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LES LOUVETEAUX

Publié le par Dominique CURCIO

La gestation dure environ deux mois. Quelques semaines avant la naissance, la louve prépare une ou plusieurs tanières à des emplacements différents. Ainsi peut-elle déménager si elle ne sent plus ses petits en sécurité. Selon ce qui est à sa disposition, elle choisit une grotte, une souche creuse, un trou entre deux racines, un arbre renversé, le terrier d'un autre animal. Dans les régions chaudes et sèches ou dans la toundra, la louve est souvent obligée de creuser une simple cuvette sous les buissons ou une galerie dans le sable. Les tanières se trouvent près toujours à proximité d'un point d'eau : durant l'allaitement, la louve a besoin de boire d'avantage. Prévoyante, elle enterre à proximité des provisions de viande. Aucun loup n'a le droit de venir la déranger. Postés aux alentours, son compagnon et le reste de la harde assurent sa protection.

La portée compte en général cinq louveteaux de 300 à 500 g, aveugles et sourds, au pelage sombre et ras. Dès la naissance, les louveteaux luttent pour survivre. L'accès aux tétines est difficile ; ils craignent le froid et l'humidité ; ils sont recherchés par l'aigle et le grand duc. Durant les dix premier jours, il mènent une vie végétative, dormant et se gorgeant de lait aux huit mamelles de leur mère. Celle-ci les nettoie en les léchant, car ils ne savent pas uriner ni déféquer seuls. On pense qu'ils apprennent ainsi le rapport entre la position couchés sur le dos et la soumission passive qu'ils conservent dans leur comportement d'adulte.

Au bout de trois semaines, ils ont les yeux ouverts et commence à marcher. Puis, couverts d'un épais duvet, ils sortent de la tanière. Vers six semaines, débute le sevrage. Les louveteaux deviennent rapidement trop gros pour s'entasser dans la tanière et peuvent désormais se passer de sa protection. À la fin du deuxième mois, la louve les emmène dans un endroit plus proche des troupeaux. Fairley Mowat, dans son livre "Mes amis les loups" (1974) parle de ce déménagement, phénomène bien connu des Esquimaux. La meute abandonne parfois les jeunes loups une journée pour aller chasser. À 3 mois, leur duvet fait place à la livrée des adultes. À 7 mois, ils suivent la harde dans ses déplacements. Jusqu'à dix mois, de 50 à 80% d'entre eux peuvent trouver la mort.

Publié dans LE LOUP ET SA MEUTE

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LES CENDRES

Publié le par Danielle MONTARION

Vous avez sûrement remarqué qu'aujourd'hui 1er mars 2006 nous fêtons sur le calendrier Les Cendres. J'ai voulu savoir à quoi correspondait cette fête qui suit le carnaval et j'ai trouvé cette explication d'un professeur d'histoire - géographie qui ne manque pas de charme...
 
Dans l’Antiquité, se couvrir de cendres est signe de deuil et de pénitence. Ce rite a été conservé par les premiers chrétiens : l’évêque répandait de la cendre sur les fidèles. Le mercredi des Cendres est le premier jour du Carême. Chaque fidèle se marquait au front d’une tache de cendres, pour montrer que l’homme n’est que poussière. 
Dans certaines régions du Sud-Ouest, a lieu le « bufoli » ou « souffle-au-cul », comme le rappelle une Miséricorde de Villefranche de Rouergue. Les jeunes se mettaient en procession les uns derrière les autres, chacun soufflant, en chantant, dans le derrière du précédent. Tout en marchant et en chantant, ils jetaient de la farine sur les spectateurs.
 
Actuellement, le fait de jeter de la farine sur les passants ou les spectateurs rappelle les Cendres d’autrefois : mais qui s’en souvient ?
ci-contre : "souffle-au-cul" de Villefranche de Rouergue, dessin d'Annie Montariol
 

 

Publié dans ARTICLES DIVERS

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