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COMPTINE

Publié le par NC

La sorcière a froid aux pieds
La sorcière a froid au nez
La sorcière est enrhumée .
Je lui donne un mouchoir bleu:
vite, elle ferme les yeux
Je lui donne un mouchoir blanc:
clic, elle claque des dents
Je lui donne un mouchoir noir:
elle éternue jusqu'au soir.
Je lui donne un mouchoir vert:
PAF ! Elle tombe par terre.


Publié dans CONTES DIVERS

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UN CROCODILE IRASCIBLE

Publié le par Dominique CURCIO

A CANBERRA, le bien-nommé "Brutus", un crocodile irascible de 4,5 mètres de long, s'est subitement attaqué à un paisible jardinier qui arrachait à la tronçonneuse la souche d'un arbre renversé par la tempête.Passablement irrité par le bruit de l'engin à chaîne, le reptile amphibien est sorti de l'enclos d'une auberge australienne dans lequel il vivait comme une attraction touristique pour se jeter sur l'infortuné jardinier, prénommé Freddy. Freddy s'est défendu en lui jetant la tronçonneuse qui marchait toujours.L'animal cherchait à démolir l'engin, dont le moteur tournait toujours avant de caler.Le crocodile s'en est sorti avec quelques dents en moins et  d'humeur soudain joueuse, a emmené la tronçonneuse dans son marigot où il s'est amusé avec pendant environ une heure avant de la détruire et de perdre subitement tout intérêt pour son "jouet"cassé.

Publié dans INSOLITE

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QUE DU BONHEUR

Publié le par Victor HUGO

En ce premier Mai, je vous offre ce poème de Victor HUGO et je vous souhaite tout le bonheur que vous méritez... Le Muguet n'est-il pas un porte-bonheur !

 

PREMIER MAI

Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d'autres choses.
Premier mai ! l'amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L'arbre où j'ai, l'autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu'il l'improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L'atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu'au Printemps fait la plaine,
Et que l'herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l'haleine s'envole en murmurant : Je t'aime !
Sur le ravin, l'étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l'ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l'avoue à voix basse ; on dirait
Qu'au nord, au sud brûlant, au couchant, à l'aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.

Victor HUGO

(recueil : les contemplations)

  

 

 

 

 

 

Publié dans COUP DE COEUR

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