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2006-03-03T00:00:00+01:00

LES LOUVETEAUX

Publié par Dominique CURCIO

La gestation dure environ deux mois. Quelques semaines avant la naissance, la louve prépare une ou plusieurs tanières à des emplacements différents. Ainsi peut-elle déménager si elle ne sent plus ses petits en sécurité. Selon ce qui est à sa disposition, elle choisit une grotte, une souche creuse, un trou entre deux racines, un arbre renversé, le terrier d'un autre animal. Dans les régions chaudes et sèches ou dans la toundra, la louve est souvent obligée de creuser une simple cuvette sous les buissons ou une galerie dans le sable. Les tanières se trouvent près toujours à proximité d'un point d'eau : durant l'allaitement, la louve a besoin de boire d'avantage. Prévoyante, elle enterre à proximité des provisions de viande. Aucun loup n'a le droit de venir la déranger. Postés aux alentours, son compagnon et le reste de la harde assurent sa protection.

La portée compte en général cinq louveteaux de 300 à 500 g, aveugles et sourds, au pelage sombre et ras. Dès la naissance, les louveteaux luttent pour survivre. L'accès aux tétines est difficile ; ils craignent le froid et l'humidité ; ils sont recherchés par l'aigle et le grand duc. Durant les dix premier jours, il mènent une vie végétative, dormant et se gorgeant de lait aux huit mamelles de leur mère. Celle-ci les nettoie en les léchant, car ils ne savent pas uriner ni déféquer seuls. On pense qu'ils apprennent ainsi le rapport entre la position couchés sur le dos et la soumission passive qu'ils conservent dans leur comportement d'adulte.

Au bout de trois semaines, ils ont les yeux ouverts et commence à marcher. Puis, couverts d'un épais duvet, ils sortent de la tanière. Vers six semaines, débute le sevrage. Les louveteaux deviennent rapidement trop gros pour s'entasser dans la tanière et peuvent désormais se passer de sa protection. À la fin du deuxième mois, la louve les emmène dans un endroit plus proche des troupeaux. Fairley Mowat, dans son livre "Mes amis les loups" (1974) parle de ce déménagement, phénomène bien connu des Esquimaux. La meute abandonne parfois les jeunes loups une journée pour aller chasser. À 3 mois, leur duvet fait place à la livrée des adultes. À 7 mois, ils suivent la harde dans ses déplacements. Jusqu'à dix mois, de 50 à 80% d'entre eux peuvent trouver la mort.

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commentaires

Aude 24/12/2006 09:30

Bonjour,Je suis passionnée par les loups et je trouve que c'est bien d'en parler comme tu le fais. En effet, trop de gens ont peur des loups uniquement à cause des légendes. C'est bien de faire connaitre cet animal.
Joyeuses fêtes

linda 06/05/2006 20:56

moi j'adopte !!

et dire que aujourd'hui encore l'homme le détruit!!

domi 06/05/2006 21:09

L'humain n'est bon qu'à détruire son environnement ...
Les loups font partis de mes coups de gueule concernant  tous les animaux qu'on sait protégés et que l'homme détruit quand même. C'est simplement affligeant.

Titia 04/03/2006 23:18

J'ai vu un reportage récemment sur les loups en France. Ils se multiplient relativement vite et je comprends que les bergers soient en colère. On ne les aide pas. Mais ça reste un bel animal bien mystérieux...

domi 05/03/2006 01:27

 Je crois que tu veux parler de l'émission dans le cadre du magazine "envoyé spécial" diffusée le 23 février 2006 sur FRANCE 2 "les crocs de la colère" où le loup est présenté une fois de plus comme une bête redoutable et sanguinaire faisant régner la terreur sur les alpages... Je te mets l'art. de loup.org sur le sujet et je suis entièrement d'accord avec eux ... Je pense qu'il y a des solutions, mais tout le monde s'en fou. 
Attention, ce reportage va faire hurler les pro-loups. Alors, amis de loup.org, préparez-vous ! Car si le reportage est fort bien réalisé, comme souvent d’ailleurs les documentaires d’« Envoyé spécial », la manière dont le sujet est traité prête fortement à contestation. Le ton est donné d’emblée : « C’est l’odeur qui vous guide. Celle des charognes. Sur cet alpage de Haute-Maurienne, la mort pourrit sur le granit. Assez de récupérer des carcasses quand on est berger ». Dès les premières images, c’est du racolage. Images de carcasses sur la pâture. Les commentaires font dans la surenchère : « Le prédateur a un instinct de tueur ». « Le loup ne se contente pas de tuer pour manger. Il mord, il blesse ». « Jamais les attaques de loups n’ont été aussi nombreuses ». « Une attaque tous les deux jours, le loup a faim. Certains bergers sont prêts désormais à prendre les armes ». Nous voilà, vous voilà prévenus !
Malgré tout, certaines séquences valent que le documentaire soit patiemment regardé jusqu’au bout. On assiste ainsi en août 2000, captée en caméra thermique, à une attaque de nuit dans le Mercantour, (sur un « voici comment le prédateur procède »). Un berger, masqué, exhibe un trophée, un loup qu’il a lui-même abattu et fait empailler, puis des morceaux de loups, pattes ou queues, évoquant le braconnage du prédateur dans les montagnes françaises. On voit aussi un transhumant camarguais, Jean-Pierre, protéger son troupeau avec un arsenal digne d’une guérilla d’alpage. « Ce berger mercenaire n’est pas le seul à prendre les armes », dit la journaliste, ajoutant que « la guerre est déclarée ». Suit un rassemblement de bergers partis en battue pour tirer un loup. « Il est 19h00, l’heure où les bergers se transforment en chasseurs ». Toutes les violences à l’encontre du loup sont justifiés par la journaliste, toujours. Sans doute la colère des membres de la meute et des fans de loup.org atteindra-t-elle son summum avec des assertions assassines comme « (le loup), une espèce pas forcément utile à en croire certains biologistes, mais choisie par notre société. Loin des montagnes, être pour le loup, c’est dans l’air du temps ».
Bien sûr (malheureusement ?), la journaliste ne dit pas de bêtises : elle évoque ainsi le retour naturel du loup depuis l’Italie via l’arc alpin (ouf, enfin on accepte le fait que les écolos des villes ne l’ont pas réintroduit en douce !). Elle rencontre même Luigi Boitani, qui porte un jugement sévère sur la gestion du loup par l’Etat français. Mais on ne peut que rester dubitatif lorsqu’elle donne la parole à Patrick, un berger, juste après que l’homme a violemment agressé quelques écologistes pro-loups venus sur le terrain en observation et en protestation contre les tirs de loups (« Ils ont tout du simple randonneur, mais le discours ne trompe pas », dit la voix off). Laisser s’exprimer quelqu’un après tant de brutalité, justifier même cette brutalité par des propos comme « pour le berger c’est (la présence des pro-loups) une provocation, lui qui voit ses brebis mangées une à une par la Bête », n’est-ce pas justifier toutes les agressions (futures et passées) contre celles et ceux qui oseront vouloir protéger le loup ? « Moi chuis foutu » vocifère le berger à la face du ciel avant que la caméra ne le filme, calmé, parlant de son amour pour ses brebis et de ce loup qui bouleverse la donne. « Nous on loue l’herbe, on n’a aucune ferme, on a que nos brebis ».
Et, de toute évidence, le voilà, le nœud du problème : contrairement à ce qui se passe en Italie, les éleveurs payent de fortes sommes à l’Etat pour laisser pâturer leurs troupeaux sur l’alpage. Alors quand l’Etat vient leur demander des sacrifices ou des efforts supplémentaires, ils voient rouge, forcément. Et comme ils font de la viande, filière sinistrée par la concurrence étrangère, ils ont parfois des troupeaux qui atteignent plusieurs milliers de têtes, tandis que les éleveurs italiens, qui produisent du lait, ont des petits troupeaux qu’ils rentrent tous les soirs pour la traite. C’est sans doute là l’un des intérêts majeurs du reportage : voir ce décalage entre deux élevages, entre deux manières d’envisager la montagne et les prédateurs qui y vivent. « Le loup, c’est surtout la contrainte de trop. Le pastoralisme français est en crise », souligne la journaliste. Julien, un écologiste bénévole monté sur l’alpage pour donner un coup de main à Thierry, un berger, a réussi à convaincre son « patron » de faire la connaissance de Gregorio, un homologue italien. A l’aune de cette rencontre, on mesure à quel point le problème paraît insoluble. Un peu comme si, en France, il n’y avait que l’alternative basique « le loup ou les brebis ». Pas les deux ensemble. Un constat amer, qui laisse partagé entre colère et désespoir. Pauvre loup, pauvre nature, pauvres humains (...) Et pauvres médias, qui en sont réduits à propager des idées antédiluviennes, dignes de manuels moyenâgeux, des idées d’autant plus dangereuses et pernicieuses que les contraintes économiques que la mondialisation fait peser sur l’élevage ovin semblent les justifier. Nul doute que les réactions seront nombreuses après la diffusion de ce reportage, si toutefois France 2 ne le déprogramme pas à la dernière minute.
 

Anne-Lise 03/03/2006 18:46

Que d'informations dis donc, on est servi :))) j'vais remplacer l'poisson par ce blog, j'deviendrai tout aussi intelligente:))  J'fais court pour une fois sinon t'en as pour 4 jours :)
Bon week-end

Domi 03/03/2006 19:48

Je te souhaite un bon week-end et n'hésite pas à donner tes impressions, c'est toujours agréable  @+

Syven 03/03/2006 10:23

Tu es une mine d'informations :)Je n'utilise pas de loups dans mes écrits fantastiques, parce que je les connais très peu. La photo du p'tiot est adorable !

Domi 03/03/2006 11:41

Pourtant tu as pas mal de possibilités... Je les utilise dans mes contes, mais toujours à des fins pacifiques; comme par exemple une femme- magicienne qui se transformerait en louve et ayant des pouvoirs qu'elle n'a pas quand elle est humaine. Même si tu ne connais pas l'animal, tu peux toujous te documenter et chercher d'autres auteurs qui ont utiliser le loup dans leurs écrits pour voir si tu peux l'intégrer dans une de tes histoires fantastiques ... Mon petit doigt me dit que tu ne manqueras pas d'imagination :P @+

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