LA JOURNEE DE LA FEMME
De Gorée à Zanzibar
Je suis celle qui te couvait dans ses entrailles
Qui t'abreuvait de son lait
Te tenait la main sur le chemin de
l'école
Affrontant la poudreuse de Jendouba
La rocaille de Praia
La broussaille de Mwanza (1).
Je suis l'olivier, le baobab,
le néflier
Sous lesquels tu épongeais ta sueur.
Maintenant que tu es grand et fort
Préserve-moi de l'ignorance, de la misère, de la maladie.
Que je revête une djellaba, un sari, une camisole ou un kaba
Que je t'appelle « nijaay », « fofovi »,
« ngoro », ou « tah » (2),
Qu'importe !
Vois en moi l'hostie consacrée qui te
nourrit
L'hydromel qui t'enivre
Le Graal vers lequel tu t'élances chaque matin
Je suis la femme-Afrique.
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Dessus par devant
Sur terre je préfère
M'envoler avant !
Journée de la Femme
Et pourquoi pas de mon âme ?
Journée des souffrants ?
Des déchets de l’Année ?
Sommes-nous si toxiques
Pour faire fuir autant ?
Sommes-nous si sages
Pour sourire bêtement ?
Alors par humanité
On va nous fêter !
Tiens quelle surprise !
Une fois dans l’Année ?
Les autres jours
On devient bonne à quoi ?
Pas à faire la loi
En tous les cas !
Je sais que j’exagère
Ce n’est pas me déplaire
Que la Femme soit fêtée
Je trouve seulement dommage
De devoir rappeler
A tous pendant le reste de l’année
Que nous existons vraiment !
Grâce à Dieu, la Sagesse
Dans le coeur des hommes
a squatté !
Ils savent bien qu’en réalité
Nous ne sommes pas des calamités
Nous sommes seulement
Des êtres de chair et de sang
et que bien souvent
Notre coeur bat pour vous
Et vous rien que de penser à nous
Le rouge vous sied bien !
Alors vive les hommes et les femmes
Pas de rivalité
Juste du respect, et l’amour et la tendresse
Feront bien le reste !
Et puis il faut penser
Aux Femmes martyrisées, humiliées et battues
Que l’on met à nus
Ne leurs donnant que souffrance
Et aucune espérance
Alors rien que pour elles
Je veux bien la fêter
Cette Fête de l’Année !
Qu’elles gardent un espoir Qu’un jour une flamme
viendra réchauffer leurs âmes
Et que par nos pensées
Qu’elles se sentent aimées !
© morjane
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Je suis heureux aujourd'hui,
Oui ce plaisir n'est pas fini,
Un jour pour vous donner vie,
Recommencer toujours à l'infini,
Narcisse ou bouquet épanoui,
Exaltant ce doux parfum endormi,
Ensoleillée cette journée je vous le dit.
Demain ne pas se laisser le temps,
Effacer sur le tableau de la vie cet élan.
Libre vous le méritez d'être écoutées,
Achèverait peut-être les hostilités.
Folle envie de vous aimer,
En ce jour de solennité,
Mesdames ne point vous oublier,
Merci d'être à nos côtés,
Ensemble tout surmonter.
Rémi LEVRAUT
