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2017-02-11T18:10:58+01:00

LE JARDIN DU CHOCOLAT

Publié par Domi Sorcière d'Arcane
LE JARDIN DU CHOCOLAT
   

Mythe Maya

Pour les peuples mayas établis dès le premier millénaire avant notre ère au sud du Mexique  et sur  une bonne partie de l’Amérique centrale, le chocolat est lié à un mythe très ancien rapporté dans le livre du « Popol Vuh ». Ce texte, écrit au 17e siècle en langue maya par un érudit anonyme, rapporte l’étrange histoire de deux frères jumeaux, qui passent leur temps à jouer avec un merveilleux ballon en caoutchouc. Ils s’amusent si fort qu’ils dérangent leurs voisins, les dieux de la Mort, qui vivent sous leurs pieds, au Xibalba. Irrités et surtout jaloux,  ces derniers (des jumeaux, eux aussi) convoquent alors les lanceurs de balle dans leur royaume souterrain pour jouer avec eux. Ils trichent, gagnent et exécutent les malheureux perdants. La tête de Hun Hunahpu, l’un des vaincus,  est suspendue à un arbre mort, comme tout ce qui peuple le Xibalba. Mais l’arbre aussitôt se couvre de feuilles, de fleurs et de fruits : des calebasses selon la version écrite du Popol Vuh, des cabosses –les fruits du cacaoyer- d’après une scène peinte sur un antique vase maya de l’époque classique. Scandale au Royaume de la Mort ! Il est formellement interdit d’aller contempler ce symbole vivant de rébellion. Or, une jeune fille, nommée Xkik, « Celle  de la balle en caoutchouc », ne se tient plus de curiosité. Elle veut voir l’arbre prodigieux, goûter de ses fruits. Elle parvient près du cacaoyer, tend la main… La tête de Hun Hunahpu, dissimulée parmi les cabosses, crache alors dans sa paume ouverte et lui annonce : «  Te voici magiquement porteuse de deux jumeaux, mes fils. Tu vas devoir monter sur terre et tu donneras naissance à une grande lignée ». Ce qui arrive. Les jumeaux viennent au monde, l’un d’eux porte le nom de son père, Hunahpu. Ils jouent à leur tour au ballon et sont aussitôt invités à se mesurer aux dieux du monde souterrain. Ils perdent comme leur père, mais plutôt que d’attendre un destin fatal, ils se jettent dans un bûcher où ils trouvent la mort. Selon leurs instructions, leurs os, au préalable moulus comme une fine farine de maïs  ou de cacao, sont jetés à la rivière. Ils y renaissent sous la forme de deux poissons, transformés au bout de cinq jours en deux beaux adolescents, triomphant à jamais des dieux de la Mort.

Conformément à ce  mythe fondateur, le hiéroglyphe qui représente le cacao (kakaw) dans l’écriture maya représente un poisson, symbole de la résurrection des dieux de la terre.

Toujours en gage de renaissance, le  cacao accompagne rituellement  les défunts dans l’au-delà, depuis au moins six cent ans avant Jésus-Christ, comme l’atteste une « chocolatière » maya découverte à Colha au Belize (Hurst et al. 2002; Powis et al. 2002).

Présenté sous forme de boissons froides ou chaudes, de graines (fèves) ou de fruits, le cacao  est aussi présent dans la culture maya  pour fêter mariages et naissances.  Selon une tradition orale, neuf breuvages à base de cacao sont inventés par Xmucane, aïeule du monde, par ailleurs marieuse et sage-femme émérite. Parions que le premier fut composé pour célébrer la conception magique de Hunahpu et de son frère jumeau !

 

Légendes Aztèques

    

Les Aztèques, maîtres des hauts plateaux mexicains de 1300 jusqu’à la conquête espagnole (1521),  gardaient en mémoire le souvenir d’une cité merveilleuse, à jamais disparue. Celle-ci s’appelait Tula ou Tollan, le « lieu des roseaux.  Aucune autre ville au monde ne pouvait rivaliser avec le luxe, la beauté et la puissance de cette capitale antique. Les maisons y étaient faites de jade, de turquoise, d’or et d’argent. Elles étaient ornées de plumes chatoyantes et de coquillages corail aussi beaux que des pierres précieuses. Arbres colossaux, fleurs et plantes nourricières géantes y  croissaient plus haut et plus dru que dans toute autre partie du monde. Les cacaoyers, avec leurs gros fruits luisants y produisaient plus de fèves de cacao que toute l’Amérique réunie. À cette époque, celles-ci étaient blanches et douces, et si estimées qu’elles servaient de monnaie.  Les forêts de Tula offraient leurs ramures à de merveilleux oiseaux tropicaux : cotingas bleu turquoise comme un crépuscule tropical ou quetzals étincelants à la longue queue brillante « comme le piment vert ». Le roi qui gouvernait ce paradis terrestre se nommait d’ailleurs Quetzalcoatl, c’est à dire «  Serpent aux plumes de quetzal ».  Le souverain portait un masque cérémoniel terminé par un bec d’oiseau et un chapeau pointu orné de plumes rouge et vertes. Ses sujets étaient les Toltèques, un peuple mystérieux doué de pouvoirs magiques et des talents les plus divers tant en agriculture qu’en écriture, astronomie, orfèvrerie ou architecture, à l’instar de leur initiateur, Quetzalcoatl. Mais le héros vieillissant, eût la faiblesse d’écouter les promesses d’un sorcier appelé Tezcatlipoca, qui l’enivra au point de lui faire perdre son royaume. Quetzalcoatl s’enfuit vers le Golfe du Mexique, où il prit soin de semer des graines de cacaoyer avant de disparaître sur la mer lointaine avec un radeau fait de serpents entrelacés. Il promit de revenir une année « un Roseau » du calendrier aztèque. Depuis ces temps lointains, les cacaoyers abondent dans l’état du Tabasco, qui produit actuellement 75 % du cacao mexicain.

L'énigme du "premier chocolat" dévoilée?

    

Qui a inventé le chocolat ? Pour l’instant, une seule certitude acquise par l’étude génétique des diverses variétés de Theobroma cacao : les cacaoyers criollos cultivés depuis des millénaires par les Mayas sur les terres chaudes et humides du Mexique et d’Amérique Centrale sont des arbres étrangers à ces régions. Leur berceau couvre une vaste zone s’étendant du contrefort des Andes aux bassins de l’0rénoque et de l'Amazone. Or, avant la découverte de l’Amérique, la cabosse de cacao  était consommée par les indigènes comme un simple fruit tropical : ils en dégustaient la pulpe juteuse et crachaient les  précieuses graines, qui une fois séchées et grillées donneront, au nord de l’isthme de Panama les premiers « chocolats ».

Les linguistes, qui se sont attelés à la reconstruction des langues proto maya, ont tenté de déterminer la provenance du mot « cacao ». Une des hypothèses les plus couramment soutenues est qu’il ne s’agit pas d’un terme maya, comme pourrait le laisser croire son hiéroglyphe, fidèle reflet du mythe des héros jumeaux, mais d’une racine empruntée au vocabulaire mixe-zoque, d’anciennes langues pratiquées au Mexique tant sur la côte du Golfe que sur la côte Pacifique. Il paraît vraisemblable  que ce type de langue ait pu être parlé par les Olmèques, ce peuple mystérieux qui a laissé de colossales têtes sculptées dans la pierre, des stèles gravées, des pyramides de terre et les premiers jeux de balle à La Venta ou à San Lorenzo. Considérée comme la culture mère de la Méso-Amérique (Amérique centrale et Mexique), la civilisation olmèque s’est épanouie, principalement sur cette même côte du golfe de 1200 à 300 avant notre ère, puis s’est éteinte pour des raisons encore inconnues. En toute hypothèse, les Olmèques, mot à mot, « le peuple du caoutchouc » figure donc en bonne place sur les rangs des inventeurs du « chocolat ».

Ce titre est remis en jeu depuis peu par la découverte et l’analyse chromatographique de tessons de poterie ayant contenu des breuvages à base de fèves de cacao vers 1750 voire même 1900  avant J.-C. (Antiquity journal, vol. 81, issue 314, déc. 2007, Terry G.Powis & al). Les récipients en question, originaires d’El Manati (état de Veracruz, côte du Golfe) et de Paso de la Amada (région du Soconusco, côte Pacifique) appartenaient, pour le premier site à une population pré olmèque et pour le second, aux Mokayas. Ces Mokayas, nouveaux venus dans l’histoire des peuples méso-américains, comptent parmi les premières ethnies à s’être sédentarisés en Méso-Amérique. Détail intéressant au regard du mythe du Popol Vuh : ils ont bu du « chocolat », ainsi que d’autres boissons, dans des récipients en terre cuite (phase Barra) dont la forme reproduit celle des calebasses, les fruits de l’arbre de vie du Xibalba. Les Mokayas apparaissent, au regard des datations, comme les premiers hommes au monde qui aient consommé la légendaire « boisson de dieux »...

 

Source Internet : Article Valentine Tibère
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commentaires

Quichottine 13/02/2017 10:14

Je n'en savais pas autant...
Merci pour cette page.
Bises et douce journée.

domi 15/02/2017 18:19

de rien c'est toujours un plaisir bisous et bonne soirée

dom 13/02/2017 05:02

Et ... vive le chocolat !!!
Bon début de semaine et bonne fête à tous les zamoureux !
Je ne serais pas là demain, jour de la saint valentin :
direction hôpital pour une série d'examens.
Avec des bisoux !

domi 15/02/2017 18:19

Bisous et bon courage pour ta série d'examens

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