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au pays des incas

DÉESSE INCA DE LA LUNE : MAMA QUILLA

Publié le par Domi

Ciel, terre et inframonde (Mythes et Légendes du Monde Entier, Editions de Lodi

Ciel, terre et inframonde (Mythes et Légendes du Monde Entier, Editions de Lodi

Pour les Incas, une force divine habitait chaque chose dans la nature et le monde s’étageait sur trois niveaux : le supramonde, Hanaq Pacha, occupé par les dieux et les déesses, le monde-ci, Kay-Pacha, ou monde terrestre, et le monde d’en bas, Ukhu Pacha, terre de la mort. Divinité du soleil, et pères des empereurs incas, Inti, le plus puissants des dieux, fit l’objet d’un culte absolu. Sacrifices, offrandes et rituels lui étaient consacrés avec d’autant plus de zèle que les Incas espéraient qu’une existence vertueuse les conduirait au paradis auprès du dieu soleil.
 
Mama Quilla (ou Mama Kilya), déesse de la Lune et épouse d’Inti, était tout aussi vénérée, notamment à Cuzco où un temple fut érigé en son honneur.Elle est la fille de Viracocha. Outre au soleil et à la Lune, astres majeurs, les Incas portaient un intérêt particulier aux étoiles. C’est entre autres sur l’observation de la Voie Lactée, qu’ils établissaient le calendrier des récoltes, des semailles et des rituels, datant en fonction des étoiles la saison sèche et la saison des pluies. Rien d’étonnant donc à ce que les constellations de la Voie Lactée ou mayu (rivière) jouissent du statut de divinités, les Pléiades par exemple passant pour protectrices de l’agriculture.


Mama Quilla

Mère des Incas, et protectrice des femmes, Mama Quilla ou Mama Kilya, est aussi la principale divinité féminine du panthéon inca et, en son nom de déesse de la Lune, c'est elle qui réagit le calendrier et le temps qui passe. Au commencement elle était plus brillante que le soleil et Inti, jaloux de son éclat, lui jeta une poignée de cendres incandescentes au visage de manière à être le plus lumineux des deux.

Deux temples, l'un au Coricancha, à Cuzco, et l'autre à Machu Picchu, sont dédiés à cette déesse, associée au métal argent. Mama Quilla était l'épouse, en même temps que la soeur, du dieu soleil Inti. Cette union créa un précédent pour les mariages entre frère et soeur au sein de la famille impériale. 
DÉESSE INCA DE LA LUNE : MAMA QUILLA
DÉESSE INCA DE LA LUNE : MAMA QUILLA

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LE LAC TITICACA

Publié le par Domi

LE LAC TITICACALE LAC TITICACALE LAC TITICACA
LE LAC TITICACALE LAC TITICACA
LE LAC TITICACALE LAC TITICACA

Il y a très longtemps, le lac Titicaca était une vallée fertile peuplée d'hommes vivant heureux et tranquilles. Rien ne leur manquait; la terre était riche et leur procurait tout ce dont ils avaient besoin. Sur cette terre on ne connaissait ni la mort, ni la haine, ni l'ambition.


Les Apus, les dieux des montagnes, protégeaient les êtres humains. Ils ne leurs interdisaient qu'une seule chose : personne ne devait monter au sommet des montagnes où brûlait le Feu Sacré.

 

Pendant longtemps, les hommes ne pensèrent même pas à enfreindre cet ordre des dieux. Mais le diable, esprit malin condamné à vivre dans l'obscurité, ne supportait pas de voir les hommes vivre si paisiblement dans la vallée.

 

Il s'ingénia à diviser les hommes en semant la discorde. Il leur demanda de prouver leur courage en allant chercher le Feu Sacré au sommet des montagnes.

Alors un beau jour, dès l'aube, les hommes commencèrent à grimper au sommet des montagnes, mais à mi-chemin ils furent surpris par les Apus. Ceux-ci comprirent que les hommes les avaient désobéi et décidèrent de les exterminer. Des milliers de pumas sortirent des cavernes et se mirent à dévorer les hommes qui suppliaient le diable de les aider. Mais celui-ci restait insensible à leurs suppliques.

 
Voyant cela, Inti, le dieu du Soleil, se mit à pleurer. Ses larmes étaient si abondantes qu'en quarante jours elles inondèrent la vallée. Un homme et une femme seulement parvinrent se sauver sur une barque en jonc. Quand le Soleil brilla à nouveau, l'homme et la femme n'en croyaient pas leurs yeux : sous un ciel bleu et pur, ils étaient au milieu d'un lac immense. Au milieu des eaux flottaient les pumas qui s'étaient noyés et s'étaient transformés en statues de pierre.

 

Ils appelèrent alors le lac "Titicaca", le lac des pumas de pierre.

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LES SALINES DE MARAS

Publié le par Domi

LES SALINES DE MARASLES SALINES DE MARAS

 

  Au cœur de vallée sacrée d'Urubamba, les salines de Maras sont un lieu méconnu du Pérou mais pourtant très spectaculaire. Des paysans andins dans des conditions très difficiles et pour un maigre salaire continuent d'exploiter des salines à flanc de montagne. Les salines sont alimentées par une source d'eau salée provenant de la montagne. Cette eau miraculeuse est retenues dans de nombreux bassins (plus de 4000). Les dépôts de sel apparaissent après plusieurs semaines sous un soleil de plomb. Comment visiter les salines Maras ? Le seul moyen d'accéder aux salines de Maras est de partir des villes péruviennes de Cuzco ou de Chinchero.

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VILLE DE CUSCO (2)

Publié le par Domi

VILLE DE CUSCO (2)VILLE DE CUSCO (2)
VILLE DE CUSCO (2)

PARC ARCHEOLOGIQUE DE SAQSAYWAMAN

Saqsaywaman est situé au nord de la ville de Cusco à 3560 mètres d’attitude, les différents historiens qui ont voulu dévoiler la signification du nom de ce complexe archéologique ne sont pas d’accord quant à la traduction. Issu de la langue andine : le Quechua, formée par deux mots : « saqsay », et « waman », qui signifierai « faucon rassasié ». Pour d’autres chercheurs, le mot d’origine serait saqsauma qui voudrait dire « tête jaspée ».  Ce monument a plusieurs interprétations, il ne s’agit pourtant pas d’un bâtiment militaire et encore moins d’une forteresse, ce nom lui fut donné par les premiers soldats chroniqueurs espagnols qui le voyant, furent surpris pars l’importance des blocs qui formaient des murs cyclopéens.




Cet ensemble est formé par trois plateformes ou terrasses soutenue chacune par des murs de contention fait en pierres calcaires, ces murs parfaitement ajustés montrent un travail d’emboîtement exact, le bloc le plus grand se trouve dans la première balustrade  avec un poids d’à peu près 125 tonnes avec 4,90 mètres de haut et 4,75 mètres de large, dans la deuxième balustrade, on peut voir des canalisations d’eau et finalement la troisième balustrade avec des proportions inférieures aux deux autres.

Dans la partie supérieure de ce monument, se trouve un espace appelé « Muyuqmarka » (endroit circulaire ou rond), de cette construction, on peut voir que la base où il y a trois cercles concentriques et des canalisations, cet endroit a des interprétations de différents sortes qui vont des plus logiques au plus fantaisistes. Sans aucun doute on peut dire que l’ensemble archéologique de Saqsaywaman fut considéré par les incas (inkas) comme un endroit sacré et important où avaient lieu des observations astronomiques, des cérémonies pour ses différentes divinités surtout où se développait la spiritualité du monde andin. Depuis toujours cette construction colossale de Saqsaywaman a exercé un énorme envoûtement sur tous ceux qui l’ont visité car il s’agit d’une construction unique dans son genre.

*Le jour où nous avons visité le site, il y avait une cérémonie imporante, le passage des jeunes gens - filles et garçons - à l'âge adultte (18ans), cette initiation se faisait en musique, c'était vraiment magnifique, ils sont tous trés gracieux, ça ressemble un peu à une "battle", les filles dansent en face des garçons et à un moment donné les jeunes gens se mettent à courrir vers le haut de la montagne les uns derrière les autres  et grimpent en courant jusqu'au sommet, ils se suivent comme des fourmis, c'est trés impressionnant.
 


PS : vous avez mes photos du site dans le diaporama en haut à droit de mon blog

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LA VILLE DE CUSCO (1)

Publié le par Domi

 

Le département  de Cusco se caractérise par un relief accidenté. On y trouve des vallées inter andines fertiles, entourées par d’importantes montagnes. Le climat à Cusco est froid et sec. La saison des pluies se situe entre novembre et mars, nous étions dans la saison sèche allant d’avril à octobre. La  moyenne de température annuelle est de 12°C et la population actuelle de la ville est de 367 791 habitants.

En 1821,  le Pérou devient indépendant du joug espagnol, en 1978 lors de la VII convention des maires du monde réunis à Milan donneront à la ville de Cusco, le titre de « Patrimoine Culturel du Monde », en décembre 1983 à Paris, elle sera nommée par l’UNESCO « Patrimoine Culturel de l’humanité ». Aujourd’hui, elle est la ville du Pérou qui reçoit le plus grand nombre de visiteurs du monde entier.

Au temps de l’empire Inca (Inka) elle s’appelait Huacaypata et était le centre où se déroulaient des fêtes et des cérémonies les plus importantes. C’est le lieu idéal pour apprécier la singulière beauté, tracée selon la tradition par l’inka Manco Capac. Elle était bordée par quelques-uns des plus fameux  bâtiments de l’empire, des palais, parmi lesquels ceux des Inkas Pachakuteg, Wiracocha et Wayna .

Il faudrait pouvoir imaginer le Huacaypata lors des cérémonies qui rythmaient la vie de l’empire, par exemple  lors des fêtes de l’Inti Raymi, au solstice d’hiver (fin juin), de Situa au début de la saison des pluies (septembre), ou encore au moment du retour triomphal de l’Inka après une expédition guerrière. Au temps des Inkas, cette place eu une signification d’ordre astronomique et religieuse, après avec l’arrivée du conquérant la place subit toute une série de changements dans l’espace et dans sa conception. Le 18 mai 1781, elle fut témoin du sacrifice du premier indien à se révolter contre l’espagnol. José Gabriel Condorcanqui (Tupac Amaru II).





Aujourd’hui la place est un endroit de rencontre, de concentration populaire lors des activités religieuses, civiles et politiques.

 

Nous continuerons la visite de Cusco un peu plus tard …. Dans un deuxième article

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CHANT PASTORAL

Publié le par Domi

CHANT PASTORAL

Je voudrais avoir un lama

Dont le poil serait d’or
Brillant comme le soleil
Et fort comme l’amour,
Doux comme la nuée
Qui dissipe l’aurore.
Pour faire un quipu*
Où je marquerais
Les lunes qui passent
Et les fleurs qui meurent.


(région de Cuzco, recueilli par Alomias Robles, « literatura Inca », biblioth. De Cultura Peruana, 1938, p. 104)
(Traduction de P.G et A.P.)


* quipu = système de comptes des anciens Péruviens, consistant en un ensemble de noueds.

 

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