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LE COCON ET LE PAPILLON

Publié le par Domi

 

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Un jour, une ouverture apparut dans un cocon.
Un homme s'assit et regarda le papillon naissant se battre pendant des heures
pour crever son abri et forcer le petit trou à s'agrandir.
Mais bientôt il sembla à l'homme que l'insecte ne progressait plus.
Il était allé aussi loin qu'il avait pu mais il ne bougeait plus. 
Alors l'homme prit une paire de ciseaux et découpa délicatement le cocon
pour aider le papillon à sortir. 
Celui-ci émergea facilement.
Mais il avait un corps chétif et ses ailes froissées étaient atrophiées. 
"Pas grave, il va se développer" se dit l'homme
et il continua à regarder le papillon
en espérant qu'il déploie ses ailes pour voler. 
Mais cela n'arriva jamais.
Le papillon passa le reste de sa vie à ramper sur son petit corps,
incapable d'utiliser ses ailes rabougries.
Ce que l'homme, dans sa bonté précipitée,
n'avait pas compris,
c'est que le cocon trop serré est une ruse de la Nature
pour forcer le papillon à le percer et à entraîner ses ailes...
A cette condition seulement, il peut voler.
Parfois, nos angoisses, nos échecs,
nos coups durs sont précisément ce dont on a besoin.
Si la nature permettait qu'on avance dans la vie
sans jamais rencontrer aucun obstacle,
cela nous affaiblirait, nous serions semblables à ce papillon trop vite naît
à qui la facilité a coupé les ailes.
La liberté est chèrement acquise..Mais on ne vole pas sans s'entraîner un minimum !

 

Publié dans PAROLES DE SAGE

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REBELLE

Publié le par DISNEY

Rebelle
le nouveau film des Studios Disney Pixar
L'histoire

Au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands en Écosse, légendes merveilleuses et récits épiques sont transmis de génération en génération depuis des temps immémoriaux. Dans cette lignée, REBELLE, le nouveau film des Studios Disney - Pixar nous entraîne aux côtés de la courageuse Mérida faisant face aux traditions, à son destin et aux créatures les plus féroces......

 

Voir le site pour lire la suite:  

http://www.disney.fr/rebelle/


Publié dans COUP DE COEUR

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L'HESITANT

Publié le par Domi

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Dans un douar situé au pied du djebel Nefta, il était un jeune bédouin qui hésitait à se marier pour deux raisons. La première était qu’il craignait de se voir imposer une épouse qu’il n’aurait pas aimée ; la seconde, d’essuyer un refus de l’élue de son cœur.

Il alla voir le cheikh qui l’écouta patiemment puis lui dit :
 
- Je comprends tes hésitations : un homme et une femme ne se choisissent pas comme on choisirait une pastèque à l’étal du marchand. Mais un cavalier ne peut non plus demeurer éternellement devant le cheval sans mettre le pied à l’étrier.Pour ce qui est de tes craintes, je te dirai :

« Si tu l’aimes, dis-le-lui.
Si elle t’aime, écoute-la.
Si vous vous aimez, dîtes-le-vous.
Si elle ne t’aime pas, ne dis rien.
Si tu ne l’aimes pas, apprends à l’aimer. »

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Publié dans PAROLES DE SAGE

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LECTURE

Publié le par Maxime GORKI

 

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II ne faut pas trop lire, il faut que la lecture soit fructueuse; il faut lire chaque auteur avec attention et alors seulement l'on repêchera une perle.

 

MAXIME GORKI

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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PETITE HISTOIRE DE FOLIE

Publié le par INCONNU

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La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa :

* On joue à cache-cache ?
* Cache-cache ? C'est quoi, ça ? - demanda la Curiosité.
* Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
* Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le
prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse. 1, 2, 3,... - la Folie
commença à compter.

L'Empressement se cacha le premier, n'importe où. La Timidité, timide comme
toujours, se cacha dans une touffe d'arbre. La Joie courut au milieu du
jardin. La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit
approprié pour se cacher. L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près
de lui derrière un rocher. La Folie continuait de compter tandis que ses
amis se cachaient. Le Désespoir étaient désespéré en voyant que la Folie
était déjà à nonante-neuf.

* CENT ! cria la Folie.
* Je vais commencer à chercher...

La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher
de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. En
regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne
sachant pas de quel côté il serait mieux caché. Et ainsi de suite, elle
découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité... Quand ils étaient tous
réunis, la Curiosité demanda

* Où est l'Amour ?

Personne ne l'avait vu. La Folie commença à le chercher. Elle chercha
au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle
ne trouvait pas l'Amour. Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier,
pris un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque
soudain elle entendit un cri. C'était l'Amour, qui criait parce qu'une
épine lui avait crevé un oeil. La Folie ne savait pas quoi faire. Elle
s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui
promettre de le suivre pour toujours. L'Amour accepta les excuses.

Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours. 

Publié dans PAROLES DE SAGE

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LA CONSCIENCE

Publié le par Domi

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Publié dans PROVERBE DU JOUR

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APPRENTISSAGE DE LA VIE

Publié le par Domi

 

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Chaque instant qui s’offre à nous est un nouvel apprentissage de la vie, dans ses limites comme dans ses moments de grande plénitude. Même si notre besoin de l’autre est très grand, il ne peut remplir notre vide et nous apporter la sécurité que nous recherchons. Cette sécurité, il faudra la trouver en nous-mêmes, car il est impossible de penser que nous pouvons nous trouver en quelqu’un d’autre. C’est tout le sens de l’identité personnelle qui entre en jeu. Cette identité se trouve en marchant sur notre propre chemin et en nous connaissant bien nous-mêmes. Le secret, c’est cette plongée à l’intérieur où nous irons puiser force et inspiration.

Publié dans PAROLES DE SAGE

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SERVIR♥

Publié le par Domi

 

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Tout le monde peut accomplir de grandes choses... parce que tout le monde peut servir. Vous n'avez pas besoin d'un diplôme universitaire pour servir.  Vous n'avez pas besoin d'accorder le verbe avec le sujet pour servir.  Vous avez simplement besoin d'un coeur plein de grâce.  D'une âme régénérée par l'amour.


Martin Luther King

Publié dans PROVERBE DU JOUR

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CHARLES PERRAULT: Les Fées - Texte

Publié le par Charles PERRAULT

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Il était une fois une veuve qui avait deux filles ; l'aînée lui ressemblait si fort et d'humeur et de visage, que qui la voyait voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses qu'on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son Père pour la douceur et pour l'honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu'on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait entre autres choses que cette pauvre enfant allât deux fois le jour puiser de l'eau à une grande demi lieue du logis, et qu'elle en rapportât plein une grande cruche. Un jour qu'elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui la pria de lui donner à boire. Oui-dà, ma bonne mère, dit cette belle fille ; et rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l'eau au plus bel endroit de la fontaine, et la lui présenta, soutenant toujours la cruche afin qu'elle bût plus aisément.

 

La bonne femme, ayant bu, lui dit : Vous êtes si belle, si bonne, et si honnête, que je ne puis m'empêcher de vous faire un don (car c'était une Fée qui avait pris la forme d'une pauvre femme de village, pour voir jusqu'où irait l'honnêteté de cette jeune fille). Je vous donne pour don, poursuivit la Fée, qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une Fleur, ou une Pierre précieuse. Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d'avoir tardé si longtemps ; et en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux Roses, deux Perles, et deux gros Diamants. Que vois-je ? dit sa mère tout étonnée ; je crois qu'il lui sort de la bouche des Perles et des Diamants ; d'où vient cela, ma fille ? (Ce fut là la première fois qu'elle l'appela sa fille. ) La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de Diamants. Vraiment, dit la mère, il faut que j'y envoie ma fille ; tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d'avoir le même don ? Vous n'avez qu'à aller puiser de l'eau à la fontaine, et quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine. Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l'heure. Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau Flacon d'argent qui fût dans le logis.

 

Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine qu'elle vit sortir du bois une Dame magnifiquement vêtue qui vint lui demander à boire : c'était la même Fée qui avait apparu à sa sœur mais qui avait pris l'air et les habits d'une Princesse, pour voir jusqu'où irait la malhonnêteté de cette fille. Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire, justement j'ai apporté un Flacon d'argent tout exprès pour donner à boire à Madame ! J'en suis d'avis, buvez à même si vous voulez. Vous n'êtes guère honnête, reprit la Fée, sans se mettre en colère ; hé bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent ou un crapaud. D'abord que sa mère l'aperçut, elle lui cria : Hé bien, ma fille ! Hé bien, ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères, et deux crapauds. ô Ciel ! s'écria la mère, que vois-je là ? C'est sa sœur qui en est cause, elle me le payera ; et aussitôt elle courut pour la battre. La pauvre enfant s'enfuit, et alla se sauver dans la Forêt prochaine. Le fils du Roi qui revenait de la chasse la rencontra et la voyant si belle, lui demanda ce qu'elle faisait là toute seule et ce qu'elle avait à pleurer. Hélas ! Monsieur c'est ma mère qui m'a chassée du logis. Le fils du Roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six Perles, et autant de Diamants, la pria de lui dire d'où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du Roi en devint amoureux, et considérant qu'un tel don valait mieux que tout ce qu'on pouvait donner en mariage à un autre, l'emmena au Palais du Roi son père où il l'épousa. Pour sa sœur elle se fit tant haïr que sa propre mère la chassa de chez elle ; et la malheureuse, après avoir bien couru sans trouver personne qui voulût la recevoir alla mourir au coin d'un bois. 

 

MORALITE

Les Diamants et les Pistoles,
Peuvent beaucoup sur les Esprits;
Cependant les douces paroles
Ont encor plus de force, et sont d'un plus grand prix.


AUTRE MORALITE

L'honnêteté coûte des soins,
Et veut un peu de complaisance,
Mais tôt ou tard elle a sa récompense,
Et souvent dans le temps qu'on y pense le moins.

Publié dans CONTES DIVERS

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REFLEXION D'UNE CONTEUSE SUR LES SORCIERES

Publié le par SOURCE INTERNET

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(...)Comment devient-on sorcière ? Comment les reconnaît-on ? 

Apparences

La sorcière est vieille et laide, elle porte une grande robe noire et un chapeau pointu.  Image traditionnelle ou carnaval et caricature ?

Y en a-t-il de jeunes et belles ?  J’en trouve une  dans “le Fiancé de la Sorcière” (Contes et Légendes des Pays celtes, de Markale), recueilli à Sugny, province de Namur.  J’ai le vague souvenir d’un roman sur une jeune femme dont la beauté “ensorcelait” tous les hommes et qui finit sur le bûcher pour cette raison.  Les sorcières du peintre et graveur Dürer (1471-1528) sont vieilles et flétries.  Pour la série “Les Caprices”, qui sera condamnée par l’Inquisition en 1798, Goya dessine deux sorcières sur un balai, une vieille laide et une jeune dont on ne voit pas le visage, qui a beau corps et beaux cheveux.  Dans “Le Nom de la Rose”, la petite qui a séduit le moinillon est brûlée comme sorcière.  La sorcière de “Blanche Neige” est vieille et laide, ce qui est remarquable puisque la reine est belle et qu’un des ressorts du conte est la compétition pour la beauté. En B.D., Calendula peut être jeune et séduisante, Mélusine est jeune, pas vilaine et inexpérimentée.  Ces jeunes et belles sorcières sont vraisemblablement l’exception.

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Dans les contes, les sorcières  sont peu ou pas décrites, parfois “hideuse” ou grande et maigre.  Même sans grande description du physique des sorcières, je crois pouvoir affirmer que, dans l’imaginaire collectif,  elles sont vieilles et laides. Les sorcières sont nues pour aller au sabbat, elles sont évidemment habillées en d’autres temps. Comment ?

Robe noire.  Catherine a ung cotillon noir de drappe avec aussi une bande de velour, item ung aultre cotillon noir de drappe avec trois passements vlourez, un escourcoy (tablier) et une jaquette noire de serge”.  Rien d’étonnant à ce que la vieille Catherine s’habille de noir, toutes les femmes âgées le faisaient jusqu’à il y a peu.

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Le chapeau pointu est plus intriguant.  Est-il celui du magicien ?  Ou celui du médecin ? Dans “Léon l’Africain”, d’Amin Maalouf, je lis que des coiffures hautes et pointues étaient portées par des médecins à Rome et par des docteurs coraniques à Fès au seizième siècle.

Mais je n’ai trouvé dans aucun conte traditionnel la mention d’une sorte d’uniforme de sorcière.  Quoi qu’il en soit, le conteur actuel qui décrit une vieille femme laide, le regard méchant, vêtue d’une robe noire et, éventuellement,  d’un chapeau pointu, désigne sans équivoque une sorcière.

Les attributs des sorcières étaient le chaudron, le balai, instruments dévoyés de la bonne ménagère. Egalement le bouc, symbole de luxure.  Noir comme le mal ou vert, de la couleur du diable.  N’oublions pas le chat noir, le pauvre chat, animal maudit, qui nous venait des païens.

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Comportement

Un homme dans la trentaine actuellement, se souvient d’avoir accompagné sa grand-mère qui cueillait des simples.  Elle observait soigneusement certains rites, de dates, par exemple, les accompagnaient de formules. Les guérisseuses devaient certainement en faire autant lors de la récolte et aussi lors de l’administration de leurs remèdes, pour renforcer leurs pouvoirs, pour impressionner.   De là, la confusion entre guérisseuse et sorcière ? Les envoûtements aussi étaient ritualisés.  D’où tenaient-elles cette science ?  Du diable pour ce qui concerne les pratiques mauvaises ?  Il n’en est pas fait mention dans le procès de Catherine.  Les sorcières devaient tenir à leurs secrets, qui étaient une part de leurs moyens de subsistance.  On parle parfois de grimoire.  Savaient-elles lire ? 

 Il est souvent dit que la sorcière faisait peur aux enfants.  En réalité, elle faisait peur à tout le monde mais les enfants les houspillaient et elles se vengeaient. De façon générale, ceux qui se moquaient d’elles ou “déparlaient”, s’en mordaient les doigts... ou se grattaient la tête subitement pleine de poux.

 Les sorcières se comportent en sorcières, par exemple quand elles quittent l’église lorsqu’on met de la terre de cimetière dans la bénitier.  Une sorcière disparaît après avoir fait briller un sabot avec du beurre. Des sorcières volent dans les airs après s’être enduites de pommade magique en prononçant une formule: “petit pot de terre ...”  (On possède la recette d’une pommade de sorcière comportant des hallucinogènes et vraisemblablement conservée dans un pot de terre.)  Les sorcières se transforment en animaux, elles vont au sabbat, copulent avec le diable ou baisent son derrière,  profanent les choses de la religion, portent la marque du diable, une cicatrice insensible, provoquent maladie et mort de gens et de bêtes...

 Une chanson du pays de St-Hubert dit:

Pour être bonne sorcière   
Demandez-le au diable    
Qui est ici présent  
Il ne faut plus aucune dent                                            

 Il faut faire comme les vieilles
Dans le fond de l’église  
Il faut s’accroupir (bis)     
Sous le bénitier (bis)

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Comment devenir sorcière ?

L’adhésion la plus classique est la signature d’un pacte avec le diable.  Bizarrement, je ne trouve pas de conte racontant cette cérémonie, pourtant génératrice de sentiments puissants et variés,  qui permettrait une mise en scène mentale spectaculaire.

Une femme l’est devenue en touchant involontairement une sorcière sur son lit de mort. La fille de cette femme l’est aussi.  Cela nous mène à la transmission. Fille de sorcière = sorcière.  On peut le devenir aussi par la place occupée dans la famille, 7ème enfant d’un 7ème enfant, n’avoir connu aucun de ses grands-parents, ... Des règles de succession codifiée ?

A cause de la politique.  Les anglais ne pouvaient admettre avoir été battus par Jeanne d’Arc.  Il fallait donc qu’elle ait été une sorcière.  Voilà pourquoi ils avaient besoin d’un tribunal ecclésiastique et que la Pucelle a été brûlée vive.

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Les églises et la Justice.  Avec la volonté d’extirper les pratiques “païennes” ancestrales, les église les ont diabolisées.  L’existence du démon devient acte de foi au 13ème siècle.  Plusieurs bulles papales sont “des chants de guerre contre l’enfer”.  Justice religieuse et laïque mettent au point une législation répressive du délit de sorcellerie. Principes et éléments de sorcellerie étaient d’abord de transmission orale.  A partir de l’invention de l’imprimerie (Gutenberg 1436), les traités dogmatiques se multiplient, 350 titres connus !  Tout y est dit sur la sorcellerie: pratiques, plantes, pactes avec le diable.  La documentation des procureurs et des juges a orienté les procès de sorcellerie. Dans le procès de La Roche, l’acte d’accusation et la torture ont littéralement fabriqué une sorcière.  Combien de fois cela s’est passé de la sorte ?  Pourtant,  l’évêque de Worms (965-1025) exprimait déjà son scepticisme et recommandait la prudence.   Depuis le début du 16ème siècle, de nombreuses voix s’élevèrent pour condamner de tels procès. Je n’ai trouvé aucun conte illustrant cette tendance.   A noter que le dernier procès de sorcellerie dans le monde occidental a eu lieu en 1692, à Salem, petite ville de Nouvelle Angleterre, dont Arthur Miller a fait la célèbre pièce “Les Sorcières de Salem”. Les pays catholiques et protestants se partagent 500.00 exécutions de sorcières,  estimation prudente, d’après l’historien Hubert Monteilhet.  Probablement 1.000.000.

Nous nous scandalisons de la méchanceté envers les pauvres femmes accusées de sorcellerie.  Nous ne pouvons cependant pas écarter d’un revers de main la méchanceté de certaines femmes.  Des langues de vipère qui sèment la zizanie dans le village, comme dans un conte irlandais; des empoisonneuses stipendiées ou non, celles qui utilisaient leur ascendant pour nuire ...  Mais pourquoi en faire des sorcières ? 

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 Parfois, la victime désigne la cause de sa mort, en Afrique et aussi chez nous, les cadavres réagissent.

 Mais la plus grande pourvoyeuse de sorcières parait bien avoir été la rumeur sur fond de peur. Je renvoie ici à la première partie de l’article, parue dans le mensuel de septembre.  Une histoire VRAIE montre comment, au XX SIECLE, en Belgique, l’interprétation populaire fabrique une sorcière.  Cependant, si nous ne partageons pas toutes les peurs et les crédulités de nos ancêtres, nous ne pouvons pas rayer d’un coup de cartésianisme tous les phénomènes inexplicables, l’ensemble du paranormal (...)

                                                                                            Marie-Claire Desmette

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Publié dans COUP DE COEUR

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