ancêtres l'appelaient la carpe de France mais moi, Joséphine Fortin, je connais cette histoire et je sais que les origines de ce poisson remontent bien avant le régime français. C'est mon grand-père Armand Fortin qui m'a raconté la légende du chevalier cuivré. Il la tenait de son père, Pierre Fortin, le premier député de Gaspé. C'est durant l'un de ses nombreux voyages à titre de haut-responsable des pêcheries du Canada que Pierre Fortin a fait la rencontre d'un vieux pêcheur et ancien patriote qui lui confia avoir parlé pendant plus d'une heure avec ce poisson qui lui avait par surcroît sauvé la vie !

L'histoire se serait passée en octobre 1837. Charles-Eusèbe Nicholas de l'Acadie était parti de Saint-Ours en mission de reconnaissance pour voir le mouvement des troupes anglaises stationnées au Fort Chambly. Il arriva de nuit après deux jours de marche épuisé par le froid et la pluie. C'était un soir de nouvelle lune et le brouillard qui s'échappait du rapide empêchait notre jeune espion de voir quoi que ce soit de la rive de Saint-Mathias. Il décida donc de traverser la rivière en profitant de l'archipel situé au pied du courant pour faciliter son passage et ainsi se rapprocher du fort. La traversée était périlleuse car les pluies torrentielles des derniers jours avaient donné au rapide des allures de crues printanières. Après un certain temps, Charles- Eusèbe s'arrêta tout trempé sur une petite île située au beau milieu du rapide en attendant que le jour se lève.


Le matin venu, le brouillard empêchait toujours de voir ce qui se passait au fort mais Charles-Eusèbe entendait très bien les soldats baragouiner des mots qu'il ne comprenait pas. Soudainement, un vent d'ouest se leva et balaya en quelques secondes le brouillard. Charles- Eusèbe se retrouva à moins de vingt pieds d'un des gardiens du fort. Sans s'en rendre compte, il avait traversé la rivière presque en entier et avait campé sur une petite île située tout près du fort... trop près du fort. Le gardien aperçut Charles-Eusèbe et lui ordonna de s'immobiliser en pointant son arme vers lui. Ne comprenant pas un mot d'anglais, Charles-Eusèbe recula de quelques pieds espérant profiter du brouillard qui se rétablissait lentement. Un coup de feu parti sans semonce. C'est alors qu'un énorme poisson bondit de cinq pieds hors de l'eau pour s'interposer entre le gardien et Charles-Eusèbe. La balle frappa sans pénétrer le poisson dont les écailles ressemblaient davantage aux armures métalliques des chevaliers d'antan. Avant même qu'une autre balle ne soit tirée, Charles-Eusèbe se jeta dans les eaux vives du Richelieu.

Quelques heures plus tard, un dénommé Le Gendre aperçut un homme inerte flottant sur un radeau au milieu de la rivière à la hauteur du village de Saint-Charles. Toutefois, c'est seulement à Saint-Denis que le vieux Poitras réussit à agripper Charles-Eusèbe que le vent avait apparemment amené près de la rive. Le vieux Poitras emporta Charles-Eusèbe dans sa demeure et se jeta sur son cheval blanc pour aller avertir le médecin du village. Arrivé sur les lieux, le docteur Denys était surpris que le jeune homme ne soit pas plus refroidi après un aussi long séjour dans les eaux glaciales. Il lui prescrit immédiatement un bon stimulant, de la bière du pays fortifiée avec de la jamaïque.

Le jeune homme originaire de l'Acadie était bien connu sur cette rive du Richelieu. Il semblait confus, racontant sans cesse à qui voulait bien l'entendre qu'un banc de poissons de cuivre l'avait sauvé de la noyade en le transportant jusqu'ici. Le plus vieux des chevaliers cuivrés possédait encor le langage des hommes et aurait raconté à Charles-Eusèbe durant sa dérive que ses ancêtres étaient arrivés dans la région il y a très longtemps, avant même les Indiens. Ils avaient accompagné Noé durant le déluge et servaient de nourriture aux animaux carnivores. Dieu les avait choisi pour remplir cette mission car il fallait un poisson capable de s'accrocher à l'arche pendant la tempête, ce que pouvait faire le chevalier cuivré avec sa bouche ventrale en forme de suçoir et une vessie composée de trois chambres d'air lui permettant de se maintenir facilement en surface. C'était aussi une espèce très courageuse et de bon goût. Pour récompenser les "chevaliers de l'arche" après le déluge, Dieu leur offrit une majestueuse rivière située au bout du monde, loin des hommes. Il dota les chevaliers cuivrés d'un énorme sourire pour qu'ils puissent manger à volonté les moules d'eau douce qui tapissaient jadis le fond de cette oasis d'eau pure.

Les amis de Charles-Eusèbe riaient de bon coeur à l'écoute du récit. On chuchotait tout bas que le mélange de bière du pays et de jamaïque avait donné beaucoup d'imagination au jeune homme. Mais le vieux Poitras frappa un grand coup avec sa canne qui résonna sur tout le plancher de bois franc de sa cuisine. Avec une voix qu'on n'avait pas entendue depuis plusieurs années, il avoua avoir vu le radeau qui avait transporté Charles-Eusèbe jusqu'à Saint- Denis. Quand je me suis rapproché de la rive, le radeau s'est défait en plusieurs billots qui sont partis dans toutes les directions. J'ai alors agrippé ce jeune homme pour le mettre au chaud le plus rapidement possible. Sur le coup, j'ai cru voir des poissons mais vous savez à mon âge, les yeux... Mais je vous le jure sur la tête de ma vieille que le poisson que décrit le jeune Nicholas de l'Acadie correspond exactement à ce que j'ai vu. C'est un poisson en cuivre, avec une petite tête triangulaire et un dos bossu ! Le jeune Charles-Eusèbe acquiesçait silencieusement d'un lent mouvement de la tête.

Le vieux Poitras était l'un des hommes les plus respectés du village. Son intervention avait eu l'effet de sueurs froides. Ce récit était-il réel ? Seule l'odeur du mélange alcoolisé réussissait à briser le silence et réconforter ceux qui s'étaient massés chez le vieil homme. La plupart des témoins de ce récit sont morts au combat le mois suivant. C'est sans doute pourquoi la légende du chevalier cuivré est peu connue. Charles-Eusèbe Nicholas s'est installé à Nicolet où il est devenu pêcheur au Lac Saint-Pierre. Jamais il n'a revu le poisson qui était venu à sa Rescousse.

Joséphine FORTIN
Source : http://www.rescousse.org/qc/index.html

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OXYGENE

Publié le par François LAVALLEE


Quand on a connu la symbiose, l'oxygène nous étouffe.


François Lavallée

Extrait de Le tout est de ne pas le dire



Publié dans PROVERBE DU JOUR

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PRIERE POUR LUI

Publié le par Domi

 

 

Dieu ! créez à sa vie un objet plein de charmes,
Une voix qui réponde aux secrets de sa voix !
Donnez-lui du bonheur, Dieu ! donnez-lui des larmes ;
Du bonheur de le voir j'ai pleuré tant de fois !

J'ai pleuré, mais ma voix se tait devant la sienne ;
Mais tout ce qu'il m'apprend, lui seul l'ignorera ;
Il ne dira jamais : "Soyons heureux, sois mienne !"
L'aimera-t-elle assez celle qui l'entendra ?

Celle à qui sa présence ira porter la vie,
Qui sentira son coeur l'atteindre et la chercher ;
Qui ne fuira jamais, bien qu'à jamais suivie,
Et dont l'ombre à la sienne osera s'attacher ?

Ils ne feront qu'un seul, et ces ombres heureuses
Dans les clartés du soir se confondront toujours ;
Ils ne sentiront pas d'entraves douloureuses
Désenchaîner leurs nuits, désenchanter leurs jours !

Qu'il la trouve demain ! Qu'il m'oublie et l'adore !
Demain ; à mon courage il reste peu d'instants.
Pour une autre aujourd'hui je peux prier encore :
Mais... Dieu ! vous savez tout ; vous savez s'il est temps !



Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859)
(Recueil : Elégies)

Publié dans COUP DE COEUR

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LES DEFIS

Publié le par Elvis Presley






Les Défis : ils vous gardent jeunes.

Elvis Presley


Publié dans PROVERBE DU JOUR

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HORREUR

Publié le par INCONNU

 

 

COMMERCE DE CHAIR HUMAINE 


En 1946, dans Berlin en ruine, une jeune femme rencontre un aveugle errant et tâtonnant qui lui demande de bien vouloir porter une lettre à une adresse.

Charitablement, elle accepte et prend le chemin de l'adresse indiquée, mais en se retournant, elle aperçoit l'aveugle qui s'enfuit en courant, sans aucune hésitation, et qui disparaît au coin de la rue. Trouvant ce comportement suspect, la jeune femme va raconter son histoire à la police.

Peu après, les policiers découvrait à l'adresse indiquée deux hommes et une femme ainsi qu'une grande quantité de viande, ce qui valait de l'or à cette époque. Avec horreur les policiers s'aperçurent qu'il sagissait de chair humaine. Et le texte de la lettre que la jeune fmme devait remettre était le suivant :

"Ceci est la dernière livraison pour aujourd'hui".


PS : pardonnez-moi c'est un peu horrible ... je sais ... mais j'aime bien ce genre de légendes urbaines un peu noires :-)))

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LE PARDON

Publié le par Françoise CHANDERNAGOR

 

Le pardon n'est pas au bout du chemin ; il est le chemin.


Françoise Chandernagor

Extrait de La Première Epouse




Publié dans PROVERBE DU JOUR

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IL ETAIT UNE FOIS ...

Publié le par INCONNU

 



Il était une fois, une Fourmi heureuse et productive qui tous les jours arrivait de bonne heure à son travail. Elle passait toute sa journée à travailler dans la joie et la bonne humeur, poussant même la chansonnette.
Elle était heureuse de travailler et son rendement était excellent mais, malheur!, elle n'était pas pilotée par un manager ... Le Frelon, PDG de l'entreprise, considérant qu'il n'était pas possible que la situation puisse perdurer, créa un poste de manager pour lequel il recruta une Coccinelle avec beaucoup d'expérience.


La première préoccupation de la Coccinelle fut d'organiser les horaires d'entrée et de sortie de la fourmi. Elle créa également un système de compte-rendu et de fiches navettes. Très vite, il fallut engager une secrétaire pour l'aider à préparer les dossiers et le reporting, si bien qu'elle recruta une Araignée qui mit sur pied un système de classement et qui fut chargée de répondre au téléphone.


Pendant ce temps là, la fourmi heureuse et productive continuait de travailler, travailler, travailler. Le Frelon, PDG de l'entreprise, était ravi de recevoir les rapports de la Coccinelle, si bien qu'il lui demanda des études comparatives avec graphiques, indicateurs et analyse de tendance. Il fallut donc embaucher un Cafard pour assister le manager et il fallut acheter un nouvel ordinateur avec une imprimante. Assez vite, la Fourmi heureuse et productive commença à baisser de rythme et à se plaindre de toute la paperasserie qui lui est dorénavant imposée.


Le Frelon, PDG de l'entreprise, considéra qu'il était temps de prendre des mesures. Il créa donc le poste de chef de service pour superviser la Fourmi heureuse et productive. Le poste fut pourvu par une Cigale qui changea tous le mobilier de son bureau et qui demanda un nouveau fauteuil ergonomique ainsi qu'un nouvel ordinateur avec écran plat. Seulement, avec plusieurs ordinateurs, il fallut aussi installer un serveur réseau. Le nouveau chef de service ressenti rapidement le besoin de recruter un adjoint (qui était son assistant dans son ancienne entreprise) afin de préparer un plan stratégique de pilotage ainsi que le budget de son nouveau service. Pendant ce temps-là, la Fourmi était de moins en moins heureuse et de moins en moins productive.


"Il va nous falloir bientôt commander une étude sur le climat social", dit la Cigale. Mais, un jour, le Frelon, PDG de l'entreprise, en examinant les chiffres, se rendit compte que le service dans lequel la Fourmi heureuse et productive travaille n'était plus aussi rentable qu'avant. Il eut donc recours aux services d'un prestigieux consultant, M. Hibou, afin qu'il face un diagnostic et qu'il apporte des solutions. Le Hibou fit une mission de trois mois dans l'entreprise à l'issue de laquelle il rendit son rapport : "il y a trop de personnel dans ce service". Le Frelon, PDG de l'entreprise, suivit ses recommandations et licencia la Fourmi !  

Publié dans CONTES DIVERS

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COURAGE

Publié le par Jules RENARD

 

 

Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l'est pas.


Jules RENARD

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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MORAL DANS LES CHAUSSETTES

Publié le par Domi

Ces deux dernières semaines ont été très difficiles pour moi, d'où mes articles un peu moroses de cette semaine. Mon mari m'a laissé choisir l'avocat pour notre divorce puisque je suis secrétaire juridique de métier, il sait que je ferai le bon choix. Dans ma situation qui n'est nullement conflictuelle, nous prenons un avocat pour deux pour un divorce à l'amiable; mais je vous conseille vivement si vous avez de sérieux conflits avec votre époux et des biens en commun de prendre chacun votre avocat. Il est important de prendre un avocat qui est spécialisé dans le droit de la famille pour éviter d'avoir des surprises fiscales après le divorce. J'avais déjà préparé le rendez-vous en faisant une simulation des points que l'avocate développerait avec nous et j'ai discuté de ces différents points avec mon mari pour qu'on soit bien d'accord lors du rendez-vous, car il faut savoir que s'il y a un seul point de mésentente, nous serions obligés de reprendre un avocat chacun de notre côté. Tout s'est bien passé, l'avocate m'a complimenté sur mon projet de requête :-))) et mon mari a accepté toutes mes demandes. L'avocate nous a dit que la procédure de divorce par consentement mutuel a été simplifiée, les époux ne passent plus qu'une fois devant le Juge, ce qui fait que, quand je passerai devant le juge vers le mois d'octobre, je serai déjà divorcée... cette nouvelle m'a fichu un coup :-(( en plus l'avocate qui rajoute, vous pouvez récupérer tout de suite votre nom de jeune fille. Là, tu as l'impression qu'on te met un grand coup de pied au c.. et qu'on t'éjecte de ce qui était ta famille. Te voilà étrangère ... 


Je vous annonçais dans mon précédent article que j'avais peut-être trouvé un emploi... mais je me suis un peu trop avançée. Pourtant, le premier entretien avec un des collaborateurs de l'étude -  il s'agissait d'un administrateur judiciaire - s'était plutôt bien passé. Le collaborateur m'a même dit en partant qu'il ne manquait plus que l'aval du grand patron pour que je commence. J'étais donc partie confiante. Le lendemain, je reçois un appel de la secrétaire de l'étude me demandant de me présenter la semaine suivante pour un ultime rendez-vous avec le patron et dans la foulée, je reçois un courrier me confirmant que ma candidature a été retenue et le rendez-vous fixé. Je  pensais qu'il me confirmerait simplement quand je devais commencer. C'est quand le patron de l'étude m'a reçu que j'ai compris tout de suite que le vent avait tourné pour moi. Il me posait des questions n'ayant aucune relation avec le travail et il m'a littéralement expédiée en me disant, on vous rappelle d'ici la fin de la semaine ... C'est en sortant de la salle de conférence que j'ai compris pourquoi ce Monsieur s'était aussi élégamment comporté avec moi. Une ancienne copine était assise à l'entrée et attendait son tour. Je connaissais cette jeune femme parce qu'elle travaille déjà chez un administrateur judiciaire à Grenoble et j'ai compris en lui parlant pourquoi j'avais si gentiment était remerciée par le Monsieur. Même pas une heure après avoir été reçue à cet entretien, la secrétaire de l'étude rappelle chez moi et me dit que je n'ai pas été choisie pour le poste. Quand je lui pose la question de savoir les raisons, elle m'a répondu :"nous avons choisi une personne qui est déjà secrétaire d'un administrateur judiciaire, elle connaît le métier et les logiciels,  nous n'aurons pas besoin de la former". J'étais très en colère, par le seul fait que nous sommes envoyés par l'ANPE donc prioritaires pour l'emploi et ce cher Monsieur prend une jeune femme qui travaille déjà ... Je devrai être rodée pourtant, ce n'est pas la première fois et sûrement pas la dernière. Alors patience domi, ton jour viendra !

Bonne journée à tous et bon courage à ceux qui seraient dans ma situation soit le divorce, soit la recherche d'emploi ... gros bisous à tous 

DOMI

Publié dans LES JOIES DU DIVORCE

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