CONTE AFRICAIN

Publié le par YAN

Le cheval du roi

Madoungou - Boutchou était un village très réputé dans l’élevage des chevaux et à juste titre. Le roi de ce village avait un cheval au pelage blanc qu’il aimait beaucoup et qu’il a surnommé " Gérèse ". Un jour, pour montrer publiquement l’importance de l’amour qu’il avait pour ce cheval, il convoqua tout le village et au cours de la séance, il déclara : - Peuple de Madoungou - Boutchou, écoutez-moi ! Je suis votre Roi et Gérèse est mon Cheval bien aimé. Je veux qu’il soit aimé de tous et malheur à celui qui oserait un jour m’annoncer sa mort. La séance prise sur cette déclaration du puissant monarque et Gérèse fut comme d’habitude conduit au pâturage. Mais un grand malheur arriva. Le Cheval fut mordu par un serpent et tomba mortellement blessé. Qui assumerait la lourde responsabilité d’aller annoncer à sa majesté cette mauvaise nouvelle ? Personne n’osa. Seul Vouzou l’un des sages de la cour royale qui maîtrisait très bien l’art de la rhétorique décida d’aller parler au Roi. Il demanda d’abord une audience et fut reçu. Il déclara : - Majesté, vous êtes vénéré et adoré parmi tous les rois car vous êtes le plus puissant et le plus intelligent. Grâce à vous et à votre amour des chevaux, notre village est prospère. Le Roi répliqua : - Vouzou, j’aime beaucoup quand tu me visites car tu me dis toujours des choses intéressantes. - Votre majesté, répondit Vouzou, il y a un détail que j’aimerais souligner. Il s’agit de votre cheval. Ce matin, je l’ai vu dans un état inhabituel. - Et dans quel état ? rétorqua le Roi - Il était couché dans l’herbe, les yeux grandement ouverts, les quatre pattes dégagées vers le ciel. Il était plus gros que d’habitude et en plus son parfum attirait les mouches. Sa majesté réfléchit un instant un instant et dit : - Vouzou, d’après ce que je comprends, Gérèse mon cheval bien aimé est mort. - Votre majesté, je n’ai jamais dit que Gérèse était mort, c’est vous-même qui avez fait ce diagnostic. Le Roi donna raison à Vouzou et au lieu d’être châtié, il fut promu au poste de vice-Roi.

A compter de ce jour, tout le village retint la leçon selon laquelle qui ne risque rien n’a rien.

Publié dans CONTES DIVERS

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Anne-Lise 07/05/2006 15:39

Ah oui c'est vrai ça dépend, si ton patron c'est ton pote tu peux avoir une augmentation sans trop de problème!! Par contre niveau des problèmes ça change rien, ceux qui font rien risquent pas d'en avoir ;-)
MOi ça va mon patron il m'aime bien je crois, mais moi j'attire la sympathie aussi je pense, d'un autre coté c'est pas pour ça que j'en profite, si j'ai fait faux j'ai fais faux, c'est moi et personne d'autre :-)Gros bisous et mouahahahahahaa, je viens de remarquer les hamsters à gauche, ils sont trop chous :-D

domi 07/05/2006 19:31

J'aime bcp ces petits biestoles que bien souvent on achète aux enfants et qui en font n'importe quoi si les parents ne surveillent pas.
Gros bisous @+

Anne-Lise 06/05/2006 22:43

Excellente cette histoire!!!C'est comme au travail, ceux qui ne travaillent pas risquent pas d'avoir des problèmes, ou d'avoir une augmentation ;-)
Gros bisous

Domi 07/05/2006 10:18

C'est toujours le blème ça dépend quel patron tu as ????? bisous

Lisa 06/05/2006 16:37

l'homme le plus malin et plus courageux a triomphé, mais je crois que ce roi n'était pas une personne cruelle.

domi 06/05/2006 20:32

Dans les tribus africaines le roi est important il joue un rôle primordiable et il doit se montrer puissant et sage à la fois. Quelque part ses sujets le craignent toujours un peu et c'est normal, il doit se faire obéir.