POESIE

Publié le par ReCUEIL : LES TROPHEES

 



La magicienne

En tous lieux, même au pied des autels que j'embrasse,
Je la vois qui m'appelle et m'ouvre ses bras blancs.
Ô père vénérable, ô mère dont les flancs
M'ont porté, suis-je né d'une exécrable race ?

L'Eumolpide vengeur n'a point dans Samothrace
Secoué vers le seuil les longs manteaux sanglants,
Et, malgré moi, je fuis, le coeur las, les pieds lents ;
J'entends les chiens sacrés qui hurlent sur ma trace.

Partout je sens, j'aspire, à moi-même odieux,
Les noirs enchantements et les sinistres charmes
Dont m'enveloppe encor la colère des Dieux ;

Car les grands Dieux ont fait d'irrésistibles armes
De sa bouche enivrante et de ses sombres yeux,
Pour armer contre moi ses baisers et ses larmes.

José-Maria de HEREDIA

(1842 - 1905)

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Publié dans COUP DE COEUR

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L
bien triste
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D
Triste mais super bien écrit et destin malheureux d'une personne différente bisous @+
P
Quand je lis de telles phrases, je me surprends à rêver, c'est vraiment magnifique. Gros bisous.
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D
Je suis comme toi j'aime bcp ce poème bisous
M
Je fuierais aussi à sa place!!
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D
:-)))) moi aussi bisous @+